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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : Voiture de police brûlée. Un septième mis en examen
Article mis en ligne le 6 octobre 2016
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Voiture de police brûlée à Paris. Un septième suspect mis en examen

AFP, 05/10/2016 à 19:38

Un jeune homme de 19 ans a été mis en examen vendredi dans l’affaire retentissante de l’attaque d’une voiture de police, incendiée au printemps à Paris alors que deux agents, sortis indemnes, se trouvaient à l’intérieur, a appris l’AFP mercredi de source judiciaire.

Le jeune homme a été placé sous contrôle judiciaire. Le parquet, qui avait demandé son placement en détention provisoire, a fait appel de cette mesure, a précisé la source.

Il a été mis en examen notamment pour tentative de meurtre sur policiers, destruction et violences en bande organisée, comme les six autres suspects déjà mis en cause dans cette affaire. Trois d’entre eux sont en détention provisoire.

Proche de la mouvance d’extrême gauche, le jeune homme de 19 ans récemment mis en examen ne conteste pas avoir été présent sur les lieux, le 18 mai à Paris, selon une source proche de l’enquête.

« haine anti-flics »

La scène s’était déroulée près de la place de la République, dans un contexte de vives tensions entre manifestants et forces de l’ordre, en pleine mobilisation contre la loi travail.

Ce jour-là, une contre-manifestation interdite avait dégénéré en marge d’un rassemblement inédit à l’appel de syndicats de police contre la « haine anti-flics ». Des vidéos de la scène avaient tourné en boucle et provoqué une forte indignation.

Sur les images, plusieurs individus cagoulés attaquaient tour à tour la voiture, l’un brisant une fenêtre, un autre frappant un policier à l’intérieur, un autre encore cassant la vitre arrière à l’aide d’un plot métallique. Enfin, un individu lançait un fumigène allumé dans la voiture, provoquant un embrasement et forçant un policier et sa collègue, légèrement blessés, à en sortir.

Coups de pied

Ce septième suspect est « soupçonné d’avoir donné plusieurs coups de pied sur le véhicule, surtout au niveau de l’arrière », selon une source proche de l’enquête. Les enquêteurs pensent avoir identifié parmi les suspects celui qui a lancé un plot sur la vitre arrière et celui qui a jeté un poteau sur le pare-brise avant.

A ce stade, aucun des mis en examen n’est suspecté d’avoir lancé le fumigène. Certains d’entre eux avaient été identifiés grâce à un témoignage anonyme qui s’est avéré être celui d’un policier infiltré sur place, son nom apparaissant sur un procès-verbal par erreur. Les avocats des mis en examen avaient à l’époque dénoncé une enquête déloyale.