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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Harmanli (Bulgarie) : révolte de migrants et lourds affrontements avec la police
Article mis en ligne le 25 novembre 2016
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La Bulgarie veut "isoler" un millier de migrants après des échauffourées

AFP,i 25 novembre 2016 à 19h56

Environ un millier de migrants, essentiellement afghans, vont être évacués et "isolés" du camp bulgare de Harmanli, près de la frontière turque, après des échauffourées la nuit dernière avec les forces de l’ordre qui ont fait 49 blessés, a indiqué vendredi le gouvernement.

"D’ici jeudi, tous les équipements seront prêts pour nous permettre d’isoler près de la frontière ceux qui violent les règles", a déclaré le Premier ministre sortant Boïko Borissov devant des journalistes à Harmanli (sud-est) où se situe le plus grand camp de migrants du pays.

Des affrontements ont éclaté jeudi dans cette structure qui accueille plus de 3.000 personnes.

Un millier de migrants - pour la plupart des Afghans -, que les autorités considèrent impliqués dans les échauffourées, seront installés dans des casernes abandonnées et des remorques mobiles installées "près de la frontière et loin des localités. Ils seront expulsés dès que possible", a précisé M. Borissov.

Le camp de Harmanli n’abritera à partir de l’année prochaine que des familles syriennes, a-t-il indiqué après une rencontre avec des habitants de la ville qui réclamaient la fermeture du camp.

Jeudi soir, la police avait utilisé des canons à eau et des balles à blanc pour repousser des centaines de migrants qui jetaient des pierres et essayaient de quitter le camp dans lequel ils étaient enfermés depuis trois jours.

Les autorités avaient justifié ce confinement afin d’éviter la propagation d’un début d’épidémie de gale. Les examens médicaux doivent commencer lundi.

Vingt-neuf policiers et vingt migrants ont été blessés, selon un dernier bilan de la police.

Le Premier ministre conservateur a désigné comme "principal organisateur des troubles" un Afghan expulsé d’Allemagne après un séjour en prison. "Il a été arrêté et sera immédiatement expulsé", a-t-il affirmé.

Selon M. Borissov, une partie des protagonistes avaient été battus par d’autres migrants pour prendre part aux incidents. Sur les 400 personnes interpellées, 18 ont été inculpées pour vandalisme, a annoncé le parquet régional.

Selon les estimations officielles, quelque 13.000 migrants, dont la moitié sont Afghans, sont actuellement bloqués en Bulgarie du fait du renforcement des contrôles aux frontières vers le reste de l’Europe. Plusieurs dizaines de milliers de migrants le sont par ailleurs en Grèce et en Italie, également pays d’entrée dans l’Union européenne.