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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris/Montpellier : blocage de lycées, affrontements, pillages de Franprix et vitrines en miettes
Article mis en ligne le 23 février 2017
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Paris : des casseurs pillent des Franprix

Le Parisien |23 février 2017, 23h51

« Je les ai vus débarquer dans la rue à 50. Ma collègue m’a dit : Ferme vite le magasin ! Je n’ai pas eu le temps. Ils sont arrivés et ont bloqué la fermeture du rideau de fer. Ils m’ont balancé des caddies à la figure. Ils m’ont frappé. » L’employé montre son front barré d’un gros hématome. « Ensuite, ils ont volé des paquets de bonbons et des boissons et sont repartis ! ».

Jeudi, le jeune caissier du Franprix, boulevard Soult (XXe), face au lycée Paul-Valéry, était encore sous le choc après cette incursion des casseurs en marge de la manifestation lycéenne.

Deux suspects interpellés

Le même scénario s’est passé dans trois autres Franprix de la capitale, avenue Daumesnil (XIIe), près du lycée Elisa-Lemonnier, cours de Vincennes et boulevard Davout (XXe). Ces magasins se trouvaient non loin du secteur de la place de la Nation, épicentre de la manifestation des lycéens.

Boulevard Davout, des policiers, informés via les ondes radios de ces pillages et contactés par un commerçant d’un Franprix, ont décidé de patrouiller. Munis du signalement de deux voleurs présumés, les fonctionnaires les ont retrouvés porte de Montreuil, interpellés et menottés entre le boulevard Davout et la rue des Réglises (XXe). Un des suspects avait en main des produits volés. Ils ont été ramenés au commissariat du XXe et placés en garde à vue. Le gérant du Franprix a porté plainte.


Manifestations et blocus de lycées pour Théo à Paris : un proviseur-adjoint blessé

France Bleu Paris Région, 23 février 2017 à 21:54

Des blocus ont perturbé jeudi matin 28 lycées parisiens, suite à un appel à manifester en soutien à Théo. Un proviseur-adjoint a été blessé. Des incidents ont éclaté au cours d’un rassemblement place de la Nation. Une vingtaine de personnes ont été interpellées.

En soutien à Théo, seize lycées ont été totalement bloqués ce jeudi matin à Paris. Douze établissements l’étaient partiellement sur les 103 lycées publics que compte l’Académie de Paris. Le mouvement touche des lycées dans le 12e, le 5e , le 6e et le 10e arrondissement de Paris. Les lycées Racine, Bergson et Voltaire, entre autres, participent à ce mouvement initié par le groupuscule d’extrême gauche "Mouvement interluttes indépendant". 21 personnes ont été interpellées à Paris, au moins 5 autres en région parisienne.

Un proviseur-adjoint blessé et une vingtaine d’interpellations

Un proviseur-adjoint du lycée Elisa Lemonnier dans le 12ème arrondissement de Paris a été blessé jeudi. Un manifestant a donné un coup d’extincteur dans le dos. L’Académie de Paris précise qu’une plainte a été déposée. "Les blocages ne constituent pas un mode d’action légitime. Ils mettent en danger les personnels et les élèves des établissements", indique l’Académie dans un communiqué.

Départs de feu devant trois établissements

La police est intervenue en milieu de matinée au Lycée Voltaire (dans le 11e). Des grenades lacrymogènes ont répondu à des jets de projectiles. Le rectorat a fait état de départs de feu devant trois établissements, citant notamment le lycée Bergson.

1.000 personnes place de la Nation

Un rassemblement d’un millier de personnes a ensuite commencé en fin de matinée près de la place de la Nation. Des incidents ont éclaté sur l’avenue Philippe Auguste, en marge de ce rassemblement. Vingt-et-une personnes ont été interpellées. Des rassemblements ont également été organisés en banlieue parisienne, avec trois lycées perturbés dans les Hauts-de-Seine, un établissement bloqué en Seine-Saint-Denis, ainsi qu’un autre dans le Val-de-Marne. "La situation est calme dans l’académie", a toutefois assuré à l’AFP le rectorat de Créteil (qui couvre aussi la Seine-Saint-Denis).


