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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Espagne : La peine contre les compagnon-ne-s anarchistes Francisco Solar et Mónica Caballero réduite à 4 ans et demi de prison
Article mis en ligne le 18 décembre 2016
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La peine contre les compagnon-ne-s anarchistes Francisco Solar et Mónica
Caballero
réduite à 4 ans et demi de prison

Le 19 octobre dernier a eu lieu l’audience d’appel de la condamnation à 12 ans infligée aux anarchistes Francisco Solar et Mónica Caballero pour l’explosion dans la Basilique del Pilar en octobre 2013. L’argumentation de la défense se basait sur différents points, dont les suivants :
• Manque d’impartialité du tribunal qui les avait jugé.
• Manque de preuves catégoriques.
• Faire tomber le délit de “dégâts terroristes”, puisqu’aucun bien artistique, culturel ou historique n’avait été touché.
• Changer l’accusation de “blessures terroristes”, puisqu’il ne pouvait s’agir au maximum que d’un “délit”.
• Disproportion des condamnations données en première instance.

Aujourd’hui, le 16 décembre 2016, a été rendue publique la décision du Tribunal Suprême qui fait baisser la peine de nos compagnon-ne-s à 4 ans et demi de prison pour chacun-e, en plus de 143.317 euros d’indemnisation pour les dégâts causés. Vu qu’il et elle ont déjà purgé trois ans de prison, il leur resterait un an et demi de plus à faire dans les geôles de l’Etat. Mais, comme ils sont étranger-e-s et que la peine est inférieure à 6 ans, il existe la possibilité qu’ils puissent être expulsé-e-s au Chili et remis-e-s en liberté là-bas avant ce délai.

Notre joie est immense, mais pas complète puisqu’ils se trouvent dans les griffes de l’ennemi depuis trois longues années déjà, sans que nous puissions les serrer dans nos bras. Jusqu’à les voir de nouveau dans les rues et même après cela, nous continuerons à lutter contre l’enfermement, l’État et la domination, car l’amour pour nos compagnon-ne-s est aussi grand que la haine contre ceux qui les enferment.

Mort à l’État et vive l’Anarchie !
Nous les voulons tous et toutes libres !

[Traduit de l’espagnol de contrainfo, 17 diciembre 2016 ]