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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

La Poste, déjà collabo de la machine à expulser, devient officiellement un auxiliaire de police
Article mis en ligne le 8 décembre 2016
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Le facteur traque désormais les trottoirs abîmés, tags ou dégradations dans la ville

Figaro, 02/12/2016 à 06:00 (extrait)

La Poste expérimente auprès d’une dizaine de collectivités son nouveau service « Proxi Vigie Urbaine ». Équipés d’un smartphone connecté, les facteurs alertent directement les services de la ville lorsqu’ils repèrent une anomalie sur la voie publique lors de leur tournée.

La Poste invente le facteur lanceur d’alerte. Le groupe propose aux collectivités son service « Proxi Vigie Urbaine ». L’objectif est de profiter de la tournée des facteurs pour identifier et localiser des problèmes de voirie (trottoirs ou route abîmés), des dégradations de mobilier urbain ou des actes d’incivilité (tags, graffitis, dépôts d’ordures...) perpétrés dans la commune. Équipés d’un smartphone connecté, nommé Facteo, les facteurs signalent, géolocalisent et prennent une photo des anomalies qu’ils repèrent lors de leur tournée quotidienne. Ces éléments sont immédiatement disponibles sur l’espace client de la mairie ou transmis par mails sur la messagerie des services de la ville.

Une dizaine de collectivités sont déjà clientes de ce service lancé en mai 2016. « Ce sont des collectivités urbaines ou rurales, mais majoritairement des communes de plus de 5000 habitants », indique-t-on à La Poste. Ligueil, dans l’Indre-et-Loire, est l’une des premières villes à expérimenter ce service. Cette commune de près de 2300 habitants l’utilise depuis mi-septembre. « Les signalements effectués par les facteurs sont transmis aux services techniques de la ville et à la police municipale, notamment lorsqu’il s’agit d’actes de petite délinquance. Sachant que le facteur passe chaque jour aux mêmes endroits, ce système nous oblige à intervenir rapidement afin de garantir que les anomalies signalées ont été réparées », témoigne Michel Guignaudeau, le maire de Ligueil.

Les facteurs vont aussi s’occuper des personnes âgées

Selon l’édile, ces petites interventions régulières sur la voirie améliorent le quotidien des habitants mais aussi les finances de la collectivité. « Pris isolément, un bout de trottoir défoncé, une bordure effritée ou la tête d’une gargouille d’eau pluviale en partie descellée peuvent être considérés comme des dégâts mineurs, mais en réalité, le processus de détérioration a démarré et va se poursuivre. Si on les décèle et corrige rapidement, on évite d’éventuels gros travaux et, à terme, la ville fait des économies. », explique l’édile. Pour bénéficier de ce service , Ligueil paye 3240 euros TTC par an.

« On réinvente le service de proximité de La Poste »

« Le tarif est forfaitaire mensuel, il dépend du nombre d’habitants. Le montant est fixe, quel que soit le nombre de signalements effectués dans le mois », précise-t-on à La Poste qui ambitionne « à terme » de proposer ce service à 10% des villes de plus de 5000 habitants. Le maire de Ligueil, lui, est déjà conquis et « ne compte pas s’arrêter là avec La Poste ». Des projets de portage de produits pharmaceutiques, de documents empruntés à la médiathèque ou de veille sur les personnes âgées sont en cours de discussion. « On réinvente le service de proximité de La Poste et évitons ainsi que nos bureaux de poste ferment », se réjouit Michel Guignaudeau.