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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Val Saint-Côme (Canada) : comment saboter une station de ski ?
Article mis en ligne le 20 décembre 2016
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Une station de ski vandalisée demande de l’aide sur Facebook

JDM, 19 décembre 2016 06:31 (extrait)

Exaspéré de se faire vandaliser son système de production de neige artificielle, le centre de ski Val Saint-Côme, dans Lanaudière, se tourne vers les médias sociaux et offre 5000 $ à quiconque l’aidera à trouver le malfaiteur.

Pour une deuxième fois cette saison, des tuyaux d’air comprimé nécessaires à la production de neige artificielle ont été volontairement abîmés, jeudi.

Une personne serait entrée sur le site touristique vers 16 h 30 pour se rendre dans un lieu isolé de la montagne afin de brancher une canalisation d’eau à une canalisation d’air, provoquant d’importants dommages à la tuyauterie**.

Depuis l’incident, les tuyaux d’air qui alimentent une soixantaine de canons à neige sur le versant principal sont hors service.

« Ça prend des connaissances [pour faire ce méfait], quelqu’un qui connaît bien le système »,analyse Maxime Legros.

Il ne voit « aucune raison » d’en vouloir à la station, important employeur de la région pour qui travaillent 250 personnes à Saint-Côme, à une centaine de kilomètres au nord de Montréal.

Saison retardée

Un premier acte de vandalisme a été constaté par des employés le 21 novembre, alors que des tuyaux d’air de la piste la Gollé ont été coupés au couteau durant la soirée.

Le bris a fait en sorte de reporter d’une semaine l’ouverture de la saison de ski à Saint-Côme, d’abord prévue le 26 novembre. La station n’a finalement pu ouvrir ses portes que le 3 décembre.

Depuis, la station a fait installer des caméras de surveillance. Celles-ci n’ont pas empêché le retour du vandale, à peine quelques minutes après la fermeture de la station, jeudi.

« La personne ne s’est même pas donné la peine de se cacher la nuit », s’étonne le directeur général.

Importants dommages

Ce second incident aura des conséquences possiblement encore plus importantes sur les activités de la station.

« On se rend compte au fur et à mesure des dommages faits au système », indique M. Legros, qui a contacté la Sûreté du Québec. Des tuyaux d’air pourraient avoir été lourdement endommagés par l’eau qui a gelé. Pour l’instant, « la priorité est de produite la neige avec d’autres moyens », précise-t-il.

La station a dû louer d’urgence des canons à neige qui ne nécessitent pas de branchement à l’air comprimé, au coût de 12 000 $. Les canons à neige réguliers de Val Saint-Côme ont quant à eux été déplacés sur le versant Mille Pieds, seul endroit où le réseau d’air comprimé est toujours en fonction.

Selon les conditions météorologiques, des pistes de ski pourraient demeurer fermées pour la saison faute de neige artifi­cielle.

** Un adaptateur a été installé sur le système, reliant les tuyaux d’eau et d’air, de sorte que de l’eau s’est introduite à l’intérieur de la tuyauterie du système d’enneigement. « Avec le froid de cette nuit, tous les tuyaux ont gelé, explique le directeur général de Val Saint-Côme, Maxime Legros. Nous tentons présentement de trouver une solution pour régler le problème, mais pour l’instant, ça regarde mal. Ces solutions devraient nous coûter plusieurs milliers de dollars. » De son côté, M. Legros croit que les méfaits ont été causés par des individus qui connaissaient le système. « Ce ne sont pas des adolescents qui ont fait ça pour rire. Ces individus savaient très bien ce qu’ils faisaient, car le système est bien caché dans la montagne, à l’abri des regards. »
(un autre site, 16 décembre 2016)