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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : arrestation d’une compagnonne suite à la manif du 7 février
Article mis en ligne le 24 février 2017
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arrestation d’une compagnonne pour la manif du 7 février à Paris

Indy Nantes, 24 février 2017

Lundi 20 février au petit matin les flics de la sûreté territoriale ont débarqué chez une compagnonne et l’ont arrêtée pour des dégradations commises (un DAB de la BNP) lors de la manifestation du 7 février à Ménilmontant en solidarité avec Théo, violé par la police.

Après avoir procédé à une perquisition de sa chambre (ils cherchaient des vêtements et autres objets pouvant « l’incriminer »), elle a été placée en garde-à-vue. Elle a ensuite été déférée au TGI de Paris afin de passer en comparution immédiate le lendemain.
Même si pour d’autres délits cette pratique existait déjà, il est important de souligner que c’est en revanche nouveau (au moins à Paris...) que pour des actions politiques ou militantes, des personnes arrêtées plusieurs jours voire plusieurs semaines après les faits soient jugés en comparution immédiate.
Cela était déjà arrivé à Damien, arrêté en novembre dernier pour des dégradations commises lors d’une manif’ sauvage au printemps dernier. D’habitude cette procédure est appliquée lorsqu’une personne est arrêtée en flagrant délit.

Elle a refusé d’être jugée immédiatement, elle est donc actuellement sous un contrôle judiciaire qui prévoit le pointage hebdomadaire et l’interdiction de participer à des manifestations jusqu’à son procès, qui a été renvoyé au 4 avril (13h30, 23e chambre du TGI de Paris).

Il s’agit d’une période mouvementée : chacun garde en tête le mouvement contre la loi Travail du printemps dernier, aujourd’hui dans le contexte d’une protestation très forte contre les violences policières et les élections présidentielles à venir. Il était prévisible que pour tenter de contenir la révolte, les flics et la justice cherchent à réprimer ; d’une part pour mettre hors d’état de « nuire » des individus mais aussi dans le but d’intimider ceux qui luttent, comme en témoignent les nombreuses condamnations prononcées à Bobigny et ailleurs ces dernières semaines.
Mais nous savons déjà que cela ne fonctionnera pas !

SOLIDARITÉ AVEC LES ÉMEUTIER·ES !!!

LIBERTÉ POUR TOUTES ET TOUS !!!