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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Besançon (Doubs) : les contrôleurs perdent la face [mis à jour]
Article mis en ligne le 5 février 2017
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Besançon. Contrôleurs agressés, tous les bus et trams arrêtés

Est Républicain, 05/02/2017 à 18:56

L’incident a eu lieu ce dimanche aux Clairs-Soleils. Pris à partie par de jeunes individus, deux vérificateurs ont été conduits aux urgences. Bus et tramways sont stoppés pour la soirée.

L’agression a eu lieu ce dimanche en début d’après-midi aux abords d’un bus Ginko - sur la ligne 5 - qui circulait dans le quartier des Clairs-Soleils.

Les plaintes seront déposées dans les heures ou jours à venir, et l’enquête de police ne fait que débuter, mais quelques éléments sont déjà connus. Alors qu’ils procédaient au contrôle d’un passager visiblement alcoolisé, deux vérificateurs ont été pris à partie de jeunes individus, attirés par la scène et désireux d’en découdre. Le ton est monté, les insultes ont fusé, et la situation devenue explosive a dégénéré en agression.

La procédure d’urgence a été déclenchée depuis le poste de conduite du bus et la police a pu intervenir sur les lieux. Ce dimanche en fin d’après-midi, aucune interpellation n’avait encore été effectuée.

Fractures du nez et vive émotion

Les victimes ont été conduites aux urgences. Outre des contusions et deux fractures du nez, tous deux sont fortement choqués.

« Ça a créé une grande émotion chez nous. C’est dur pour tout le monde, surtout que l’un des contrôleurs avait déjà été agressé le 14 juillet dernier », réagit Pierre-Edouard Dubois, directeur de Besançon Mobilités.

Le responsable et ses collaborateurs joignent le geste à la parole en décrétant un arrêt immédiat, ce dimanche, de tous les bus et tramways de la ville ! « Par souci de solidarité et de sécurité », explique-t-il, « car on ne peut pas laisser passer un tel acte de sauvagerie ». La circulation devrait être rétablie pour ce lundi.


De la prison ferme après l’agression de contrôleurs Ginko à Besançon

France Bleu Besançon vendredi 10 février 2017 à 18:44

Quatre mois fermes et quatre mois avec sursis . C’est la peine prononcée vendredi après-midi par le tribunal correctionnel de Besançon.Et ce, à l’encontre de l’un des agresseurs de 4 contrôleurs Ginko. L’homme de 34 ans avait été repéré sur les systèmes de vidéosurveillance et interpellé mardi. Il était jugé vendredi après-midi en comparution immédiate, il a donc été conduit en prison.

Dimanche dernier, le 5 février, les quatre agents avaient été insultés et roués de coups et deux d’entre eux hospitalisés. La Direction de Ginko avait fait rentrer tous ses bus et trams dimanche après-midi, en soutien aux salariés agressés. Un mineur de 17 ans, reconnu par les agents, a également été arrêté. Il a été présenté à un juge pour enfants. Et un troisième individu est également en détention provisoire.