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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Congis-sur-Thérouanne (Seine-et-Marne) : « Elle a brûlé l’école »
Article mis en ligne le 5 janvier 2017
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Après l’incendie criminel, les élèves privés d’école

Le Parisien | 05 janvier 2017, 7h00

« Elle a brûlé l’école », raconte le petit Charles. Avec ses mots d’enfants, cet élève de l’école maternelle Casse-Noisettes de Congis-sur-Thérouanne évoque l’incendie volontaire qui a visé son établissement samedi soir. Un événement qui a entraîné la fermeture du bâtiment, au minimum jusqu’à la fin de la semaine. Hier, des agents d’une entreprise de nettoyage étaient sur place pour « dépoussiérer » les lieux. Environ 80 enfants fréquentent cette école. Ceux qui ne peuvent pas être gardés par leurs parents sont accueillis au centre aéré situé juste à côté.

L’incendie s’est déclaré vers 22 h 20, alors que les lieux étaient vides et que les habitants du quartier fêtaient le passage au Nouvel An. «  Des gens ont cassé les vitres des deux entrées de l’école , détaille le maire (PS) de la commune Francis Elu, qui a passé la nuit de la Saint-Sylvestre sur place. Ils n’ont pas pu rentrer par la première. Ils ont mis le feu à une poubelle qu’ils ont placé dans le hall de la deuxième entrée. Mais ils n’ont rien volé. » Si les flammes ne se sont pas propagées aux autres pièces, elles ont fait « beaucoup de dégâts », assure le maire. « Avec la ventilation mécanique, les fumées ont été transportées dans les classes et les bureaux, poursuit-il. La chaleur a fait fondre une canalisation et toute l’eau du chauffage central s’est vidée. Les conséquences sont énormes. »

De l’extérieur du bâtiment, seules des plaques de bois fixées aux portes témoignent de l’incendie. Celui-ci a été rapidement circonscrit par les pompiers, alertés par l’alarme de l’école. Dans le quartier, les habitants assurent n’avoir rien vu ni entendu. Le maire de Congis a déposé plainte. L’enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Lizy-sur-Ourcq.