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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Lannion (Côtes-d’Armor) : le local du PS explosé
Article mis en ligne le 13 septembre 2016
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Côtes-d’Armor. A Lannion, un engin incendiaire contre la permanence du PS

leploermelais, 13/09/2016 à 18:06

Un engin incendiaire a explosé contre la vitrine de la permanence du PS, rue de Kergariou, à Lannion (Côtes-d’Armor), dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 septembre 2016. Les faits n’ont été constatés que mardi 13 septembre au matin, rapporte Le Trégor.

Contre l’extraction de sable

L’hebdomadaire précise que toute la façade du local a été noircie par la fumée, les vitres ont volé en éclats à l’intérieur et la porte d’entrée a été très abîmée. Le parquet va diligenter une enquête approfondie. Des tags en breton ont été écrits sur le mur, de toute évidence en protestation contre le projet d’extraction de sable coquillier en baie de Lannion. La section PS a porté plainte.


Le sable de la discorde en baie de Lannion

Le Parisien |12 septembre 2016, 8h45

En baie de Lannion (Côtes-d’Armor), l’extraction de sable coquillier a commencé la semaine dernière. Les opposants ne baissent pas les bras.

Ils veulent être le grain de sable qui va gripper la machine. Entre 4 000 et 5 000 personnes ont manifesté hier matin dans les rues de Lannion (Côtes-d’Armor) pour dire, une nouvelle fois, non à l’exploitation sous-marine de sable coquillier en baie de Lannion par la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), filiale du groupe Roullier. Avec des slogans sans équivoque : « Non au pillage ! », « Dunes à défendre », « Sauvons nos poissons ».

Ce dossier polémique, ouvert depuis plusieurs années, est vu par les habitants du Trégor, au nord-ouest des Côtes-d’Armor, comme une « véritable menace écologique ». Deux actions en justice ont été engagées pour s’y opposer, d’abord par les élus de treize communes littorales, puis par des associations environnementales locales réunies sous le nom Peuples des dunes de Batz à Bréhat.

« Le recours des collectivités pour contrecarrer cette extraction a été rejeté lundi dernier par le tribunal administratif de Rennes et il aura fallu moins de 24 heures à la CAN pour venir extraire, en pleine nuit, des milliers de mètres cubes de sable », s’indigne Yves-Marie Le Lay, membre du jeune collectif.

Ces premières extractions nocturnes ont déclenché un véritable branle-bas de combat en Bretagne. « Nous allons, nous aussi, faire appel et saisir le Conseil d’Etat dans les dix prochains jours », prévient Alain Bidal, président de Peuples des dunes, qui sera reçu, cet après-midi à Paris par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, elle-même opposée à l’extraction.

Une nouvelle qui soulage un peu les opposants, après un week-end passé à grincer des dents à la suite des propos tenus par Emmanuel Macron. L’ancien ministre de l’Economie a en effet déclaré samedi qu’il n’était « pas acceptable » que ces extractions « à la sauvette » aient été faites avant « toute décision définitive du tribunal ». « Il est gonflé ! C’est quand même lui qui a donné son feu vert à la CAN en avril 2015 », s’offusque le collectif.

Un décret paru en septembre 2015 autorisait officiellement l’entreprise à commencer des prélèvements. La zone d’extraction, d’une surface totale de 4 km², est située entre deux zones Natura 2000. Le volume d’extraction ne pourra pas excéder 250 000 m³ par an (pas plus de 50 000 m³ la première année). La vente de ce sable calcaire se ferait principalement aux agriculteurs.