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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Aiton (Savoie) : mutinerie au centre pénitentiaire
Article mis en ligne le 7 septembre 2016
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Une importante émeute au centre pénitentiaire d’Aiton

FranceBleu Pays de Savoie, 7 septembre 2016 à 18:18

Huit détenus ont refusé, ce mercredi après-midi, de regagner leurs cellules après la promenade. Ils ont dégradés des sanitaires,jeté des projectiles sur les gardiens et mis le feu à des herbes sèches.Il a fallu plusieurs heures pour que tout rentre dans l’ordre

Situation à nouveau tendue ce mercredi après-midi au centre pénitentiaire d’Aiton en Savoie. Une prison qui accueille plus de 500 détenus.

En milieu d’après-midi, huit d’entre eux ont refusé de regagner leurs cellules à l’issue de la promenade. Des incidents ont alors éclaté. Les prisonniers ont détruit avec une barre en fer les sanitaires de la cours, ils se sont ensuite servis des morceaux de béton provenant des sanitaires détruits comme des projectiles. Des herbes sèches ont été enflammées. Les sapeurs-pompiers sont aussitôt intervenus pour éviter tout risque d’incendie dans l’établissement. Les surveillants, ont eux, été obligés de se mettre à l’abri en attendant l’intervention de l’E.R.I.S (Équipe Régionale d’Intervention et de Sécurité) unité chargée de la sécurité dans les prisons françaises. Près de 25 gendarmes ont également été mobilisés pour prévenir une éventuelle mutinerie généralisée. Tout est finalement rentrée dans l’ordre vers 17h30. Six des détenus ont été transférés vers d’autres établissements pénitentiaires de la région et deux ont été placés au quartier disciplinaire

Une situation tendue depuis plusieurs mois

Ces nouveaux incidents s’ajoutent à une série d’autres ces derniers mois. En mars dernier, un élève surveillant de la prison avait été grièvement brûlé après qu’un détenu lui ait jeté de l’huile bouillante au visage. En octobre 2015, une quarantaine de détenus avaient mis le feu à leur coursive et détruit les serrures de leurs cellules. A l’origine de cette mutinerie, le refus de la justice de laisser un détenu assister aux obsèques de son frère. Le jeune homme, issu de la communauté des gens du voyage, y purgeait une peine de prison de 5 ans.