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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Athènes : double expropriation de supermarchés à Peristeri
Article mis en ligne le 31 décembre 2011
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Supermarchés expropriés - Guerre aux patrons

De nos jours, rien n’est plus exaspérant que voir les patrons débiter le même paquet de mensonges, agir comme si de rien n’était, comme si un futur brillant nous attendait au sein du système capitaliste ; comme si l’attaque que nous subissons n’était simplement qu’une parenthèse causée par quelques politiciens corrompus, et non par le système d’exploitation tout entier. Et maintenant que quelques banquiers-technocrates ont pris en main l’administration de la "nation", tout sera magiquement résolu si seulement on veut bien être "patients", faire plus de sacrifices, courber la tête jour après jour... NOUS, les travailleurs, les chômeurs, les étrangers, NOUS les opprimés, et en aucun cas le Capital et ses mécanismes.

Et maintenant, même dans ce scénario de conte dégénéré sur la fin de la consommation et du capitalisme où qu’il soit, ils nous pressent une fois encore de mettre nos vêtements les plus décents, de courir dans les centres commerciaux et d’acheter, acheter, acheter, pour au moins nous rappeler les jours où nous pouvions le faire avec de l’argent prêté ; pour construire la célébration traditionnelle de Noël comme on peut, et oublier les nouvelles mesures [d’austérité], les nouvelles humiliations qui nous attendent demain. Cela, parce que tant que nous résisterons pas, demain ne pourra qu’être pire.

Ce monde qui cache sous ses lumières scintillantes la dégradation permanente de nos vies ne peut être réformé - il ne peut qu’être renversé, et il n’existe pas de solution toute faite pour son renversement.

La création de structures de solidarité et d’entraide parmi les opprimés est nécessaire, afin de prendre en main les conditions et les conséquences produites par le fonctionnement de la machine capitaliste, qu’on soit en période de crise ou de développement ; des structures qui défendent des pratiques de confrontation et de luttes de classe ; des structures qui peuvent rencontrer la satisfaction des besoins quotidiens de chacun et chacune d’entre nous.

Solidarité - auto-organisation - contre-attaque

Travailleurs-Chômeurs des quartiers de la métropole,
24 décembre 2011

[Traduit de l’anglais de contrainfo, December 29th, 2011]