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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Berlin/Leipzig (Allemagne) : vague de perquisitions suite aux attaques liées à l’expulsion du squat de la Rigaerstrasse
Article mis en ligne le 27 octobre 2016
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Vague de perquisitions en Allemagne

Mercredi matin, la police a perquisitionné plusieurs appartements à Berlin, ainsi qu’un objectif à Leipzig-Plagwitz. Du matériel a été saisi. Il n’y a pas eu d’arrestations.

13 perquisitions à Berlin

A Berlin, la police a perquisitionné des espaces à Neukölln, Friedrichshain, Kreuzberg, Tempelhof, Wedding et Gesundbrunnen. Parmi ces espaces figure au moins une habitation collective d’extrême-gauche. De nombreuses preuves auraient été saisies et les identités de plusieurs suspect-e-s relevées.

C’est le service de sureté de l’État de la police criminelle en charge des actes aux motivations politiques qui a mené les enquêtes. Y a également participé le groupe d’enquête « LinX »créé spécialement en juin 2016 pour se consacrer aux attaques incendiaires et autres faits de violence émanant de la mouvance d’extrême-gauche radicale.

Protestations liées à la « Rigaerstrasse »

Le Parquet accuse 14 personnes de troubles graves à l’ordre public. Les suspect-e-s auraient participé à une manifestation à vélo le soir à Kreuzberg, au cours de laquelle ils auraient réalisé diverses destructions. Suite à cela, une revendication aurait été publiée. Il y avait aussi eu des actions destructrices dans une rue à côté du parc Gleisdreiecke, dans la Weserstrasse à Neukölln et autour de la Alte Jakobstrasse dans le quartier de Mitte. Pour protester contre l’expulsion par la police et la présence policière dans la maison occupée par des autonomes dans la Rigaerstrasse, des extrémistes radicaux de gauche avaient détruit systématiquement des voitures et des vitrines, jeté de la peinture contre des murs et des miguelitos dans les rues pour empêcher la police d’arriver et assurer leur repli. Selon la police, ces actions avaient été soigneusement préparées et très bien organisées.

[Traduit de l’allemand de LVZ, 26-10-2016]