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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : un compagnon en garde à vue pour refus de prélèvement ADN [mis à jour]
Article mis en ligne le 27 février 2017
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Lundi 27/02, 14h40 : le compagnon est sorti, personne n’ira au comico ce soir...


[Paris] : un compagnon en garde à vue pour refus de prélèvement ADN

Indy Nantes, 26 février 2017 à 23:41 | un passant

Dimanche 26 février vers 18h à hauteur de La Villette (19e), deux personnes se font contrôler dans la rue par la BST (Brigade de surveillance du territoire qui ratisse les zones "sensibles") au prétexte d’avoir traversé... au rouge. Au quotidien comme en ces temps où l’air hivernal se réchauffe un peu plus que de coutume sur Paname, les schmitts ne résistent pas à afficher leur morgue pour réaffirmer le pouvoir de l’Etat sur toutes et tous.

Un compagnon solidaire de passage se rapproche alors du contrôle, et se retrouve vite fait à son tour en contrôle d’identité. Tandis que les deux premiers sont relâchés, les schmitts décident de l’embarquer au comico, affirmant qu’il est recherché au FNAEG pour un prélèvement d’ADN refusé par le passé.

C’est alors que la colère et la solidarité s’élargissent : plusieurs passantEs se mettent spontanément à bloquer la circulation dans les deux sens de ce boulevard très fréquenté de la porte de la Villette, tout en gueulant abondamment des "Flics violeurs assassins !", "Tout le monde déteste la police !" au milieu de "liberté !" et autres "Relâchez-le !". Face à la foule qui s’amasse petit à petit et aux conducteurs complices de l’embouteillage, plusieurs patrouilles en renfort déboulent dare dare dans tous les sens au bout de plusieurs minutes de bordel. Malgré un ratissage jusque dans le parc voisin, personne ne sera arrêté.

Le compagnon se trouve actuellement au commissariat Erik Satie du 19e, où son "audition libre" devant un OPJ s’est transformée en garde à vue d’au moins 24h.

Refusons les contrôles,
Contre la police, la justice et les prélèvements ADN !

Plusieurs personnes se retrouveront devant ce comico à 17h lundi 27 février, juste avant le renouvellement de garde à vue. Pas question qu’ils le gardent...