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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Anderlecht (Bruxelles) : la mairie envoie ses flics dans les airs
Article mis en ligne le 22 février 2017
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Ces drones qui vous fliquent ! Les communes s’attaquent aux travaux sans permis

DH, 22 février 2017 à 11h53 & Express, 23 février 2017 (extrait)

La police fédérale fait régulièrement usage de drones lors de ses missions quotidiennes, mais ce sera également le cas de la commune d’Anderlecht qui va y avoir recours… pour des questions exclusivement liées au logement.

"Dans le cadre d’un projet pilote, le collège a désigné une firme spécialisée dans la captation d’images par drone sur l’îlot compris entre la rue du Transvaal, la rue Carpentier et la chaussée de Mons. L’objectif est d’identifier les infractions urbanistiques", a commenté Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), échevin de l’Urbanisme. "Nous avons identifié plusieurs bâtiments susceptibles d’être en infraction dans cet îlot, avec par exemple la construction d’annexes sans permis ou la présence de marchands de sommeil qui ont un impact négatif sur la qualité de vie des riverains. Le drone va donc servir d’outil complémentaire aux inspecteurs communaux qui continueront évidemment à procéder aux contrôles sur le terrain."

Le drone ne sera pas contrôlé par des fonctionnaires communaux, mais bien par un pilote agréé mis à disposition par la firme spécialisée. Quatre lieux de décollage et d’atterrissage ont dans ce cadre été identifiés. "C’est une bonne chose pour la commune car il est extrêmement difficile d’aller contrôler à l’intérieur d’îlots densément bâtis. Cet outil va nous permettre d’avoir une vue plus globale de la situation", précise Eric Tomas (PS), bourgmestre de l’entité.

Le drone qui vaut 1.633 euros sera dirigé par un pilote spécialisé mis à disposition par la firme propriétaire de l’appareil. Anderlecht envisage également d’équiper le drone d’une caméra thermique qui permettrait d’évaluer l’isolation thermique des bâtiments afin de pouvoir faire des recommandations en matière d’isolation aux propriétaires.

Pour l’installation de drones, la commune a demandé une autorisation au service fédéral Mobilité et Transport.

Le test prendra un ou deux jours. Les propriétaires et habitants de l’îlot ne seront pas préalablement mis au courant du contrôle...