" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Avis aux amateurs : nouvelle cargaison de 19 drones pour la gendarmerie (et quelques infos en rab)
Article mis en ligne le 8 décembre 2016
Imprimer

Un an après s’être tâchée les mains pour fournir les assassins d’Etat en drones (4 drones modèle NX110 pour 487 717, 20 euros, pendant trois ans, lot 1), la société Novadem basée à Aix-en-Provence récidive en remportant le second appel d’offre de la gendarmerie lancé en avril dernier, après un premier essai infructueux (lot 2).
C’est donc elle qui est officiellement chargée depuis le 19 novembre 2016 de la "fourniture de micro-drones tactiques", de la "fournitures de pièces détachées et accessoires" et des "prestations de formation de formateurs de télé-pilotes" et ce pendant trois ans. Contre la modique somme de 328 695 euros, elle va cette fois fourguer aux pandores 19 exemplaires de son nouveau modèle léger (le NX70 lancé en juin 2016 et pesant moins de 1 kg), qui renferme deux caméras ultra HD et pourra également accueillir une caméra thermique.

Selon le dossier technique, chacun de ces drones devra tout d’abord être « très discret », notamment en vertu d’une propulsion électrique au « faible niveau de bruit ». Il faudra d’autre part que leur caméra soit performante en « détection et reconnaissance », à l’aide d’un zoom x10. Et pour cause, ces drones pourront être amenés à « rester en permanence » sur une « cible », « pendant son trajet ». « Le système doit permettre à tout moment à l’opérateur d’enregistrer dans un fichier image horodaté une capture instantanée de la vidéo d’observation du drone » ajoutait l’appel d’offres, précisant que chaque image devra « comporter toutes les données de géo référencement ». Le tout est enfin prévu pour être particulièrement mobile, puisqu’il faudra que les gendarmes puissent éventuellement rajouter une antenne pouvant « magnétiquement se fixer sur le toit d’un véhicule ». Des batteries à même d’être rechargées à partir d’un allume-cigare sont également requises.
En vol, le NX70 fourni à la gendarmerie assure une autonomie de 45 minutes et peut s’éloigner jusqu’à 3 km de l’opérateur. Il peut également évoluer dans des conditions météorologiques relativement dégradées, avec des vents soufflant jusqu’à 60 km/h. Les liaisons entre l’opérateur du drone et son engin sont chiffrées. Ces 19 drones au coût unitaire de 20 000 euros "seront déployés dès début 2017 et viendront essentiellement équiper les forces aériennes de la Gendarmerie (FAG) en métropole et outre-mer, ainsi que certaines unités d’intervention et de surveillance. Ils pourront être utilisés dans le cadre de missions de maintien de l’ordre, lors de recherches de personnes ou de preuves" précise le journal L’essor de la gendarmerie du 24 novembre 2016.

La Préfecture de police de Paris aussi...

En mars 2016, la Préfecture de paris a également lancé un appel d’offre (dont on attend le résultat) d’un montant de 358 000 euros pour l’ "acquisition de mini-drones professionnels, maintien en condition opérationnelle des mini-drones acquis et formation d’adaptation des télépilotes" pendant 2 ans. Les flics parisiens recherchent selon leur dossier technique un système d’ « aéronef télé-piloté à décollage vertical » muni d’au moins six moteurs électriques. Chaque drone devra disposer d’au moins deux modes de vol (l’un manuel, l’autre automatique – par exemple pour un retour d’urgence sans intervention du pilote), tout en étant capable de voler « à une vitesse d’au moins 10 m/s en mode manuel et 5 m/s en vol automatique ». Une autonomie de trente minutes minimum est par ailleurs exigée. La masse à vide des appareils ne devra pas dépasser les dix kilos. Il faudra dans le même temps que les drones puissent emporter « une ou plusieurs charges utiles d’un poids total de 3 kilogrammes », les autorités voulant embarquer différentes caméras (haute définition, thermique...). Ces drones sont en effet destinés à être utilisés « en extérieur pour des missions de surveillance aérienne à basse altitude », nous apprend l’appel d’offres, leur système devant être conçu « de sorte qu’il soit difficilement détectable de façon auditive, ainsi que par les moyens de détections thermique et électromagnétique lorsqu’il évolue à 100 mètres de hauteur au-dessus du sol. Sa propulsion électrique lui confère un faible niveau de bruit, le rendant très discret. »

