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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Hythe (Alberta, Canada) : saboter l’industrie pétrolière, les pipelines sont partout
Article mis en ligne le 17 janvier 2017
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Un demi-million $ en dommage sur un pipeline en construction

Agence QMI, 17 janvier 2017 à 06:16

Un pipeline en construction a été la cible d’un acte de vandalisme à grande échelle, dimanche, dans la région de Hythe, au nord-ouest de l’Alberta.

« Nous croyons que de la machinerie de construction a été utilisé pour déterrer une partie du pipeline, ce qui a causé de lourds dommages », a expliqué l’agente de la GRC Michelle Mosher au Edmonton Journal.

Les vandales ont causé des dommages évalués entre 500 000 $ et 700 000 $ en menant leur action, ce qui en ferait l’un des actes de vandalisme les plus importants à avoir été commis contre l’industrie pétrolière de la région.

Le pipeline étant toujours en construction, aucun déversement de pétrole ne s’est produit.

Le nord-ouest de l’Alberta n’est pas étranger aux actes d’écolo-vandalisme avec des centaines d’événements recensés au cours des dernières décennies. Notamment, un activiste local a lourdement endommagé plusieurs installations pétrolières, avant d’être arrêté lorsqu’il a tenté d’acheter des explosifs à un informateur de la GRC. Il est toutefois décédé en 2012 des suites d’un cancer.


Pipeline vandalisé en Alberta : jusqu’à 700 000 $ de dommages

Radio Canada, 17 janvier 2017 (extrait)

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Grande Prairie-Beaverlodge enquête sur des actes de vandalisme commis sur un pipeline qui se trouve dans la région de Hythe, dans le nord-ouest de l’Alberta. Les dégâts sont évalués entre 500 000 $ et 700 000 $, selon la police.

Le pipeline appartient à l’entreprise Paramount Resources. Il est encore en construction et il n’y a donc pas eu de déversement, a fait savoir le porte-parole de l’Agence de réglementation de l’énergie de l’Alberta, Ryan Bartlett.

La GRC a reçu dimanche le rapport faisant état de ces actes de vandalisme et, selon elle, les personnes qui les ont commis ont utilisé du matériel de construction présent sur le site pour déterrer en partie le pipeline. Celui-ci devra être entièrement remplacé.

Darrel Purdy, un porte-parole de Paramount Resources, a déclaré qu’aucun membre du personnel de sécurité n’était sur place au moment de ces actes, mais que du personnel a été dépêché lundi après-midi afin de sécuriser l’équipement.

Les pipelines font généralement l’objet d’une sécurité constante, mais cela peut s’avérer coûteux et nécessiter beaucoup de main-d’oeuvre, car les terrains à couvrir sont grands, a expliqué Patrick Smythe, vice-président de la sécurité et de l’ingénierie de l’Association canadienne des pipelines d’énergie (CEPA).

"Vous pouvez avoir du personnel de sécurité sur place, mais s’il y a un individu ou plusieurs, là dehors, qui veulent causer un préjudice, ils peuvent entrer et causer leurs méfaits pendant que la sécurité est à l’autre bout."
Patrick Smythe, vice-président du CEPA

Il a ajouté que, selon lui, cela rappelle que même lorsqu’un pipeline est installé dans une région reculée comme c’est le cas à Hythe, cela ne décourage pas pour autant ceux qui veulent causer des dommages à l’industrie du pétrole. « Cela signifie simplement que l’entreprise doit maintenant s’assurer de mettre en place une sécurité complète », conclut-il.