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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Sainte-Geneviève/Lachapelle Saint-Pierre (Oise) : Filocher les filocheurs. Les flics ont des noms et des adresses... [mis à jour]
Article mis en ligne le 16 février 2017
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Les deux policiers de l’Oise ont bien incendié volontairement leurs véhicules

Francetvinfo, 04/03/2017 à 10:37

Ce qui devait être une affaire significative des violences à l’encontre de la police s’est transformée en un cas de tentative de fraude à l’assurance et s’est soldée par la mise en examen de l’un d’eux.

Pendant les jours et nuits de violence qui ont suivi l’arrestation violente de Théo à Aulnay-sous-Bois, plusieurs communes de la banlieue parisienne se sont embrasées. A ce moment, cinq voitures personnelles de policiers sont incendiées dans l’Aisne et l’Oise : à Sainte-Geneviève, Lachapelle-Sainte-Pierre, à Soissons et à proximité de Compiègne.

Deux collègues du commissariat de Sarcelles

La piste criminelle est d’abord évoquée : il s’agirait de violences envers les forces de l’ordre. L’enquête ouverte par la section de recherches d’Amiens et à la police judiciaire de Lille va révéler une toute autre histoire, du moins pour deux des véhicules incendiés, qui appartenaient à deux policiers du commissariat de Sarcelles (Val-d’Oise).

Dans la nuit du 13 au 14 février, la Mercedes d’un policier est incendiée à Sainte-Geneviève (Oise). Plus tard dans la nuit, la Citroën d’un autre policier qui prend feu à Lachapelle-Saint-Pierre (Oise). C’est grâce à ce fonctionnaire, âgé de 40 ans, que l’enquête bascule. Il fait une tentative de suicide et laisse une lettre, dans laquelle il explique être à l’origine de l’incendie. Il est placé en garde à vue et raconte aux enquêteurs que son collègue aussi n’est pas étranger au feu de sa Mercedes. Il est interpellé dans la foulée.

Les deux continuent d’affirmer qu’ils ne se sont pas concertés avant les faits. Le premier, qui a tenté de se suicider, s’est rendu au centre hospitalier de Clermont. Et le second a été mis en examen avec sa femme pour "tentative d’escroquerie, dénonciation d’un délit imaginaire et mise en danger d’autrui". L’IGPN, la police des polices, a été saisie. En revanche, les incendies des 3 autres voitures la semaine du 13 février sont bien des actes malveillants.


Oise : leurs voitures brûlées parce qu’ils sont policiers ?

Le Parisien | 14 février 2017, 21h20

Après les incendies, les questions. Les voitures de deux policiers vivant dans l’Oise et travaillant à Sarcelles (Val-d’Oise) ont été brûlées devant leurs domiciles respectifs, dans la nuit de lundi à mardi.

Il est un peu plus de 1 h 30 du matin lorsque le premier feu se déclare à Sainte-Geneviève. Le véhicule est alors stationné dans la cour de la propriété du fonctionnaire. Les sapeurs-pompiers de Noailles interviennent rapidement et viennent à bout du sinistre. Peu avant quatre heures, à trois kilomètres de là, la voiture du second policier part en fumée. Cette fois-ci, elle est garée en pleine rue, dans une zone pavillonnaire de Lachapelle-Saint-Pierre.

Une concordance des faits qui semble orienter l’enquête vers la piste criminelle. Les deux Oisiens ont fait leur déposition devant les gendarmes ce mardi après midi. L’enquête confiée à la compagnie de Méru et à la section de recherches d’Amiens (Somme) s’annonce délicate. Toutes les pistes seront explorées, les locales comme celles qui mèneraient sur les lieux de travail de ces policiers.

Didier Legrand, secrétaire départemental du syndicat Alliance, tient néanmoins à préciser que, malgré le contexte de tension actuel, les victimes n’ont pas été ciblées en raison de leur profession. « Cette affaire n’a aucun lien avec la police, ni avec l’affaire Théo, affirme-t-il. Les deux fonctionnaires en question travaillent dans les bureaux. Ils ne sont pas dans la rue et n’ont aucun contact avec la population, sauf pour enregistrer des plaintes. » D’ailleurs, le syndicaliste « imagine mal des jeunes de Sarcelles faire 50 km pour incendier des voitures de policiers ». Selon lui, « c’est du côté des soldats du feu qu’il faudrait chercher, les deux victimes ayant peut-être un lien avec la brigade des sapeurs-pompiers de Persan (Val-d’Oise). Aujourd’hui, les pompiers ne sont plus épargnés… »