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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Athènes (Grèce) : l’ambassade de France à la grenade [mis à jour]
Article mis en ligne le 10 novembre 2016
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L’ambassade de France en Grèce visée par un jet de grenade, un policier blessé

L’Express, 10/11/2016 à 13:56

Tôt ce jeudi matin, deux individus ont jeté une grenade devant l’ambassade de France à Athènes. La police privilégie la piste d’un groupuscule anarchiste.

L’attentat visait l’ambassade de France à Athènes. Vers 4h ce jeudi matin, deux inconnus qui circulaient à moto ont jeté une grenade devant ce bâtiment, situé sur une des grandes avenues centrales de la capitale grecque, en face du Parlement.

Ils ont blessé légèrement un policier en faction, qui se trouvait devant la guérite du portail principal de l’ambassade. L’homme a été hospitalisé pour des premiers soins mais n’est que très légèrement blessé aux jambes. Il avait réussi à s’abriter dans sa guérite au moment de la déflagration.

Un groupe anarchiste ?

L’explosion de la grenade n’a causé que des dégâts mineurs au portail et a impacté les vitres de la guérite, sans les traverser. La brigade anti-terroriste grecque s’est saisie de l’enquête sur cet attentat et le pâté de maisons a été bouclé par la police.

Dans l’immédiat, les enquêteurs privilégient la piste d’un acte commis par la mouvance extrémiste anarchiste locale, relate une source policière. Cette dernière revendique régulièrement des attaques sans victimes contre des cibles diplomatiques, économiques ou politiques.

Pas de revendication

A la mi-journée l’action n’avait pourtant pas été revendiquée, mais la police grecque a retrouvé sur les lieux la goupille de l’engin, de type défensif selon les premiers éléments de l’enquête. "Au vu des dégâts mineurs occasionnés, il s’agit probablement d’une action symbolique", a souligné un responsable policier sous le couvert de l’anonymat.

En Grèce, les représentations françaises sont sporadiquement visées par des actions revendiquées par ou imputées à des groupes extrémistes anarchistes. En octobre, l’un de ces groupuscules avait annoncé une série d’actions pour réclamer la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Ce Libanais purge une peine de détention à perpétuité en France pour actes terroristes depuis 1987.

Les Français appelés à faire preuve de leur "vigilance habituelle"

En fin de matinée, le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos, a condamné cette attaque. "Les liens amicaux entre la Grèce et la France ne peuvent pas être affectés par de tels actes terroristes", a-t-il commenté.

Dans une note postée sur le site de l’ambassade française, l’ambassadeur Christophe Chantepy a indiqué que "les autorités helléniques ont immédiatement réagi et lancé une enquête". Il a appelé les Français en Grèce "à faire preuve, dans le calme, de la vigilance habituelle". Les enquêteurs n’excluent pas non plus que cette attaque soit en lien avec la montée de l’extrême droite en France. La veille, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a adressé ses "félicitations" au futur président américain, Donald Trump.


Athènes : l’attaque contre l’ambassade de France revendiquée par le "Groupe d’autodéfense révolutionnaire"

AFP, 15 Novembre 2016 - 17:49

Le "Groupe d’autodéfense révolutionnaire" a revendiqué lundi sur Internet l’explosion d’une grenade devant l’ambassade de France à Athènes, jeudi. Les autorités grecques soupçonnent depuis le début la mouvance anarchiste d’être à l’origine de cette attaque qui a blessé un policier.

L’attaque à la grenade de l’ambassade de France à Athènes a été revendiquée lundi 14 au soir par un groupe "révolutionnaire" qui semble proche de la mouvance anarchiste. L’explosion avait légèrement blessé un policier grec.

C’est sur le site Indymedia Athens que le "Groupe d’autodéfense révolutionnaire" affirme être à l’origine de l’attaque. Cela en guise de représailles contre la politique étrangère de la France, notamment le sort qu’elle réserve aux réfugiés. Ce groupe a également revendiqué d’autres actions menées contre le siège du Parti socialiste grec en 2014 et l’ambassade du Mexique en août dernier.

Toutefois, l’aspect groupusculaire de ce mouvement comme la source de la revendication (Indymedia est un réseau de sites d’expression participatifs utilisés par de nombreux activistes) ne permettent pas d’avoir de certitudes en la matière. Mais cette piste est en accord avec les premiers soupçons des autorités grecques.

Deux inconnus circulant à moto ont jeté jeudi 10 une grenade devant l’ambassade de France à Athènes. Une action qualifiée de "terroriste" par le gouvernement grec. Les autorités ont rapidement privilégié la piste d’un acte commis par la mouvance extrémiste anarchiste locale, qui revendique régulièrement des attaques sans victime contre des cibles diplomatiques, économiques ou politiques, selon une source policière.

Les représentations françaises en Grèce sont sporadiquement visées par des actions revendiquées par ou imputées à des groupes extrémistes anarchistes. En octobre, cette nébuleuse avait annoncé une série d’actions pour réclamer la libération de Georges Ibrahim Abdallah, un Libanais qui purge depuis 1987 une peine de détention à perpétuité en France pour actes terroristes.