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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Toulouse : un camion publicitaire et une mission locale attaqués en solidarité
Article mis en ligne le 9 février 2017
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Crève la réinsertion et solidarité offensive

Indy Nantes, 9 février 2017
Lieux : toulouse

Dans la nuit de jeudi à mardi, en solidarité avec des compagnon.ne.s qui résistent face à la répression, on a brûlé un camion de JC Decaux avec des allumes-feu et attaqué la vitrine d’une mission locale à coups de marteau.

Ce qui est bien dans ce monde de merde, c’est qu’il est facile de justifier ses cibles.

JC Decaux, pas besoin de le pésenter, il nous martelle de ses pubs gerbantes au quotidien, profite de la main d’oeuvre gratuite en faisant faire des TIG. On s’est chargé.e.s de le remercier de ses nombreuses années au service de la normalisation et de la réinsertion.

Dans la foulée, on s’est dit que c’était le moment de régler nos comptes avec la mission locale, parce qu’elle nous a jamais proposé de formation de batailles de polochons, de joggeuse sur toits d’immeubles, de stratégie à papier cailloux ciseaux et de toutes ces petites choses qui rendent nos vies improductives et un peu plus palpitantes. A la place, elle nous propose des jeux ennuyants desquels on sort toujours perdant.es, des formations accélérées pour nous jeter dans les arènes du monde du travail.

Ce monde de fric, d’aliénation, d’image, de compétition, de résignation et de servitude, on n’aime pas trop. On veut autre chose, on veut cultiver une impertinence joueuse.

Dans ces momens durs, on a envie de se serrer les coudes et d’exprimer notre solidarité à d’autres impertinent.e.s.

On pense à celleux qui sont touché.e.s par une vague de répression à Florence et à Montreuil. Nous voulons apporter notre soutien au copain incarcéré dans l’affaire de la voiture de flics brulée. Nous pensons aussi à Kara Wild, détenue depuis des mois pour la même raison. Et à celleux dont on ne connait pas les histoires.

A Damien dont l’attitude face à la justice nous encourage.

A Gabriel Pombo Da Silua et Elisa Di Bernardo recemment perquisisionné.e.s chez elleux et dont les révoltes n’ont jamais pu être étouffées par le système carcéral.

Et à toutes celleux qui ne payent pas leurs amendes à JC Decaux.

Et à JC lui même, décédé récemment, repose en paix, t’inquiète on prend soin de tes intérêts !