" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Aurillac (Cantal) : "le plus bel art de rue c’est l’émeute"
Article mis en ligne le 20 août 2016
Imprimer

Cantal : violentes échauffourées en plein festival de théâtre de rue

Le parisien | 19 août 2016, 23h44

Le festival du théâtre de rue d’Aurillac (Cantal) a pris une drôle de tournure dans les artères de la ville. Des échauffourées ont éclaté ce vendredi en fin de journée entre les forces de l’ordre et une minorité de festivaliers, rapporte La Montagne. Ces derniers ont refusé la fouille à l’entrée du centre-ville . Il n’y a pas eu pour l’instant d’interpellation et on ne fait état d’aucun blessé.

L’altercation a débuté aux alentours de 19 heures, près de la place des Carmes. Quelque 300 festivaliers, infiltrés par une centaine de casseurs, dont certains encagoulés, ont violemment manifesté contre la présence policière et les mesures de sécurité imposées pour ce Festival, notamment les fouilles à l’entrée du centre-ville, a précisé la gendarmerie.

Un journaliste du quotidien auvergnat et limousin, présent sur place, a filmé la scène. Sur les images, les barricades que les manifestants ont construites brûlent sur la place. Une évacuation a été ordonnée, entraînant l’annulation d’un spectacle qui avait lieu dans cette rue.

Les protestataires ont installé des barricades, caillassé des voitures, allumé des feux de poubelles, renversé des panneaux et dégradé du matériel urbain et une vitrine de commerce, a détaillé la gendarmerie. Une cinquantaine de gendarmes mobiles sont alors intervenus et plusieurs élus, dont le maire d’Aurillac, Pierre Mathonier (PS).

Si le climat était tendu un moment, la situation s’est apaisée après des discussions entre les manifestants et les gendarmes mobiles. Finalement, le calme est revenu peu après 20 heures. Des festivaliers aurillacois ont commencé l’opération de nettoyage de la place des Carmes, en démontant les barricades et en ramassant les pavés utilisés comme projectiles lors des affrontements.

Le festival international de théâtre de rue, que la ville d’Aurillac accueille du 17 au 20 août, devait recevoir plus de 100 000 spectateurs pour cette 30e édition bis. Les organisateurs ont choisi de prolonger la fête du 30e anniversaire, déjà célébré en 2015. Au programme, des concerts de pièces de voitures, féérie de plumes ou réflexion philosophique.