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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Athènes (Grèce) : coup double contre l’Institut français [mis à jour]
Article mis en ligne le 27 février 2017
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Un groupe grec revendique des attaques contre l’Institut français d’Athènes

AFP, 07/03/2017

Un groupe grec "anti-étatique" a revendiqué sur un site internet alternatif, les deux attaques au liquide inflammable contre l’Institut français d’Athènes (IFA) le 27 février, a-t-on appris mardi de source policière.

Se baptisant "cellules de riposte immédiate" et apparu pour la première fois selon la police, ce groupe dit avoir agi "en solidarité avec des camarades qui manifestent en France contre le terrorisme étatique" et "contre les violences policières suite à l’affaire +Théo+", jeune homme gravement blessé par quatre policiers suite à son interpellation dans la banlieue parisienne.

L’affaire de Théo a suscité un tollé en France : un fonctionnaire avait été mis en examen pour viol et ses trois collègues pour violences volontaires.

Le groupe grec s’en prend dans son communiqué à la police et les juges français qui affirment "qu’il s’agissait d’un accident". "Le gouvernement français a soutenu +le travail difficile+ de ses mercenaires", dénonce-t-il. Il explique avoir attaqué l’IFA car "il appartient à l’Etat français et représente sa politique".

Le 27 février à l’aube, des jeunes masqués avaient lancé du liquide inflammable par-dessus la grille de l’Institut, causant un incendie et des dégâts sur deux véhicules garés dans l’enceinte. Plus tard dans la matinée, des attaquants ont brisé une fenêtre avant de lancer à nouveau un liquide inflammable à l’intérieur du bâtiment, provoquant des dégâts mineurs.

Les représentations françaises en Grèce, comme d’autres représentations étrangères, ou des bâtiments publics, banques et succursales internationales sont sporadiquement visées par des actions revendiquées ou imputées à des groupes d’extrême gauche ou anarchistes.

En novembre 2016, un jet de grenade devant l’ambassade de France avait blessé un policier. Il avait été revendiqué par un groupe "d’autodéfense révolutionnaire" affirmant avoir voulu frapper un Etat "en première ligne dans la guerre capitaliste".


L’Institut français à Athènes visé par deux attaques

AFP, 27/02/2017 à 13:03

L’Institut français à Athènes, symbole de la coopération et de l’action culturelle française en Grèce, a été visé dans la nuit de dimanche à lundi par deux attaques.

A 4 heures du matin, des jeunes gens masqués ont lancé du liquide inflammable par-dessus la grille de l’Institut, causant des dégâts sur deux véhicules garés dans l’enceinte.

Les pompiers ont pu éteindre le feu rapidement.

L’œuvre de jeunes anarchistes ?

Une heure plus tard, une nouvelle attaque a eu lieu. Les attaquants ont brisé une fenêtre avant de lancer à nouveau un liquide inflammable, cette fois à l’intérieur du bâtiment, causant des dégâts mineurs dans l’entrée des bureaux.

La police a lancé une enquête mais estime qu’il s’agit probablement d’une attaque des jeunes anarchistes qui s’en prennent régulièrement aux banques, aux distributeurs d’argent liquide, et aux voitures de police.

"Acte criminel et insensé"

A l’aube dimanche, un groupe de jeunes gens masqués s’en était pris à une voiture de police, avec des cocktails Molotov et des pierres.

Le ministère grec des Affaires étrangères a fermement condamné « cet acte criminel et insensé contre une institution qui est le symbole de l’amitié franco-grecque et de la contribution de la France à la vie culturelle et intellectuelle » en Grèce.