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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Allemagne : vague de sabotages contre la mine à ciel ouvert de Hambach
Article mis en ligne le 24 janvier 2017
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Le 25-11-16 tard, nous avons réalisé plusieurs incendies coordonnés contre le consortium de l’énergie RWE aux alentours de la mine à ciel ouvert de Hambach.

Pour des raisons stratégiques, nous avons attendu de sortir ce communiqué jusqu’ maintenant. Après avoir exploré la zone, nous nous sommes séparés et avons mis le feu à six stations de pompage, deux transformateurs, à une pelleteuse et à l’un des postes de distribution du réseau électrique. Les stations de pompage sont des points clef de l’infrastructure de la mine et sont utilisées pour faire baisser les nappes phréatiques et éviter une inondation de la mine. La plupart du temps, elles sont constituées d’un tuyau à l’air libre et d’un boîtier électrique entourés par une barrière de chantier. Nous avons ouvert la barrière avec un pied-de-biche et avons déposé deux simples engins incendiaires à retardement, ainsi qu’un tas de chambres à air de vélo, afin de garantir la bonne propagation des flammes.

Les engins incendiaires étaient composés d’une bougie fixée avec un gros élastique à un allume-feu. Les bougies se sont consumées lentement et ont allumé les allume-feu alors que nous avions quitté les lieux. Après avoir pété une fenêtre pour pouvoir entrer, nous avons employé les mêmes dispositifs pour faire cramer la cabine d(’une pelleteuse. Pour les transformateurs et le poste de distribution, nous avons utilisé des pneus de voiture remplis de chiffons imbibés d’essence. Nous les avons
placé sous les câbles à l’air libre du poste de distribution et dans les transformateurs. Ces objectifs se sont embrasés en quelques minutes et alors que nous nous barrions, le poste de distribution a explosé, des boules de plasma et des flammes violettes s’élançant à 10 Mètres de haut dans le ciel nocturne. Bien que cela ait provoqué un blackout à 2km à la ronde, cette attaque contre le réseau électrique n’a pas été évoquée dans la presse des crapules de médias locaux et les faits ont été réduits à l’incendie volontaire de deux transformateurs. Alors que la mégamachine techno-industrielle continue d’avancer tous les jours, détruisant et polluant tout ce qu’il reste de beau et de sauvage dans ce monde, nous ressentons ces actions comme une nécessité pour rester sain d’esprit et rappeler que nous sommes en vie au milieu de toute la dévastation et la misère de la société moderne. D’ailleurs, la seule manière pour nous de profiter du paysage industriel consiste à ramper dans les hautes herbes et des orties pour trouver un bon poste d’observation pour regarder les colonnes de fumée noire s’élever des machines en feu et de l’infrastructure de la civilisation.

Nous envoyons un clin d’oeil complice aux anarchistes emprisonné-e-s accusé-e-s du
braquage de banque à Aachen, ainsi qu’au prisonnier de guerre chilien Kevin Garrido, accusé de plusieurs attaques à l’explosif à Santiago.

Pour la multiplication des attaques contre RWE, pour l’Anarchie et le
sauvage !

Mort à la civilisation ! – des canailles dans la nuit

[Traduit de l’allemand de Linksunten, 13.01.2017]


Incendie et sabotage à la mine à ciel ouvert

Forêt de Hambach, 1 janvier 2017

Ce nouvel an, alors que tout le monde faisait la fête, nous avons eu notre propre teuf spéciale, en rendant visite à la mine à ciel ouvert de Hambach, en offrant quelques feux d’artifice à RWE et en brisant un peu de verre pour une heureuse nouvelle année.

Après une balade le long des voies du chemin de fer de Hambach, nous avons cramé quelques boîtiers de signalisation, ainsi que des nœuds de câbles et nous avons pensé que ce seraient de parfaites cibles pour nos mauvaises intentions.

Nous avons ouvert les boîtiers avec un burin et nous y avons placé une chambre à air de vélo de 10 cm remplie de tissu imbibé d’essence et nous avons réparti en plus du gel inflammable à l’intérieur, pour nous assurer que tout brûle bien.

Nous pensions que la teuf était déjà finie, mais sur le chemin du retour nous avons vu les lumières accueillantes d’un véhicule de bureau derrière des grillages. A côté de la voiture étaient garées deux pelleteuses nécessitant une révision urgente, nous avons pété les vitres de la caravane pour vérifier qu’elle était vide. Puis nous avons ouvert le grillage et avons amélioré la ventilation des pelleteuses en défonçant leurs vitres et en coupant les tuyaux hydrauliques, avec quelques trous dans le système de refroidissement en prime. Nous avons aussi versé un peu de boue et de débris de verre dans le réservoir d’essence et nous avons raccourci avec une pince coupante les valves des pneus de la caravane.

200 mètres plus loin, nous avons encore trouvé une pelle-chargeuse à laquelle nous avons appliqué le même traitement, en vidant en plus un extincteur trouvé à l’intérieur dans son réservoir d’essence.

Selon les médias, les dommages atteindraient “des dizaines de milliers” d’euros, ce qui en fait notre teuf de fin d’année la plus couteuse jusqu’à présent.

Nous souhaitons envoyer toutes nos salutations à tous les gens qui nous ont offert une protection sonore en gaspillant inutilement beaucoup trop de matériel explosif au risque d’effrayer toute la faune locale par un rituel capitaliste idiot.

Teuf des mécaniciens criminels

[Traduit de l’allemand de chronik, ]