" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Aiton (Savoie) : mutinerie au centre de détention, incendies et 50 cellules HS
Article mis en ligne le 17 octobre 2016
Imprimer

18h44. C’est une mutinerie qui est en cours au centre pénitentiaire d’Aiton, en Savoie, composé d’un centre de détention (peines de durée moyenne en cours d’exécution) et d’une maison d’arrêt (détentions provisoires et courtes peines). Le centre de détention où sont emprisonnés 200 détenus n’est plus sous contrôle. Les mutins ont caillassé des surveillants qui ont tous été évacués de cette partie de l’établissement où les prisonniers sont livrés à eux-mêmes. Des feux ont été allumés et ont provoqué la fumée qui s’échappe des bâtiments, ils ont été maintenant maîtrisés. Le centre pénitentiaire est bouclé par un périmètre de sécurité. Pompiers et gendarmes sont sur les lieux.
(Le Dauphiné Libéré, 16/10/2016 à 21:18)


Savoie : tentative de soulèvement de détenus

AFP, 16/10/2016 à 22:45

Les forces de l’ordre ont réussi à ramener le calme dans la prison d’Aiton en Savoie dimanche soir et tous les détenus ont rejoint leurs cellules après un début de soulèvement qui a duré plusieurs heures, a-t-on appris auprès de la préfecture.

"Les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) (venues de Lyon) ont repris la main et l’incident est clos", a indiqué à l’AFP le sous-préfet de permanence.

Il y a un seul blessé léger mais des dégâts importants sont à déplorer dans deux sections du centre de détention : 50 cellules sont hors d’usage, précise de son côté le procureur d’Albertville, Jean-Pascal Violet, qui a ouvert une enquête pour destruction par incendie.

"L’autorité judiciaire se prononcera sur les suites envisagées", précise de son côté le ministère de la Justice dans un communiqué.

Dimanche, en milieu d’après-midi, une trentaine de détenus avaient déclenché un incendie depuis une salle d’activité qu’ils occupaient à un étage du bâtiment en "mettant le feu à des matelas", selon le parquet.

Jusqu’à 52 pompiers avaient alors été mobilisés pour procéder au "désenfumage sous pression" du bâtiment, devant "l’inefficacité du système de la prison", selon la même source.

La centre de détention d’Aiton "compte 200 places et n’est pas affecté par la surpopulation", rappelle le ministère.

Le 7 septembre, des incidents avaient déjà éclaté au sein de ce centre de détention quand neuf détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade. Ils avaient cassé un lavabo et un téléphone dans la cour, et mis le feu à des papiers. Il n’y avait pas eu de blessé.