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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Terrorisme d’Etat] : les sites de 21 nouvelles prisons (sur 33) rendus publics
Article mis en ligne le 25 février 2017
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On pourra relire :
- "[Terrorisme d’Etat] : le pouvoir veut 33 nouvelles prisons, dont 9 prioritaires [mis à jour]", 7 octobre 2016
- [Terrorisme d’Etat] : vers la construction de 10 000 à 16 000 cellules de prison pour 2025 ? (+ extraits du rapport officiel), 24 septembre 2016

Un budget de 1,15 milliards d’euros d’autorisations d’engagements a été prévu pour lancer le plan estimé à 3 Mds€. Parmi les plus gros sites de maisons d’arrêt annoncés figurent Nice (650 places), Narbonne (500 places), Angoulême (400), Montpellier (500), Rennes (550), Nantes (300), Cherbourg (200), Pau (500), Perpignan (400), Colmar (550), Toulon (200), Fréjus (650) ou encore Avignon (400 places).

Outre 32 maisons d’arrêt et un centre de détention, le plan gouvernemental prévoit la création de 28 "quartiers de préparation à la sortie" avec la réhabilitation de douze sites pénitentiaires et la construction de seize autres. Sur ce second programme destiné à accueillir dans des établissements de petite taille des personnes condamnées à de courtes peines ou en fin de peine, Jean-Jacques Urvoas a annoncé avoir déjà trouvé 7 terrains (720 places) à Rouen, Caen, au Mans, à Grenoble, Lille, Noisy-le-Grand et à Marseille.


Les villes qui accueilleront les 21 nouvelles prisons dévoilées

BatiActu, 24/02/2017 à 17:36

Jean-Jacques Urvoas a dévoilé le 23 février les sites où seront implantés 21 des 33 nouveaux établissements pénitentiaires annoncé en octobre dernier par Manuel Valls. Toutefois, certaines métropoles rencontrent des difficultés à trouver des terrains. Découvrez les villes et sites retenus. Dans le cadre du rapport sur l’encellulement individuel et du programme de recherches foncières pénitentiaires annoncé le 6 octobre 2016 par l’ancien Premier ministre, Manuel Valls, le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas a dévoilé les terrains retenus pour les nouveaux établissements pénitentiaires.

Avant de présenter les sites choisis, le ministre de la Justice a tenu à rappeler l’ambition du gouvernement de mettre fin au surpeuplement carcéral endémique en garantissant le respect de la dignité des personnes détenues en leur affectant à chacun une cellule. Il a également rappelé que "sur les 68 000 détenus, 18 300 sont en détention provisoire dans des maisons d’arrêt dont la vétusté entraîne des conditions de vie indignes". Au 1er janvier 2017, le taux moyen d’occupation des maisons d’arrêt et quartier maison d’arrêt étant de 140 %.

Difficultés à trouver des sites pour l’Ile-de-France, Marseille et Strasbourg

Si le ministre de la Justice s’est félicité de l’avancée du projet, il a toutefois souligné les difficultés rencontrées auprès des élus pour trouver des terrains dans certaines métropoles, comme Marseille ou Strasbourg, ou en Ile-de-France, déjà dotée de neuf maisons d’arrêt, où aucune proposition viable n’a pour l’instant été trouvée. "En l’état, nous n’avons donc pas de projets mûrs sur Lyon et Marseille, alors même que les besoins sont reconnus", a-t-il déclaré.

Concernant la région Ile-de-France, le ministère précise : "Au terme d’une première étude des propositions transmises par les Préfets pour examen par la Direction de l’Administration Pénitentiaire et l’Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice (APIJ), aucune emprise n’est mobilisable dans les départements de la petite couronne, à l’exception d’un quartier de préparation à la sortie en Seine-Saint-Denis [à Noisy-le-Grand], et les propositions en grande couronne sont généralement grevées par des contraintes majeures". Compte tenu de cela, le garde des Sceaux a annoncé qu’une mission complémentaire sera confiée au Préfet de la Région "pour reprendre la démarche d’identification afin que l’ensemble des propositions soient transmises avant fin mars au plus tard".

Les sites retenus sont :

