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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris-13e : « Un bon flic est un flic mort » [mis à jour : Jussieu]
Article mis en ligne le 12 octobre 2016
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Des tags « anti flics » découverts à l’université Panthéon-Sorbonne

Le Monde | 11 octobre 2016, 22h06

« Un bon flic est un flic mort ». «  J’ouvre une bouteille à chaque fois qu’ils ferment un cercueil d’un flic ». Les tags sont violents. « C’est un appel au meurtre, estime un haut fonctionnaire à la préfecture de police. Ces inscriptions sont apparues ce mardi sur les murs de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, dans les locaux du centre Pierre Mendes-France, rue de Tolbiac (XIIIe). En grand ! Certaines en rouge, étalées dans les couloirs.

« Il n’y a pas de mot pour qualifier ça !, s’indigne Yvan Assioma, responsable du syndicat Alliance-Police Paris. Au moment où un collègue est entre la vie et la mort (le policier attaqué dans sa voiture en Essonne et brûlé, nldr), c’est ignoble de lire des choses comme ça ! »

Le président de la Sorbonne a demandé aussitôt le concours de la police. « Je requiers les services de la préfecture de police de Paris et en particulier de la commissaire divisionnaire du XIIIe arrondissements« , écrit le président dans un courrier que nous nous sommes procuré.

Ce mardi soir, une enquête a été ouverte pour « dégradation de biens publics ». « Le parquet de Paris pourrait requalifier les faits d’« incitation à la haine », prévient le haut fonctionnaire. Demain mercredi, les étudiants seront surpris de croiser dans les couloirs de leur fac des policiers.

« Les universités sont un peu particulières, explique un commissaire de police. Ce ne sont pas des ambassades. Mais elles sont protégées par la vieille loi Edgar Faure. La police ne peut entrer dans l’enceinte de l’université que sur autorisation du président ». La police rentrera bien à Panthéon-Sorbone et Jérôme Coumet, le maire (PS) du XIIIe espère que « cette ignominie ne restera pas impunie »


Paris : nouveaux tags « anti-flics » à Jussieu

Le Parisien | 18 octobre 2016, 11h55

« Un bon flic est un flic mort ». Bis repetita… Un nouveau tag antipolice a été découvert à l’université de Jussieu (Ve). Les policiers du commissariat du Ve-VIe ont été appelés ce lundi soir à 19 heures pour les constatations et premières investigations. Le tag, qui mesure 40 x 70 cm, était écrit au feutre mauve sur le mur d’un couloir de la tour 34 du bâtiment universitaire, un étage peu fréquenté. Sous l’inscription en français le tag anglais ACAB qui veut dire All cops are bastards (NDLR : tous les flics sont des bâtards), un slogan brandi par les hooligans anglais.

Yvan Assioma responsable du syndicat Alliance police Paris déplore la découverte de ces nouvelles inscriptions appelant à la haine antiflic dans une enceinte universitaire. L’enquête à été confiée au commissariat du Ve-VIe mais pourrait être récupéré par la PJ parisienne en charge des premiers tags. Ces derniers ont été signalés à l’université du Panthéon Sorbonne le 11 octobre. On pouvait lire sur le mur « Frapper vite, frapper fort, un bon flic est un flic mort ».