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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Mexique : de Mexico à Veracruz, émeutes et pillages de masse
Article mis en ligne le 8 janvier 2017
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Prix de l’essence au Mexique : trois morts, 1.500 arrestations lors de manifestations

AFP / 07 janvier 2017 06h29

Mexico - Les manifestations et les saccages au Mexique contre l’envolée des prix du carburant ont fait trois morts et conduit à plus de 1.500 arrestations, a indiqué vendredi le gouvernement, pour qui la situation est en passe de revenir à la normale.

Deux hommes blessés par balles jeudi lors d’affrontements avec la police dans la ville d’Ixmiquilpan, dans l’Etat d’Hidalgo (centre), sont décédés. Un policier avait déjà été tué mercredi à Mexico en voulant empêcher un vol dans une station essence.

Il n’y aura pas d’impunité, a averti vendredi René Juarez, sous-secrétaire au gouvernement. Il a précisé que plus de 1.500 personnes ont été arrêtées.

Les hausses de 20% du tarif de l’essence et de 16,5% pour le diesel au 1er janvier, décidées par le gouvernement, ont provoqué une vague inédite de protestation à Mexico et dans d’autres villes, avec de nombreux blocages d’axes routiers et de stations-service, ainsi que des pillages et des actes de vandalisme.

La police fédérale a été déployée dans plusieurs régions. Selon René Juarez, 95% des raffineries fonctionnaient tout à fait normalement et la circulation a été rétablie sur la majorité des routes qui avaient été bloquées.

Le président de la Confédération des chambres de commerce, Enrique Solana, a chiffré à environ 800 les petits ou moyens commerces et 250 grands magasins qui ont subi des dégâts à travers le Mexique.

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a expliqué dans son message de voeux à la télévision jeudi soir que la décision d’augmenter les prix des carburants était une conséquence de la montée des prix internationaux. Il s’agissait, selon lui, d’un changement difficile mais nécessaire pour garantir la stabilité économique du pays.

Cette hausse des prix est la première étape de l’ouverture au privé du marché des carburants et de la libéralisation des prix initialement prévue pour 2018, mais que le gouvernement mexicain a choisi de mettre en place un an plus tôt.


La police mexicaine reprend le poste de Nogales

Associated Press, 9 janvier 2017 | 14:30

Les policiers mexicains ont mis trois heures à évincer, dimanche soir, les manifestants qui bloquaient le poste frontalier ferroviaire de Nogales afin de dénoncer la hausse du prix de l’essence.

Le gouvernement de l’État de Sonora a indiqué que deux policiers avaient été blessés et deux manifestants arrêtés. Les policiers auraient utilisé des balles de caoutchouc pour répliquer aux manifestants qui leur lançaient des pierres.

Les images diffusées par la télévision locale montraient des policiers tirant ce qui semblait être des projectiles de caoutchouc ou des sacs à fèves en direction des manifestants.

Le gouvernement a précisé que 11 trains transportant un millier de wagons de marchandises à destination des États-Unis avaient été bloqués par la manifestation.

Le Mexique est le théâtre de manifestations parfois violentes depuis le 1er janvier, quand les subventions gouvernementales sur le carburant ont été abolies.


Mexique : des manifestations contre le prix de l’essence tournent au pillage de magasins

LCI, 06 janv 2017 00:13

CHAOS - Des manifestations contre l’augmentation du prix de l’essence se sont transformées en pillage de magasins, dans la nuit de mercredi à jeudi, au Mexique. Plusieurs personnes ont été interpellées et au moins 170 établissements ont été touchés.

Scènes surréalistes au Mexique. Des manifestants, excédés par la hausse subite de 20% du prix de l’essence, n’ont pas hésité à piller plusieurs magasins du centre du pays, notamment à Veracruz, plus grande ville de l’Etat du même nom. Le chaos, enregistré par des caméras, s’est déroulé dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 janvier. Environ 50 établissements ont ainsi été vandalisés dans l’agglomération. Les images nous montrent notamment des agents de sécurité complètement dépassés par la situation devant la foule qui emporte vêtements, nourriture, mais aussi matériels hi-fi et électroménager.

Dans le même temps, des manifestants ont bloqué des autoroutes et occupé des stations essence, menaçant l’approvisionnement du pays en carburant.

170 établissements touchés

A Veracruz, unités de police supplémentaires ont été déployées et 14 personnes, au moins, ont été interpellées selon les autorités. Un homme, arrêté par les forces de l’ordre, explique : "Je suis venu pour acheter de la nourriture et je me suis retrouvé dans ce bordel ! Je ne savais pas !" Ce qui ne l’a visiblement pas empêché de se joindre à cette drôle de fête : "Je n’aurais jamais pensé que c’était aussi facile de voler", conclut-il. Afin de disperser la foule, des coups de feu ont été tirés, en l’air, par la police. Les agents ont toutefois dû attendre l’aube pour réussir à ramener le calme.

Mais Veracruz n’a pas été la seule touchée. Le regroupement national des détaillants mexicains a en effet fait savoir qu’un total de 79 commerces avaient été pillés dans le centre du pays, y compris à Mexico. Ils assurent en outre que 170 autres établissements ont été obligés de fermer et que certains se trouvent toujours assiégés.