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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Prisons : Prochain transfert en France du compagnon Claudio Lavazza
Article mis en ligne le 28 octobre 2016
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Salut à tous/tes, juste deux mots concernant la situation du compagnon anarchiste Claudio Lavazza (incarcéré depuis 1996 dans les prisons de l’Etat espagnol). Claudio a été momentanément transféré de la taule de Teixeiro à celle de Valdemoro (Madrid), d’où, à sa demande, il sera envoyé en France pour le procès du tribunal de Paris concernant les accusations qu’on lui reproche (principalement le braquage de la Banque de France*). A l’époque, Claudio a été condamné au maximum de la peine prévue (selon la loi de la contumace, afin d’empêcher la prescription), et ces prochains mois se déroulera donc le procès véritable à son encontre. Claudio sera ensuite renvoyé en Espagne pour continuer à y purger les condamnations accumulées.

En attendant de pouvoir fournir son adresse pour lui écrire une fois en France, Claudio remercie encore une fois tous/toutes les compas et les situations qui n’ont jamais oublié au cours de ces années de lui faire sentir solidarité et affection révolutionnaire !

Biblioteca Popolare Rebeldies

* NdT : l’énorme braquage de l’agence de la Banque de France de Saint-Nazaire du 3 juillet 1986. Selon un site sans importance : " Le 9 juillet 1986, le journal Libération reçoit un tract de revendication ironique du casse signé « Des braqueurs funambules », ainsi que 20 000 francs en coupures usagées de 200 francs, « Pour soutenir la politique sécuritaire de Pandore et Passequoi [Pandraud et Pasqua, respectivement ministre délégué à la Sécurité et ministre de l’Intérieur de l’époque], faire parvenir ces billets troués pour les aider à construire leurs commissariats, leurs prisons et payer leurs indics avec 4 trous », dit le texte. Les voleurs anarchistes jurent « ne pas être membres d’Action directe » et disent que « l’insécurité, ce n’est pas le grand banditisme ou ceux qui luttent contre un ordre établi » mais « c’est le chômage, le désespoir, la misère organisée et ses conséquences, drogue, Ricard et ses trafics ». Le 15 juillet, le caissier hospitalisé reçoit un colis contenant deux films (Les Ripoux et Les Aventuriers de l’arche perdue, des cigares et du parfum No 5 de Chanel pour Madame ainsi qu’un mot : « Encore toutes nos excuses pour cette nuit éprouvante. »"

[Traduit de l’italien de informa-azione, Mar, 18/10/2016 – 11:01]