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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Nîmes (Gard) : sextuple évasion du centre de rétention [mis à jour]
Article mis en ligne le 3 septembre 2016
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Six migrants s’échappent du centre de rétention administrative de Nîmes

AFP, 03 septembre 2016 à 15:30

Six personnes se sont échappées du centre de rétention administrative de Nîmes cette nuit en démontant les fenêtres , quatre d’entre elles ont été interceptées. .

Deux personnes sont recherchées et quatre autres ont été interpellées et placées en garde à vue après s’être évadées du Centre de rétention administratif dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris auprès du parquet de Nîmes.

Quatre interceptés

"Deux personnes sont toujours recherchées et quatre autres ont été placées en garde à vue après avoir été interpellées suite à leur évasion du CRA de Nîmes", a indiqué le substitut du procureur de la République de Nîmes, Sébastien Sider.

"Les six hommes âgés entre 20 et 25 ans et originaires de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, ont réussi à s’enfuir du Centre de rétention administratif de Nîmes dans la nuit de vendredi à samedi" a ajouté le substitut du procureur. "Une enquête pour soustraction à une mesure d’éloignement et une autre pour dégradation de bien public ont été ouvertes", a-t-il dit.

Des incidents réguliers

"Les six hommes ont réussi à démonter les fenêtres et à plier les barreaux en aluminium avant de s’extraire du CRA de Nîmes", a raconté Denis Puech, responsable départemental du syndicat de police Alliance. "Des faits survenus alors que la veille nous avons pointé du doigt les mauvaises conditions de travail et de sécurité au sein du CRA de Nîmes dans un communiqué de presse", a dit le responsable syndical

Le centre de rétention administrative est un centre fermé qui accueille les étrangers qui n’ont pas le droit de séjourner en France en vue de leur éloignement vers un pays qui accepte de les recevoir.

Plusieurs incidents cette semaine

Vendredi, le syndicat de police Alliance dénonçait dans un communiqué : "la situation au CRA [centre de rétention administrative] est devenue intolérable, les retenus qui n’hésitent plus à prendre tous les risques et des notes de service limitant l’action des policiers."

Dans ce communiqué, le syndicat rappelait deux événements survenus cette semaine : "Mercredi 31 août 2016, lors d’un transfert, un retenu en situation irrégulière n’a pas hésité à prendre la fuite en traversant les voies de l’autoroute. Ce n’est que grâce au professionnalisme de nos collègues que cet individu a pu être récupéré sans qu’aucun drame ne se produise pour lui-même ou les usagers de la route. Jeudi 01 septembre 2016, une personne retenue au CRA s’en est prise à deux fonctionnaires de Police venant lui faire signer des papiers. Ils sont tous les deux blessés, ce qui a nécessité la pose de points de suture pour l’un des deux."

[En mai, trois hommes, originaires de Tunisie et d’Algérie, avaient réussi à s’échapper du CRA de Nîmes où ils étaient retenus pour séjour irrégulier.]


Évasion au centre de rétention de Nîmes : quatre condamnations

Midi Libre, 7/9/16 11h

Six étrangers en situation irrégulière se sont évadés du centre de rétention administrative (Cra) de Nîmes vendredi 2 septembre, dans la soirée.

Les fenêtres d’une des chambres du Cra ont été démastiquées et les "retenus" ont réussi à écarter les barreaux. Quatre des six étrangers ont été interpellés quelques minutes plus tard. Poursuivis pour tentative de soustraction à l’exécution d’une reconduite à la frontière et pour dégradation, ces deux Tunisiens et deux Algériens - ont été jugés mardi lors d’une comparution immédiate.

Trois mois à un mois de prison

Le représentant du parquet a requis de lourdes peines - de 18 mois à 10 mois de prison - contre ces étrangers sans antécédents judiciaires. Leurs avocats, Mes Julius Radzio et Philippa Debureau ont obtenu la relaxe pour les faits dégradations. Les quatre hommes ont été condamnés à des peines allant de trois mois à un mois de prison, sans mandat de dépôt. Trois d’entre eux sont repartis au centre de rétention. Le quatrième a été relâché.