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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Terrorisme d’Etat] Toulouse : 60 caméras à détection de comportement pour juin 2017
Article mis en ligne le 12 février 2017
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Soixante caméras détecteront les comportements douteux en juin 2017

La Dépêche, 10/02/2017 à 08:18

Près de 60 caméras de l’hypercentre de Toulouse seront équipées d’un système de reconnaissance qui permettra d’alerter les opérateurs en cas de comportement suspect.

Après les 102 caméras utilisées pour verbaliser à distance les automobilistes en stationnement gênant, voici les caméras intelligentes, capables de détecter des comportements anormaux sur la chaussée.

Depuis le 16 janvier dernier, 102 caméras de vidéoprotection du centre-ville de Toulouse permettent - entre autres - de « chasser » les automobilistes qui se garent mal. En un clic, la contravention est envoyée au centre de traitement national de Rennes. Et l’amende parvient au contrevenant quelques jours plus tard : de 17 € à 135 € en fonction de la gravité de l’infraction. Une trentaine de contraventions par jour, en moyenne, ont été dressées depuis un mois.

Mais d’ici juin 2017, la mairie de Toulouse va aller encore plus loin. Elle équipera près de soixante caméras déjà en fonctionnement dans l’hypercentre, d’un logiciel d’intelligence artificielle. Grâce à ce logiciel, acquis à l’entreprise IBM pour 150 000 €, les caméras seront capables de détecter des comportements inhabituels, et d’avertir les opérateurs vidéo.

Elles pourront être programmées pour se concentrer sur plusieurs paramètres : expression faciale d’un passant, température corporelle, démarche, accélération subite de la vitesse. Ainsi, un vol de sac avec violence, avec l’auteur du délit qui s’enfuit en courant, pourra être signalé, même si l’opérateur n’a pas le regard sur la caméra au moment dit. La présence prolongée d’un véhicule devant un site sensible pourra également être détectée. Après l’analyse de tels comportements, le système émettra une alerte à destination de l’opérateur, au PC Vidéo de Saint-Cyprien. A l’opérateur assermenté, ensuite, de déclencher ou non l’intervention de la police, en fonction de son analyse de la situation.

« Ce sera une aide considérable pour nos opérateurs », estime Olivier Arsac, adjoint au maire en charge de la sécurité. En effet, ceux-ci devront gérer à terme 350 caméras. Leur capacité de détection sera mise à l’épreuve. Le fait que certaines puissent repérer toutes seules des comportements suspects pourrait leur faciliter la tâche. L’objectif de la mairie est d’équiper une centaine de caméras de ce logiciel, d’ici la fin de l’année 2017.

Le système, déjà en service dans des villes américaines notamment, n’a pas que des défenseurs. Le groupe écologiste à la mairie souligne que des comportements douteux n’aboutissent pas forcément à des actes délictueux. Et que des délits peuvent être commis sans comportement douteux préalable. « Ce n’est qu’un outil de traitement de l’information, répond l’adjoint au maire. C’est ensuite à l’opérateur de juger de la gravité de la situation. »


On peut aussi lire sur le sujet : L’analyse comportementale version IBM au service du contrôle social dans la métropole Toulousaine, IAATA, 12 février 2017