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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Sainte-Geneviève/Lachapelle Saint-Pierre (Oise) : Filocher les filocheurs. Les flics ont des noms et des adresses...
Article mis en ligne le 16 février 2017
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Oise : leurs voitures brûlées parce qu’ils sont policiers ?

Le Parisien | 14 février 2017, 21h20

Après les incendies, les questions. Les voitures de deux policiers vivant dans l’Oise et travaillant à Sarcelles (Val-d’Oise) ont été brûlées devant leurs domiciles respectifs, dans la nuit de lundi à mardi.

Il est un peu plus de 1 h 30 du matin lorsque le premier feu se déclare à Sainte-Geneviève. Le véhicule est alors stationné dans la cour de la propriété du fonctionnaire. Les sapeurs-pompiers de Noailles interviennent rapidement et viennent à bout du sinistre. Peu avant quatre heures, à trois kilomètres de là, la voiture du second policier part en fumée. Cette fois-ci, elle est garée en pleine rue, dans une zone pavillonnaire de Lachapelle-Saint-Pierre.

Une concordance des faits qui semble orienter l’enquête vers la piste criminelle. Les deux Oisiens ont fait leur déposition devant les gendarmes ce mardi après midi. L’enquête confiée à la compagnie de Méru et à la section de recherches d’Amiens (Somme) s’annonce délicate. Toutes les pistes seront explorées, les locales comme celles qui mèneraient sur les lieux de travail de ces policiers.

Didier Legrand, secrétaire départemental du syndicat Alliance, tient néanmoins à préciser que, malgré le contexte de tension actuel, les victimes n’ont pas été ciblées en raison de leur profession. « Cette affaire n’a aucun lien avec la police, ni avec l’affaire Théo, affirme-t-il. Les deux fonctionnaires en question travaillent dans les bureaux. Ils ne sont pas dans la rue et n’ont aucun contact avec la population, sauf pour enregistrer des plaintes. » D’ailleurs, le syndicaliste « imagine mal des jeunes de Sarcelles faire 50 km pour incendier des voitures de policiers ». Selon lui, « c’est du côté des soldats du feu qu’il faudrait chercher, les deux victimes ayant peut-être un lien avec la brigade des sapeurs-pompiers de Persan (Val-d’Oise). Aujourd’hui, les pompiers ne sont plus épargnés… »