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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Valence (Drôme) : nouvelle mutinerie, saccages et incendies à la centrale
Article mis en ligne le 27 novembre 2016
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Valence : fin de la mutinerie à la prison après l’assaut des forces de l’ordre

France Bleu Drôme-Ardèche, 27 novembre 2016 à 19:03

Un assaut des forces de l’ordre a mis fin dimanche, vers 15 h 15, à la mutinerie qui avait débuté à la mi-journée au centre pénitentiaire de Valence (Drôme), dont plusieurs cellules ont été incendiées.

C’est vers 11h45, au retour de promenade que deux détenus ont menacé un surveillant avec une arme artisanale. Ils lui ont placé une sorte de lame sous la gorge pour qu’il leur remette ses clés avant de le laisser s’en aller. Les prisonniers sont ensuite remontés dans les étages du quartier maison centrale. Au troisième étage, ils ont incendié des matelas dans trois cellules. Ils ont aussi ouvert l’ensemble des portes du bâtiment. A priori, une cinquantaine de détenus sont donc seuls à l’intérieur sans gardien, mais tous ne sont pas sortis de leur cellule, certains ne veulent pas se mêler à ces violences. Les mutins auraient également coupé les filets métalliques entre chaque étage.

Six véhicules de pompiers sont arrivés vers 13 heures sur place, mais ils ne peuvent pas intervenir dans un premier temps. Il n’y a aucune visibilité sur ce que font les détenus dans l’enceinte du bâtiment puisqu’ils ont cassé toutes les caméras de vidéo-surveillance à l’intérieur. On ignore pour l’instant les motifs de cette nouvelle flambée de violence au quartier maison centrale. Depuis l’extérieur on entend les cris des détenus.

A 14 heures, les ERIS équipe régionales d’intervention et de sécurité sont arrivée de Lyon. Une trentaine d’hommes en tout. Ces unités de l’administration pénitentiaire sont spécialement formées pour intervenir en cas de tension dans une prison. Une cellule de crise est en place a l’intérieur du centre pénitentiaire de Valence avec la direction, la préfecture ainsi que les services de police et de justice.

Alors que le délégué du syndicat UFAP UNSA justice sur place affirme : "c’est une mutinerie, ils ont pris le contrôle du bâtiment", le ministère de la justice lui préfère évoquer : "un mouvement collectif à la prison de Valence".

Assaut donné

Les équipes ERIS ont donné l’assaut à 14 h 30 ce dimanche. Il n’aura fallu que quarante -cinq minutes à la trentaine d’homme pour reprendre le contrôle du quartier maison centrale et récupérer le trousseau de clé volé au gardien en fin de matinée. Depuis l’extérieur plusieurs détonations ont été entendues. Dans un communiqué le ministre de la justice précise que les détenus ont tour à tour mis le feu, puis éteint les incendies dans les cellules. Les dégâts provoqués par les détenus sont importants, et le surveillant menacé avec une lame ce matin a du être hospitalisé. Selon nos informations il aurait été légèrement blessé à la main en tentant de reprendre ses clés.

Seconde mutinerie en deux mois

C’est la seconde mutinerie en deux mois dans ce centre pénitentiaire ouvert depuis un an. La première s’était déroulée le 25 septembre dernier. Un peu sur le même procédé, et déjà dans le quartier maison centrale. A l’’époque les mutins avaient provoqué pour près de 70 mille euros de dégâts à l’intérieur. Les 3 détenus à l’origine de cette première mutinerie doivent être jugés en janvier prochain.


Fin de la mutinerie à la prison de Valence

AFP, 27/11/2016 à 20:18

Un assaut des forces de l’ordre a mis fin, vers 14 h 30, au soulèvement des prisonniers qui avaient mis le feu à leurs cellules à la mi-journée.

Un assaut des forces de l’ordre a mis fin dimanche, vers 14 h 30, à la mutinerie qui avait débuté à la mi-journée au centre pénitentiaire de Valence (Drôme), dont plusieurs cellules ont été incendiées, selon le ministère de la Justice et la préfecture. "Les équipes régionales d’intervention et de sécurité (Eris) sont intervenues à partir de 14 h 30. Elles ont, en moins de 45 minutes, repris le contrôle des 3 étages et récupéré le trousseau de clés", qui avait été volé à un surveillant, précise le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, dans un communiqué. Peu après 12 heures dimanche, deux détenus ont menacé avec un couteau un agent pénitentiaire, afin de lui voler son jeu de clés, avait auparavant indiqué à l’Agence France-Presse le délégué UFAP-Unsa Sylvain Royère. Le surveillant a ensuite été relâché et n’a pas été blessé, avait ajouté Sylvain Royère. Selon le ministère de la Justice, l’agent a été admis aux urgences.

D’après la préfecture de la Drôme, après le vol des clés, les surveillants de la prison se sont mis en sécurité en fermant les accès de la maison centrale, où a eu lieu l’agression. Les détenus ont alors ouvert des cellules sur les trois étages de ce quartier destiné aux longues peines. Un incendie s’est ensuite déclaré et des Eris ont été appelées en renfort. Plusieurs cellules ont été incendiées et un dégât des eaux a été constaté, mais aucun blessé n’était signalé dimanche en milieu d’après-midi, a indiqué la préfecture. "Des dégâts matériels ont été causés au cours de l’incident", a confirmé le ministère. Le centre pénitentiaire, qui peut accueillir plus de 450 détenus, n’a pas été évacué.

Mutinerie d’une "cinquantaine" de détenus

La maison d’arrêt n’a pas été touchée par ce début de mutinerie, a précisé Sylvain Royère, en estimant qu’une "cinquantaine" de détenus se trouvaient dans la maison centrale. Un incident similaire a déjà eu lieu fin septembre dans cet établissement. Des détenus avaient refusé de regagner leur cellule pendant quelques heures, après avoir dérobé un jeu de clés à un gardien et tenté de mettre le feu à des matelas. Deux gardiens avaient été blessés au cours de cette agression. "L’UFAP-Unsa Justice de Valence n’a eu de cesse d’alerter, de tirer la sonnette d’alarme sur la situation qui se dégrade de semaine en semaine sur le centre pénitentiaire de Valence", écrit le syndicat dans un communiqué, qui réclame "un renfort de 60 personnels".

Un point de vue partagé par le maire LR de Valence, Nicolas Daragon : "Cette nouvelle flambée de violence pose indéniablement la question des effectifs dévolus à la sécurisation du site et, plus largement, de ses modalités d’organisation et de fonctionnement". "Valence ne veut pas être connue pour son centre pénitentiaire. J’en appelle solennellement à Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, garde des Sceaux pour qu’il prenne les mesures qui s’imposent afin de garantir le fonctionnement normal et régulier de ce centre", ajoute-t-il dans un communiqué.