Affaire Théo : fin des blocus dans des lycées franciliens, 19 interpellations

Le Parisien | 24 février 2017, 14h00 (extrait)

A Paris, les lycées Victor-Duruy (7e arrondissement) et Théophile-Gautier (12e) étaient bloqués tandis qu’un barrage filtrant ralentissait les entrées à Honoré-de-Balzac (17e), selon le rectorat de Paris. Le lycée Victor-Duruy a demandé en début de matinée aux lycéens de rester chez eux « pour l’instant », dans un message posté sur les réseaux sociaux. Selon le proviseur du lycée, Philippe Tournier, entre 80 et 100 jeunes, « dont une partie cagoulés et masqués », étaient regroupés devant l’établissement.

Quatorze interpellations dans les Hauts-de-Seine

Dans les Hauts-de-Seine, plusieurs lycées étaient également touchés vendredi par cette mobilisation, 14 personnes ont été interpellées dans ce département. Selon nos informations, les blocages ont eu lieu à Gennevilliers, au lycée Galilée, où des poubelles ont été incendiées. Mais les cours devaient reprendre en début d’après-midi. Des barrières ont également été brûlées au lycée Paul-Lapie de Courbevoie mais l’établissement a tout de même rouvert. Réouverture également du lycée Léonard de Vinci, à Levallois. Seul le lycée Ionesco restait bloqué par des manifestants à la mi-journée.


6 interpellations après des débordements lors d’une manifestation lycéenne à Montpellier

Franceinfotv, 23/02/2017 à 18:25

Les manifestations de lycéens, ce jeudi matin, à Montpellier se sont terminées par 6 interpellations de jeunes par la police et quelques débordements en fin de matinée. Au total, depuis lundi et après 3 jours d’action, 15 jeunes ont été arrêtés. Le préfet condamne les "exactions"et appelle au calme.

6 arrestations et un policier blessé lors de la manifestation

Le bilan matériel de la manifestation de ce jeudi matin à Montpellier fait état d’actes de délinquance. Dégradations contre du mobilier urbain, incendies de poubelles, actes de vandalisme sur des voitures, sur un tramway et un véhicule des forces de l’ordre.
Certains manifestants ont aussi agressé des passants et des vols ont été commis. Un policier a été blessé.

Côté chiffres, la police annonce 300 manifestants, les lycéens parle de 600 élèves voire 1.000 à un moment.

Le préfet condamne les débordements à Montpellier

"Ce matin, jusqu’à 300 jeunes et lycéens, certains cagoulés ou le visage caché, ont tenté de bloquer des lycées à Montpellier. Ils n’y sont pas parvenus grâce aux efforts coordonnés des forces de l’ordre, de l’Éducation Nationale et de la Métropole. Plusieurs groupes se sont ensuite rejoints et ont évolué entre le lycée Clémenceau et les quartiers Gambetta et Antigone.
Comme ces trois derniers jours, ils ont tenté de bloquer des voies de tramway ou de circulation en incendiant des poubelles. Certains se sont montrés très violents et les forces de l’ordre ont subi de nombreux jets de projectiles.
Toutefois, aujourd’hui la violence est montée d’un cran. En effet plusieurs jeunes ont commis des actes de délinquance en agressant des passants, en dégradant des voitures, des véhicules de la police municipale ainsi qu’un tramway. Ils ont également commis plusieurs vols.
Les forces de l’ordre ont été contraintes d’intervenir plusieurs fois pour protéger les passants et pour dégager les voies. L’usage de grenades lacrymogènes a été nécessaire et les policiers ont procédé à 4 interpellations (13 interpellations depuis lundi)" constate le communiqué du préfet de l’Hérault.

Aucun blessé parmi les jeunes ou, à notre connaissance, parmi les passants n’est à déplorer mais un policier a été blessé.