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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : arrivée de portiques de reconnaissance faciale à la gare du Nord et à l’aéroport de Roissy
Article mis en ligne le 15 février 2017
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La reconnaissance faciale arrive gare du Nord : comment ça marche ?

France Soir, Mercredi 15 Février 2017 - 20:00

Des portiques de reconnaissance faciale ont été installés mardi gare du nord. Ils utilisent les données des passeports pour vérifier que le voyageur en est bien le propriétaire. Destiné aux passagers de l’Eurostar, ce système ne peut cependant s’appliquer pour le moment qu’à certains types de passeports.

Souriez, vous êtes identifiés. La reconnaissance faciale a fait son apparition mardi 14 à la gare du Nord pour les passagers de l’Eurostar. Un nouveau type de portiques de sécurité a été mis en place afin d’effectuer le contrôle des passeports en s’assurant de l’identité de leur détenteur.

Ce système avait déjà été mis en place à la gare Saint-Pancras de Londres lors de l’Euro de football l’été dernier. Il a également été testé à l’aéroport de Roissy.

Le concept fait penser à un film d’espionnage mais on est encore loin de l’identification d’un visage perdu dans la foule des centaines de voyageurs. De plus, il n’est pas encore utilisable par tous les passagers. Il est pour l’instant réservé aux ressortissants de l’Union européenne majeurs.

Mais surtout, il nécessite un passeport biométrique. Ce sont aujourd’hui et depuis fin juin 2009 les seuls délivrés en France. Mais les anciens modèles restent valables jusqu’à leur date d’expiration sans être utilisables dans ces fameux portiques.

En effet, le rôle de ces sas n’est pas tant de repérer une personne que de s’assurer que le voyageur est bien le titulaire du passeport. Les données morphologiques du propriétaire sont en effet encodées dans la puce des passeports biométriques. Celles-ci sont étudiées par la machine lorsque le voyageur scan son passeport. Il peut alors pénétrer dans le sas où une caméra procède à une reconnaissance faciale. Si les deux ne correspondent pas, le sas se verrouille et un agent est prévenu.

Le groupe portugais Vision-Box a été choisi par Eurostar pour installer ces sas de sécurité d’un nouveau genre. Il avance également pouvoir réaliser des contrôles grâce aux empreintes digitales ou rétiniennes.

Selon Eurostar, le système aurait permis de contrôler plus de 500.000 passagers depuis sa mise en place au Royaume-Uni. A l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, ce sont 20.000 personnes qui l’ont testé depuis fin décembre. Majoritairement des pilotes, hôtesses et stewards, l’expérimentation étant basée sur le volontariat pour les passagers. Le système devrait bientôt également être installé à la gare de Bruxelles-Midi.


L’aéroport Paris Charles-de-Gaulle teste un nouveau système de reconnaissance faciale

Numerama, 15/02/17 11:56

L’aéroport Paris - Charles-de-Gaulle s’est lancé dans une phase de test d’une technologie de reconnaissance faciale pour assurer le contrôle des passagers. L’objectif annoncé est de fluidifier le trafic des voyageurs.

En avril 2016, le gouvernement accordait son feu vert pour la reconnaissance faciale aux frontières, par l’intermédiaire d’un décret permettant d’exploiter la photo du passeport biométrique des voyageurs. L’aéroport de Paris – Charles-de-Gaulle avait ainsi installé des sas contrôlant l’identité des individus à l’aide d’algorithmes. Répondant au nom de Parafe, le système automatisé installé en 2012 n’avait alors pas de caractère obligatoire.

Un contrôle d’identité pour lequel la CNIL avait donné son accord puisqu’il reposait sur un procédé localisé et à durée temporaire. Par ailleurs, les photographies prises dans le sas, destinées à être comparées au passeport biométrique de la personne située à l’intérieur, avaient un but sécuritaire : si la personne n’était pas reconnue ou qu’elle était recherchée, elle se retrouvait bloquée dans le sas.

L’aéroport Charles-de-Gaulle continue aujourd’hui dans cette lancée en testant un nouveau système de reconnaissance faciale [cinq appareils, situés dans le terminal 2F]. Son objectif, précisent nos confrères de Bloomberg, est de fluidifier le flux des passagers en diminuant leur temps de passage. En effet, les mesures de sécurité prises à la suite des attaques terroristes à Paris et Nice en 2015 et 2016 ont eu pour conséquence de multiplier par deux le temps d’attente, chaque passager étant enregistré lors de son passage à la frontière.

Objectif : 20 % de voyageurs contrôlés par reconnaissance faciale

Cette nouvelle technologie, installée par la société Vision-Box, pourra donc confronter le véritable visage d’un passager à la photo qui figure sur son passeport. La possibilité n’est pour l’instant ouverte qu’aux ressortissants de l’Union Européenne. Pour ces passagers, le temps d’attente sera diminué, mais leur visage (et sans doute tous les détails relatifs à leur voyage) pourra être mémorisé par le dispositif.

Pour l’heure, seul 3 % des passagers des aéroports Charles-de-Gaulle et Orly utilisent le système Parafe pour effectuer leurs contrôles d’identité. Si les tests de la technologie de Vision-Box se déroulent comme prévu, le nombre d’utilisateurs de la reconnaissance faciale pourrait passer à 20 % d’utilisateurs (sur la moyenne de 180 000 personnes transitant chaque jour par Roissy), estime Franck Goldnadel, directeur de l’aéroport Paris – Charles-de-Gaulle.

Une phase de test qui s’ouvre alors que la tendance dans les aéroports du monde entier est à l’utilisation des technologies numériques, notamment la reconnaissance biométrique, pour accélérer le flux des passagers et éviter les retards. L’été dernier, l’Allemagne manifestait également son intérêt pour la mise en place de la reconnaissance faciale dans les aéroports, mais aussi les gares.