De leur côté enfin, l’armée de Terre vient d’acquérir 70 drones "Spy’Ranger" de la société Thalès pour 100 millions d’euros en novembre 2016 ; le RAID se fournit quant à lui chez la start-up Aeraccess, et le GIGN pour l’instant chez Proxydynamics (tout en travaillant avec Aeraccess, en vue de changer de fournisseur). Plus largement, il existe de plus en plus de lieux dédiés au pilotage de drones, dont la plupart travaillent avec les forces de l’ordre, notamment pour former et entraîner leurs pilotes, tant on sait depuis longtemps que la distinction entre civil et militaire en matière de technologies n’a plus lieu d’être. Citons par exemple l’aérodrome du Plessis Belleville (Oise) où s’entraînent les 8 pilotes de drone de la Section de Recherche de la Gendarmerie des Transports Aériens (SRGTA), ou l’ancienne base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge et l’actuelle base aérienne 701 de Salon-de-Provence. Ou encore le 61e régiment d’artillerie de Chaumont (Haute-Marne), qui est le régiment de renseignement d’origine image de l’armée de Terre (drones et réception d’images satellite), et dont un drone Sperwer de Sagem vient d’ailleurs de s’écraser le 29 novembre 2016 dans un jardin de la ville de Senon (Meuse). Ce régiment dont le commandement du renseignement militaire (COM-RENS) est basé depuis le 1er juillet 2016 à Strasbourg devrait, en passant, recevoir livraison à partir de 2018 de 14 exemplaires du nouveau drone Patroller de chez Sagem (Safran), en cours de construction dans son usine de Montluçon (250 kg embarqués, vols de 20h, altitude 20 000 pieds). A noter enfin que les plus gros drones militaires, les trois "MQ-9 Reaper" (de l’avionneur américain General Atomics) et les deux "Harfang" (de EADS), sont sous la direction de l’Escadron de Drones 1/33 « Belfort », stationné à la base aérienne 709 de Cognac Châteaubernard, en Charente.

Starts-ups et universités

Au-delà des grosses boîtes comme Thalès et Safran, on remarquera que les concepteurs de ces drones de surveillance travaillent en étroite collaboration avec nombre de PME et start-up qui sont bien plus accessibles (comme par exemple Aeraccess créée en 2014 à Courcouronnes, "spécialisée dans la conception de drones à usages militaires et sécuritaires, principalement pour des missions de surveillance"* ; comme Aviation Design créée en 1993 à Milly-la-Forêt, "chargée de la construction des plateformes et de l’intégration de la charge utile produite par Thales [pour ses drones destinés à l’armée de terre]" ; comme Drone Volt créée en 2010 à Villepinte, qui vient de lancer en juin 2016 "Tear Gas, un drone quadrirotor équipé d’une bombe aérosol.Il permet aux forces d’intervention de projeter du gaz lacrymogène avec une grande précision" ; comme InPixal créée en 2008 à Rennes, "expert en traitement d’image embarqué temps réel" ; ou GlobalSensing Technologies créée en 2011 à Dijon, "spécialiste en traitement de signal et en électronique embarqué"), mais aussi avec nombre d’universités (comme l’Institut des Sciences du Mouvement, Unité Mixte de Recherche (UMR 7287) associant Aix-Marseille Université et le CNRS, l’Ecole de Management de Marseille, l’IAE Aix-en-Provence ou Agrosup Dijon, toutes liées à Novadem** ; ou encore Lyon I, associée à la ville de Décines, dans le Rhône, qui vient de budgéter l’acquisition de deux drones pour sa police municipale).

Autant de pistes à explorer pour toutes celles et ceux qui souhaitent exprimer leurs pensées les moins distinguées à ces différents bras armés technologiques de la répression et du contrôle...