Alpes-Maritimes : A Nice "Rive droite du Var" accueillera une maison d’arrêt de 650 places.
Aude : Plusieurs terrains proposés par la communauté d’agglomération du grand Narbonne ont été retenus pour examen par les services du Préfet pour la construction d’une maison d’arrêt de 500 places.
Charente : A Angoulême, "La Couronne" accueillera une maison d’arrêt de 400 places.
Corse-du-Sud : Le terrain dit Allegrini a été proposé par la communauté d’agglomération d’Ajaccio et retenu pour la construction d’une maison d’arrêt de 100 places.
Gard : Alès accueillera une maison d’arrêt de 450 places.
Haute-Garonne : Le site proposé et retenu se situe dans la zone urbaine de Toulouse, dans la commune de Muret qui accueillera une maison d’arrêt de 600 places.
Hérault : Montpellier accueillera une maison d’arrêt de 500 places. Les sites "Marcel Dassault" à Saint-Jean-de-Vedas et "Euromédecine" à Montpellier même ont été proposés et ont particulièrement retenu l’attention de la Chancellerie.
Ille-et-Vilaine : L’agglomération de Rennes accueillera une maison d’arrêt de 550 places. Le terrain proposé dans la Métropole de Rennes est retenu. Si techniquement, il ne présente aucune difficulté, il est nécessaire d’en vérifier le coût avec l’aide des différentes collectivités.
Loire-Atlantique : La proposition étudiée concerne un site identifié sur la commune de Bouguenais, près de Nantes, qui pourrait accueillir une maison d’arrêt de 300 places.
Manche : La zone d’activité de Bénécère de Cherbourg est un terrain intéressant pour la construction d’une maison d’arrêt de 200 places.
Marne : A Châlons-en-Champagne, la caserne Corbineau accueillera une maison d’arrêt de 200 places.
Meurthe-et-Moselle : Le terrain proposé par la commune de Dommartin-lès-Toul sur le site de l’ancien hôpital Jeanne d’Arc est retenu pour la construction d’une maison d’arrêt de 600 places.
Morbihan : La métropole de Vannes accueillera une maison d’arrêt de 400 places. Plusieurs terrains ont été proposés et retenus pour examen [terrains de Kermesquel et de Chapeau Rouge].
Pas-de-Calais : Arras accueillera une maison d’arrêt de 600 places.
Pyrénées-Atlantiques : Le site Pau Nord Est accueillera une maison d’arrêt de 500 places.
Pyrénées-Orientales : Le terrain proposé dans l’agglomération de Perpignan pour la construction d’une maison d’arrêt de 400 places a été retenu. Le site dit du "Mas Orline" a particulièrement retenu l’attention de la Chancellerie du fait de sa localisation proche du tribunal de grande instance et du centre hospitalier de la ville.
Haut-Rhin : Le terrain proposé par la commune de Colmar a été retenu pour la construction d’une maison d’arrêt de 550 places.
Saône-et-Loire : Le terrain proposé sur la commune de Châtenoy-le-Royal a été retenu pour accueillir une maison d’arrêt de 500 places.
Var : Le terrain proposé par la commune de La Farlède, proche de l’actuel établissement pénitentiaire et du centre-ville de Toulon, est retenu pour accueillir une maison d’arrêt de 200 places. Toujours dans le Var, l’agglomération de Fréjus accueillera une maison d’arrêt de 650 places, où plusieurs terrains ont été identifiés dans la zone urbaine de Fréjus.
Vaucluse : Des terrains ont été proposés sur la commune d’Entraîgues-sur-la Sorgue. L’un d’entre eux a retenu l’attention du ministère de la Justice pour la construction d’une maison d’arrêt de 400 places.
Vendée : Deux terrains ont été proposés par la commune de Fontenay-le-Comte pour accueillir une maison d’arrêt de 250 places. "Ces deux sites présentent d’indéniables avantages, car ils sont situés dans un bassin d’habitat local dense en équipements collectifs", indique le ministère.
Guadeloupe : Des terrains ont été proposés à Gourbeyre, à Morne-à-l’Eau et dans l’agglomération du Lamentin. Ils présentent tous des avantages pour la construction d’un centre de détention de 300 places.
Guyane : Des terrains ont été proposés près de Cayenne et particulièrement à Macouria, qui présente des avantages certains pour la construction d’une maison d’arrêt de 300 places. Toutefois, compte tenu de l’évolution de la Guyane, notamment du dynamisme démographique de Saint Laurent du Maroni, et même s’il n’existe pas aujourd’hui de tribunal de grande instance dans cette ville mais une chambre détachée - que soit examinée également l’option d’une construction pénitentiaire dans le secteur de Saint Laurent du Maroni.


A Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), le futur QPR devrait être construit à l’emplacement de l’ancienne "École nationale supérieure Louis-Lumière" (1989-2012) de cinéma, 7, allée du Promontoire/rue de Vaugirard.

A Bouguenais (Nantes), la maison d’arrêt de 300 places devrait être construite sur le terrain de l’Institut de recherche dans les domaines de la ville et les territoires, des transports du génie civil (IFSTTAR), le long de la D751 ou de la route de Paimbeuf.

A La Couronne (Angoulême), la maison d’arrêt de 400 places devrait être construite sur le terrain laissé vacant par les carrières Lafarge, 25 rue Léonard Jarraud.

A Pau (Béarn), la maison d’arrêt de 500 places devrait être construite sur un terrain de 14 hectares qui se situe au nord-est de Pau au bout du chemin de La Lande. Il touche la RD 938.

A Colmar (Alsace), la maison d’arrêt de 550 places devrait être construite juste au nord de Wettolsheim.


Saint-Laurent-Blangy : :la future prison sera ici

L’avenir de l’Artois, 24/02/2017

La communauté urbaine a proposé deux terrains à l’État, l’un d’eux se trouve entre la nationale D919 et les bâtiments du SDIS, sur la route de Bailleuil.

C’est officiel et signé du Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, depuis jeudi 23 février. La future maison d’arrêt tant attendue dans l’Arrageois fera bien partie du programme national de 33 nouvelles prisons. Deux sites sont pressentis. Ils sont l’un et l’autre sur la commune de Saint-Laurent-Blangy. Cette future prison a vocation à remplacer celle d’Arras.

Alors que Jacqueline Maquet, députée, a remis le dossier d’une nouvelle prison à Jean-Jacques Urvoas, le garde des Sceaux vient d’annoncer le choix des 21 premiers sites (sur 33), retenus en France pour la construction de nouvelles prisons. Dans l’Arrageois, la future maison d’arrêt sera reconstruite à Saint-Laurent-Blangy. Elle remplacera celle d’Arras. Et comprendra 600 cellules, pour des détenus en détention provisoire, ou devant purger des peines de moins de deux ans.


fichiers joints

  • Bouguenais (Nantes), futur emplacement de la prison
  • Colmar (Alsace), futur emplacement de la prison
  • La Couronne (Angoulême), futur emplacement de la prison
  • Le détail sur chaque site retenu est ici dans le "Bilan des recherches foncières" du ministère de la Justice, 23 février 2017
  • Les 5 nouvelles prisons construites dans l’Ouest
  • Noisy-le-Grand (Seine St Denis), futur emplacement de la prison
  • Pau (Béarn), futur emplacement de la prison