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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : un peu de rab pour s’en prendre au nouveau Palais de Justice
Article mis en ligne le 8 octobre 2016
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On pourra relire :
- "Paris-17e : une barbarie de plus à combattre... et c’est moins loin !" (18 novembre 2015),
- "Paris : une (petite) raison de plus pour s’opposer à la construction du nouveau Palais de Justice" (11 mai 2015),
- "Paris : avis aux amateurs, pose de la première pierre pour le chantier du nouveau Palais de Justice" (8 mai 2015),
- "Paris : avis aux amateurs, le flux fragile de la construction du nouveau Palais de Justice" (23 mars 2015),
- "Paris : les travaux du monstre nommé "cité judiciaire" (90 salles d’audience) vont commencer" (13 janvier 2013)


Paris : la menace terroriste va retarder l’ouverture de la cité judiciaire

Le Parisien | 07 octobre 2016, 19h28

De trois à six mois de retard… Le futur palais de justice de Paris, en cours de construction « au-dessus » de la porte de Clichy (XVIIe), devait initialement accueillir les premiers justiciables dès la fin 2017. Ce délais ne sera pas tenu. Le ministère de la Justice vient d’annoncer aux différents acteurs du dossier que cet immense bâtiment n’ouvrira pas au public avant le 2e trimestre 2018.

Motif de ce report : le contexte terroriste ! Les multiples attentats intervenus depuis le début du chantier (lancé en 2013) nécessitent un renforcement des mesures de sécurité. Notamment pour les contrôles d’accès à la future cité judiciaire qui accueillera à terme près de 9 000 personnes chaque jour.

L’augmentation des effectifs de la section anti-terroriste du parquet imposera par ailleurs une « modification du cloisonnement des espaces » à l’intérieur du bâtiment. « Les travaux d’adaptation nécessaires se dérouleront tout au long du second semestre 2017. Ils s’achèveront au cours du 1er trimestre 2018 par une période de tests et d’approbation du bâtiment par ses futurs utilisateurs », a indiqué le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, dans un courrier adressée jeudi aux responsables du palais de justice et à la mairie de Paris.

« Le calendrier du chantier n’est pas en cause. Le bâtiment, tel que prévu dans le contrat initial, sera bien livré en juin prochain », rappelle t-on du côté de Bouygues-construction, qui aménage le futur palais de justice… et qui le gérera louera à l’Etat durant les 27 prochaines années. Le géant de l’immobilier qui avait décroché le marché en 2012 a en effet signé avec l’Etat un PPP (partenariat public-privé). Cette procédure très constestée — Christiane Taubira avait envisagé de remettre en cause le contrat signé par Nicolas Sarkozy à la toute fin de son mandat — prévoit le financement des travaux par l’aménageur qui se rétribue ensuite en percevant des loyers.

« Ce format de contrat ne permet pas d’intégrer des aménagements complémentaires en cours de route. Il faut repasser par une procédure d’appel d’offres », indique-t-on chez Bouygues en précisant les montants de ce bâtiment pharaonique : 575 M€ pour la conception et la construction et 12,8 M€ par an pour la maintenance. La tour de 160 m de haut, conçue par l’architecte, Renzo Piano, comptera 90 salles d’audience. Il accueillera le TGI et les 20 tribunaux d’instance de Paris. Les cours d’appel et de cassation resteront, elles, sur le site historique de l’ile de la Cité. [NB : il accueillera aussi le siège de la section anti-terroriste, et toutes les autres branches de la police judiciaire du 36 quai des Orfèvres, plus un nombre incalculable de bureaux de juges et de procureurs.]