Novadem
Technopôle de l’Environnement Arbois-Méditerranée
Domaine du Petit Arbois
Village d’entreprises - Bât. C
Avenue Louis Philibert
13100 Aix-en-Provence
Co-fondateur et président : Pascal Zunino
Co-fondateur et co-gérant : Fabien Paganucci
Directeur technique : Eric Zunino
Responsable commercial : Johann Boucher

Aeraccess
103, avenue René Descartes
91080 Courcouronnes
Fondateur et directeur-général : Mohammad Shehzaad Callachand
Responsable commercial : Olivier Jeannot
Ingénieur : Léo Girard
Centre d’essais en vol : ex Base aérienne 217, Bâtiment Réséda, Bretigny-Sur-Orge***

* Aeraccess travaille depuis juillet 2015 avec le Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies nouvelles et les Nanomatériaux (LITEN) du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), pour "concevoir un drone à voilure fixe longue endurance avec une motorisation hybride", c’est-à-dire utilisable par tous temps, destiné à la surveillance et à la reconnaissance en haute altitude et en toute discrétion. Il est doté d’une capacité d’emport de plus de 2 kg de capteurs et d’une autonomie supérieure à 10 heures.
** Le constructeur de drones Novadem pilote par exemple depuis novembre 2014 le projet DAMAV (Détection automatique des maladies de la vigne, 1,7 M€ sur 36 mois), afin de "développer une solution de détection automatisée des maladies de la vigne par survol des parcelles via un micro-drone". Ce projet associe notamment Airbus Defence & Space mais aussi l’école d’ingénieurs AgroSup Dijon.
*** A noter que sur l’ex-base militaire BA217 de Bretigny cédée par l’armée en 2015 et en passe de devenir la "future capitale des drones", l’Institut national de recherche agronomique (Inra) dispose de son côté de 250 ha pour y élever des animaux, et effectuer ses recherches génétiques sur les bovins, ovins et caprins (Le Parisien, 16 juin 2016).


La Gendarmerie pourra compter sur une subvention européenne pour acquérir des micro-drones

Un site spécialisé, 05-10-2016

Le Fonds pour la sécurité intérieure (FSI) de l’Union européenne comprend un volet FSI-FEV « gestion des frontières extérieures et politique commune des visas », et un volet « FSI-POLICE « coopération policière, prévention et répression de la criminalité, et gestion des crises », ce dernier étant doté, pour la période 2014-2020, de 1 milliard d’euros à prix courants, dont 662 millions d’euros alloués en gestion partagée aux États membres.

Cette manne financière va bénéficier aux gendarmes français. En effet, nous apprend « L’Essor de la Gendarmerie », ce fonds contribuera à hauteur de 956.000 euros à l’acquisition d’une vingtaines de micro-drones destinés aux Forces aériennes de gendarmerie (FAG) ainsi qu’à « certaines unités d’intervention et de surveillance ».

En juin 2015, le ministère de l’Intérieur avait lancé un appel d’offres divisé en deux lots : l’un portait sur l’achat de 4 à 6 drones « durcis » tandis que l’autre visait à commander une vingtaine de micro-drones « grand public ».

Le premier marché a été notifié à la société française Novadem, pour son quadricopter NX-110, un appareil capable de voler à 70 km/h dans un rayon de 1 km, avec une autonomie de 20 minutes. Le tout pour un système (drone, radiocommande tactile et logiciels de traitement d’image) valant 50.000 euros pièces.

Quant au second lot, il n’a pas encore été attribué, les offres reçues ayant été jugées trop onéreuses (et pas assez nombreuses). Et la procédure a donc été relancée en avril dernier. Il s’agit de doter, d’ici 2017, les gendarmes de drones de type quadri-rotor à décollage vertical à propulsion électrique et d’une autonomie d’au moins 20 mn.

Outre les micro-drones, le FSI-FEV a également été sollicité pour financer, à hauteur de plus d’un million d’euros, de nouveaux équipements (systèmes électroniques, jumelles de vision nocturne et un véhicule d’assaut) destinés au Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) dans le cadre de ses missions de lutte contre le terrorisme..


Nouveau partenariat entre la SNCF et le ministère de la Défense

Ministère de la Défense, 03/07/2015 11:35

Jeudi 2 juillet 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le président du directoire de la SNCF, Guillaume Pepy, ont signé une convention dans le but de renforcer le partenariat entre le ministère et la SNCF au profit des militaires engagés dans l’opération Sentinelle.

