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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

L’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes) : six anti-THT perquisitionnés et gardés-à-vue
Article mis en ligne le 14 septembre 2016
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Des opposants à la ligne THT interpellés

La provence, Mardi 13/09/2016 à 20H03

Une vingtaine d’opposants aux travaux des lignes THT, dont la majorité avait le visage dissimulé, ont manifesté lundi dans un chantier situé sur la commune de l’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes). La société RTE a déposé plainte après avoir constaté des vols de matériel ainsi que des dégradations "résultant de tentatives de démontages partiels, outre le préjudice économique résultant de l’arrêt temporaire du chantier", indique le parquet dans un communiqué.

Ainsi, ce matin, cinq hommes majeurs ont été placés en garde à vue, puis un sixième homme en fin d’après-midi, des chefs de vol en réunion, dégradations d’un bien d’utilité publique et opposition par violences ou voies de fait à l’exécution de travaux publics ou d’utilité publique. Par ailleurs, les individus placés en garde à vue ont refusé, contrairement à la loi, de se soumettre à la prise d’empreintes digitales et au prélèvement de leur empreinte génétique. "Il a été rapidement mis fin à leur garde à vue, chacun faisant usage de son droit au silence, refusant ainsi de s’expliquer sur les éléments de l’enquête. Par ailleurs, les perquisitions effectuées à leur domicile n’ont pas permis de recueillir d’éléments en lien avec les faits reprochés", explique le procureur de la République de Gap, Raphaël Balland.

Le parquet a "ordonné la clôture de cette procédure, ainsi que de plusieurs autres enquêtes qui sont arrivées à leur terme et qui portent sur des faits antérieurs, notamment l’intrusion de plusieurs militants anti THT dans les locaux et sur les toits des bureaux de RTE le 29 mars 2016 à Saint-Crépin". Ces procédures seront prochainement examinées par le parquet qui décidera des suites judiciaires à leur donner.