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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Nantes : affrontements et saccages pour accueillir le meeting de Le Pen
Article mis en ligne le 26 février 2017
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Manif contre la venue de Marine Le Pen à Nantes : 11 gendarmes et policiers blessés

AFP, 26/02/2017 à 17:11

La manifestation à Nantes (entre 2.000 et 3.000 participants) pour protester contre la venue ce dimanche de Marine le Pen a été émaillée par des heurts faisant onze blessés parmi les forces de l’ordre. [L’appel était lancé par des partis politiques (PCF, NPA, Ensemble), des syndicats (CGT, Solidaires) et des associations d’extrême-gauche et antifascistes.]

Selon le ministère de l’Intérieur, "11 policiers et gendarmes ont été blessés et contusionnés".Parmi eux, un gendarme a été brûlé au deuxième degré aux jambes. Il a été hospitalisé, a précisé la gendarmerie nationale. Huit personnes ont été interpellées dont quatre ont été placées en garde à vue, d’après le ministère.

Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a "condamné avec la plus grande fermeté les violences commises", dans un communiqué.

Lors de la manifestation, des personnes qui se sont greffées au cortège ont lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes.

La manifestation, selon des sources syndicales et policières, était fortement encadrée par les forces de l’ordre. Le rassemblement s’est dispersé vers 17H30, seuls quelques petits groupes sont restés un moment sur place, cherchant à en découdre dans les rues avec les forces de l’ordre, avant de se disperser à leur tour.

Parmi les dégradations, la porte d’entrée principale de l’hôtel de ville de Nantes a été taguée, du mobilier urbain a été endommagé, notamment de nombreux abris de tramway. Des devantures de magasins ont également été saccagées par divers projectiles et des pots de peinture. Des banques et arrêts de bus avaient été protégés dès le matinée par des panneaux de bois.

Six compagnies de CRS et de gendarmes mobiles -soit plus de 500 hommes— avaient été déployées, ainsi que quelque 200 policiers urbains.

Opération escargot

Un nouvel appel a été lancé par l’Union démocratique bretonne et les Zadistes pour protester contre la venue de la candidate FN à la présidentielle. Une opération escargot est ainsi prévue ce dimanche midi pour bloquer les routes d’accès au Zénith où se tiendra à 15H00 le meeting de Marine le Pen.


Et le communiqué de la CGT, aussi crapuleux et collabo que de coutume :

Dans un communiqué, la CGT 44, membre du collectif appelant à la manifestation samedi, "condamne avec la plus grande fermeté la casse organisée par des petits groupes venus à cette manifestation uniquement pour en découdre avec les forces de l’ordre. Cette volonté d’affrontement ne servira que Marine Le Pen qui n’hésitera pas à dénaturer le fond de notre action citoyenne et politique. Mais devrons-nous, pour autant, face à ce risque qui devient régulier, cesser toute manifestation à Nantes ? Devrons-nous nous résigner à ne plus utiliser ce droit constitutionnel, cet acte démocratique ? Pour la CGT 44, c’est un non très clair. Nous ne sacrifierons pas les moyens d’action et les revendications de milliers de salariés sur la pression de quelques individus. Par ailleurs, nous nous interrogeons sur le dispositif policier. Comment peut-on imaginer que les quelques 600 policiers présents, armés et formés, ne parviennent pas à encadrer 800 casseurs ? Pour rappel, le parcours et le déroulé de la manifestation était connu de tous (publié dans la presse la semaine précédente)."
(Presse Océan, 26.02.2017 17:56)


Marine Le Pen à Nantes : des autocars pris pour cible en marge du meeting

Le Parisien | 26 février 2017, 19h15 (extrait)

Plusieurs autocars transportant des militants du Front national ont été pris pour cible dimanche par des manifestants hostiles à la venue de Marine Le Pen à Nantes, peu de temps avant le début de son meeting, a constaté une journaliste de l’AFP...

Auparavant, une cinquantaine de militants anti-FN s’en sont pris à des autocars transportant des élus et militants du parti d’extrême droite sur la route nationale N137 reliant Rennes à Nantes.
Ils répondaient à un appel à organiser une opération escargot pour "nasser le Zénith".
Selon une source policière, des zadistes ont enflammé des pneus sur la route. L’un des autocars a été recouvert de peinture, avant d’être escorté jusqu’au Zénith par des camionnettes de gendarmerie.

La circulation a été momentanément bloquée dans les deux sens sur la N137.
"Trois bus, deux venant de Rennes et un de Vitré ont été attaqués. Il y avait un barrage, la voie était bloquée, et ils ont brûlé des pneus. On ne pouvait plus avancer (...) Moi j’appelle cela des sauvages", a déclaré à l’AFP Emeric Salmon, conseiller régional FN de Bretagne.
"A 20 km avant d’arriver à Nantes, il y avait des jeunes qui étaient sur le côté, encagoulés. Ils ont stoppé la circulation et se sont attaqués à moi et à mon collègue avec des bâtons et des barres de fer", a déclaré à l’AFP la conductrice d’un des autocars, Alda Pereira. "Ils nous ont balancé de la peinture, ils ont dégradé le car, arraché les balais d’essuie-glace."