Dans une des grandes salles du prestigieux Hôtel de Brienne, une assemblée de militaires et de journalistes a assisté à la signature d’un partenariat spécifique entre le ministère de la Défense et la SNCF jeudi 2 juillet. Ce dernier vient s’ajouter au « quart de place », dont bénéficiait l’ensemble des militaires. Désormais, les familles des militaires engagés dans les missions de protection et de sécurité intérieure sur notre sol pourront à leur tour bénéficier de tarifs préférentiels sur l’ensemble des lignes de la SNCF.


Qui sont les champions de la French Tech militaire ?

Challenges, 16.06.2016 à 14h50

Méconnues, ces PME et ETI sont des leaders technologiques de l’industrie de défense française. Gros plan sur quelques pépites à l’occasion du salon de la défense Eurosatory.

Dans les allées du salon Eurosatory, il y a bien sûr les gros bonnets, de Thales à Raytheon, de l’israélien IAI au missilier européen MBDA, de Textron à Nexter. Et puis il y a les pépites cachées, au détour d’un stand ou au fond d’une allée. Un véritable vivier de PME et ETI aussi technologiques qu’exportatrices, qui reflètent le poids du secteur défense dans l’industrie française (18 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 165.000 emplois, selon le ministère de l’économie). Des engins de génie "aérolarguables" aux robots démineurs en passant par les capteurs optiques de pointe et les drones, gros plan sur ces acteurs méconnus de l’industrie militaire.

ECA, champion des drones terrestres, navals et aériens

Filiale du groupe Gorgé, cette entreprise toulonnaise a la particularité de maîtriser toutes les technologies de drones. En rachetant la PME Infotron, le groupe a mis la main sur son drone bestseller IT180, déjà vendu à l’armée française et déployé au Mali : l’engin surveille les zones d’interventions du 13ème régiment du Génie, et aide à la détection des engins explosifs improvisés (IED). ECA propose désormais une version filaire de son drone. "Cette version résout la question de l’autonomie, qui est, du coup, illimitée, souligne Francis Duruflé. Le drone agit comme une sorte de mât virtuel, déployable en quelques minutes. Il repère des cibles humaines à 2km, et peut être utilisé en escorte de convois." En plus des prospects militaires, la société vise des contrats avec la gendarmerie, la préfecture de police ou la sécurité civile.

ECA Robotics, la filiale de robots terrestres d’ECA, propose quant à elle des robots de reconnaissance, de "dépiégeage" de colis et de missions NRBC (risques nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques). Déclinés en trois tailles (Cobra, Camélaon , Iguana), ces robots fabriqués à Saclay ont été vendus à une trentaine d’exemplaires aux forces françaises (robots de reconnaissance du génie), mais l’ETI cartonne au-delà de la France. "La société réalise 50% de ses ventes à l’export", souligne Jean-Marc Denis, responsable de l’activité chez ECA Robotics. Les robots sont vendus entre 20.000 et 200.000 euros pièce.

Hercule, l’exosquelette de RB3D

Exposé sur le stand de la DGA, l’exosquelette de la start-up française RB3D [basée à Moneteau, dans l’Yonne] a fait sensation lors des démonstrations. Le principe ? L’exosquelette Hercule assiste l’opérateur dans le transport de charges lourdes : 60kg de caisses de munitions sont ainsi intégralement pris en charge par la machine, ce qui démultiplie les capacités de transport de l’opérateur. "C’est la quatrième version du produit, que nous avons allégé en divisant par deux le nombre de moteurs", explique Vincent Mauvisseau, directeur adjoint en charge de la production. L’autonomie est de 3 à 6 heures, en fonction de la charge transportée. Outre ses applications militaires, le produit est aussi testé par Colas pour ses opérateurs chargés de lisser le bitume, et par Point P. RB3D compte aujourd’hui 17 salariés, dont 13 ingénieurs.

