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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Longuenesse (Pas-de-Calais) : mutinerie dans le quartier pour mineurs
Article mis en ligne le 11 janvier 2017
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Longuenesse. Incendie et « mutinerie » à la prison, dans la nuit

La Voix du Nord, 11/01/2017 9h50

Dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 janvier, un feu de cellule au centre pénitentiaire de Longuenesse a fait un blessé grave au quartier des mineurs. Une dizaine de détenus évacués se sont livrés à des dégradations de locaux.

Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 1 h du matin, un détenu, incarcéré dans le quartier des mineurs du centre pénitentiaire de Longuenesse, a mis le feu à sa cellule. Brûlé à plus de 50 % au second degré, le jeune homme de 17 ans et demi, placé à Longuenesse en détention provisoire, a été transporté par les sapeurs-pompiers vers un centre hospitalier parisien.

« Ils ont tout saccagé »

Une dizaine de détenus ont été évacués, le temps de l’opération des secours. Rassemblés dans une aile de bâtiment, ils se sont livrés à des dégradations sur les locaux. « Ça a dégénéré. Ils ont cassé des fenêtres et tout saccagé », exprime une source syndicale qui parle de « mutinerie ». « C’était très brutal, j’ai eu des surveillants au téléphone qui m’ont dit qu’ils n’avaient jamais vécu ça. » Les surveillants ont dû appeler les renforts de police pour ramener le calme.

Treize détenus auraient mené la fronde, dont quatre, identifiés comme des meneurs, ont été placés en quartier disciplinaire. Les syndicats réclament leur transfert vers un autre établissement pénitentiaire. « C’est du ressort du directeur interrégional de l’administration pénitentiaire, indiquent les syndicats. Une plainte va être déposée, on a aussi bon espoir qu’il y ait des suites pénales à la hauteur des événements qui se sont produits. »

Deux enquêtes ouvertes

Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Saint-Omer, l’une pour les dégradations commises par l’incendiaire présumé et l’autre pour les dégradations commises par la dizaine de détenus mis en cause.