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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Dijon (Bourgogne) : plutôt chômeur que contrôleur
Article mis en ligne le 24 février 2017
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Grand Dijon : agressions en série sur les contrôleurs Divia

France Bleu Bourgogne, 24 février 2017 à 18:04 (extrait)

Les contrôleurs Divia sont en grève ce samedi. Ils sont terrifiés après une série de 5 agressions très violentes, depuis janvier, dans les bus et dans le tram du Grand Dijon. La direction envisage de les équiper de caméras-piétons.

Les bus et le tram de Dijon ne sont pas gratuits ce samedi mais vous ne croiserez pas beaucoup de contrôleurs exceptionnellement. Les 12 agents d’astreinte ce week-end sont en grève toute la journée pour dénoncer une série d’agressions violentes. Déjà 5 agressions déclarées depuis le début de l’année. Trois contrôleurs ont même fini aux urgences après une bagarre générale dans le tram T1.

Un coup de boule, des coups de genoux, une gifle

"Lors de la dernière grosse agression, dans le tramway, à 1h du matin un soir, trois collègues ont fini aux urgences, se rappelle Frédéric Pissot, secrétaire général de la CGT chez Divia. L’infraction a fini en bagarre générale, un collègue a pris un coup de tête, un autre a fini au sol et a eu les côtes touchées . C’était extrêmement violent." Plus récemment encore, raconte le délégué syndical, un contrôleur a pris une gifle. "La gifle était tellement violente qu’il avait le nez en sang et les lunettes explosées", déplore Frédéric Pissot...

Pourtant à la direction de Divia personne ne nie les problèmes de sécurité dans les bus et dans le tram. Il y a effectivement eu 5 agressions violentes depuis le début de l’année et 22 en 2016. Des agressions "avec des conséquences plus graves ces dernières semaines" reconnaît Cédric Dumanoir, chef du service des contrôleurs. "Les arrêts maladies qui en découlent peuvent aller jusqu’à plusieurs semaines et plusieurs mois et c’est pour cela que nous travaillons à des mesures complémentaires en matière de sécurité."