UNAC, le champion des engin de chantier aérolargables

Cette PME de Vergèze (Gard) fabrique à la fois des engins de débroussaillage, de déneigement ou de terrassement pour des applications civiles, et des machines destinés aux armées. Une spécialité rare : les engins en question doivent être "aérolarguables", c’est-à-dire qu’ils peuvent être parachutés sur des théâtres d’opérations depuis des avions de transports A400M ou C-130. UNAC fabrique ainsi des pelles pour rail et route, des chenillards forestiers ou de déminage, des engins de préparation ou réparation de pistes d’aéroports. "Face à des géants comme Caterpillar, nous nous concentrons sur des petites séries pour des besoins spécifiques", explique Benjamin Espana, chargé d’affaires militaire chez UNAC. Avec un succès indéniable : le groupe, en forte croissance, affiche 20 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Novadem, Delair Tech, Drone Volt : la French Touch des drones

Toujours plus petit, toujours plus efficace. Le fabricant de drones aixois Novadem, qui fête ses dix ans d’existence cette année, a présenté à Eurosatory un nouveau petit drone révolutionnaire, le NX70. L’engin réussit le tour de force d’afficher, malgré son poids plume de moins d’un kilo, 45 minutes d’autonomie, une portée de 3km, d’intégrer trois caméras (deux optiques et une thermique) et de supporter des vents de 70km/h. Pliable et déployable en quelques secondes, il réussit ainsi à atteindre les performances de drones deux à trois fois plus lourds. "Il n’a pas d’équivalent dans le monde en rapport poids-performance", assure le PDG Pascal Zunino. L’armée de terre et les pompiers vont désormais évaluer le drone. Pendant ce temps, Novadem continue de vendre le grand frère NX110. Le drone a été retenu par le Gabon dans le cadre d’une offre couplée avec les robots terrestres de Nexter Robotics.

Delair-Tech, lui, est le champion français des drones à voilure fixe. Après avoir séduit la SNCF avec son drone DT-26 et levé 14 millions d’euros pour conquérir les Etats-Unis et se diversifier dans les services, le groupe toulousain s’attaque au marché militaire avec une version durcie du DT-26, dite DT-26M. Ce drone, équipé d’une boule optronique développée par InPixal et Novadem, affiche 2h30 d’autonomie et un rayon d’action de 30km. Allié à ECA, Delair Tech compte sur cet engin pour gagner l’appel d’offres SMDR (Système de microdrones de renseignement) de la DGA, des microdrones destinés à remplacer les DRAC de l’armée de terre et les Skylark des forces spéciales.

Drone Volt est une autre pépite de la filière française de drones. Coté en bourse depuis 2015, ce groupe spécialisé dans les missions pour des clients de l’audiovisuel, du BTP, de l’agriculture ou de la sécurité, affiche déjà 3,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Il propose à la fois un drone filaire de surveillance, le Z18 UF, et un engin anti-émeute, Tear Gas, capable de projeter du gaz lacrymogène sans exposer les agents. La société a ouvert des filiales au Danemark, en Belgique et au Canada, et dispose de bureaux commerciaux aux Etats-Unis, en Suisse et en Italie. "L’objectif est de prendre des parts de marché rapidement pour bénéficier du décollage du marché", indique Dimitri Batsis, le fondateur. La PME est valorisée 17 millions d’euros en Bourse.

Photonis, des capteurs optiques de pointe

C’est le genre d’ETI dont rêve tout ministre de l’industrie. Avec un millier de salariés et 160 millions d’euros de chiffre d’affaires, Photonis est un des leaders mondiaux des équipements de visions nocturne. Le groupe, dont le principal site de production est situé à Brive (Corrèze), fournit notamment les tubes intensificateurs de lumières intégrés à la panoplie high-tech du fantassin français, FELIN. Son système Kameleon permet de voir en couleur dans une obscurité quasi-totale, quand tous les systèmes concurrent ne permettent que de voir en noir et blanc. A elle seule, la société représente 15% des exportations de la filière optronique française. Elle a notamment réussi à vendre ses équipements à l’US Army.


fichiers joints

  • Drone de renseignement militaire "Sperwer" de chez Sagem du 61e régiment d’artillerie de Chaumont
  • Le drone "Sparrow" de chez Aeraccess développé pour le RAID et le GIGN
  • Le nouveau modèle "NX70" de chez Novadem qui équipe la gendarmerie