" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Montpellier (Hérault) : Karnaval retrouve un air de fête
Article mis en ligne le 2 mars 2017
Imprimer

Anarchie dans l’Écusson après le carnaval des Gueux

Metropolitain, 01/03/2017 à 10 h 39

Entre 400 et 500 personnes ont participé hier soir au traditionnel Karnaval des Gueux dans le centre-ville de Montpellier . Malgré l’important dispositif de sécurité mis en place, le cortège festif a vite été le prétexte à des débordements et à l’expression politique de la mouvance anarchiste. Devant les tags et les magasins endommagés, l’incompréhension se mêle à la colère chez les habitants et commerçants du quartier.

« C’est incroyable ! Comment est-ce que l’on peut laisser faire ça ? Ils ont tout retourné » s’étonne choqué un commerçant de la place Saint-Côme dont la devanture a été épargnée. Un peu plus loin Odette Daudé de la boutique de lingerie dans la Grand’Rue Jean Moulin attend le vitrier : « Je ne pourrai pas ouvrir la boutique tant que les vitres n’ont pas été changé. Je ne peux pas prendre le risque qu’un client se blesse » . Guy Barral, adjoint au maire, délégué au quartier centre, passe par là au même moment et rassure la propriétaire. À l’instar des déclarations de catastrophes naturelles, des mesures seront prises pour que la mairie appuie les commerçants afin d’accélérer les remboursements par les assurances : « Les tags ça disparait, il faudra sans doute un ou deux jours. Le plus grave et urgent ce sont les commerçants » .

Un peu plus haut dans la rue, la porte d’entrée d’American Vintage est complètement explosé. Quelques articles ont été dérobés. Le magasin étant équipé de caméras de vidéosurveillance, des vigiles ont fait le pied de grue cette nuit et ce matin pour éviter le pillage.

Les agences immobilières ont été la cible privilégié des tagueurs et casseurs. Tout comme la police ou les politiques. Le carnaval des Gueux, même s’il est habituellement sujet à des débordements, revêtait un caractère particulier cette année en raison des événements politiques et sociaux de ces derniers mois. L’appel avait également été lancé pour soutenir le Royal Occupé. Et même si cette démonstration de force sera sans doute considérée comme une victoire par les anarchistes, il n’est pas certain que ces débordements donnent une bonne publicité à la cause…


Montpellier : plusieurs débordements ternissent la soirée du carnaval des gueux

Midi Libre, 01/03/17 (extrait)

Environ 400 personnes se sont rassemblées mardi 28 février au soir pour célébrer le carnaval des gueux. Une fête, qui a laissé place à plusieurs débordements, en marge du cortège.

Dès 21h des poubelles ont été incendiées au gré des déplacements des carnavaleux, rue de la Loge mais aussi entre le Corum et les Beaux-Arts. Plusieurs personnes ont été interpellées pour dégradations et jet de projectile vers les forces de l’ordre. Les marches de la CCI Grand rue Jean Moulin en gardent les traces noires.

Pour contenir les débordements et dissuader les fauteurs de troubles, un vaste dispositif de sécurité a été déployé dont une dizaine de cars de CRS. Pour canaliser les noctambules et éviter les retours de flammes dans l’écusson, des cordons de policiers, flashballs au poing, ont été postés stratégiquement.

Des boutiques de la Grand rue Jean-Moulin ont été prises pour cible, les vitrines étoilées à coup de barre de fer. Les enseignes American Vintage, Agatha, Phildar ou Orange ont été touchées. American Vintage et de manière encore plus importante Daudé ont eu leurs devantures détruites, leurs vitrines explosées à coup de barre de fer. Chez Daudé, les casseurs ont endommagé ou dérobé les produits exposés.

Des pétards ont aussi été jetés dans le magasin. Le propriétaire est intervenu à temps, pour éviter un incendie. En revanche, les mêmes mis en cause étaient déjà en train de bousculer les tables d’un restaurant tout proche en plein service. Là encore des vitres ont été brisées et du matériel volé. Un groupe de passants a même été molesté par ces mêmes agresseurs.

Les forces de l’ordre se sont alors déployées dans cette partie de la ville, pour tenter de les intercepter. Les fonctionnaires ont fait usage de gaz lacrymogène, rendant l’air irrespirable. Après minuit, des heurts se poursuivaient dans le quartier Gambetta.


Montpellier : quatre policiers blessés, quatre arrestations

Metropolitain, 01/03/2017 à 17 h 36

Quatre Montpelliérains qui participaient au carnaval des Gueux dans les rues de la ville -Écusson et faubourgs, notamment aux Beaux Arts, au Corum et Quai du Verdanson- ont été interpellés pour des violences volontaires sur des policiers de la Sécurité publique, quatre fonctionnaires, dont deux de la brigade anticriminalité -BAC- et un de la compagnie départementale d’intervention, la CDI. L’un d’eux a été blessé avec une barre de fer. Une commissaire a également été atteinte à une main.

Âgés de 27, 28 et 38 ans, soupçonnés par ailleurs de dégradations volontaires sur des biens privés -des vitrines de commerces- et public -panneaux d’affichage de la ville-, ils ont été déférés ce mercredi au parquet de Montpellier. Le quatrième, âgé de 23 ans a été remis en liberté à l’issue de sa garde à vue.

Le traditionnel carnaval des Gueux avait dégénéré mardi soir, lors de la dispersion de quelque 500 participants. Des containers ont été incendiés. Les forces de l’ordre, notamment les CRS avaient du chargé, notamment dans le centre-ville, vers l’église Sainte-Anne, après avoir été la cible de projectiles.