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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Procès de Aachen (Allemagne) : appel international à des actions décentralisées en solidarité
Article mis en ligne le 3 mars 2017
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17– 23 avril 2017 : appel international à des actions décentralisées en solidarité avec les compagnon-ne-s accusé-e-s de braquage de banque à Aachen

En 2015, une compagnonne d’Amsterdam a été arrêtée. Il lui était reproché d’avoir participé à un braquage en 2013 à Aachen. Après quelques mois passés en préventive et plusieurs semaines de procès, elle a finalement été relaxée et remise en liberté. On peut néanmoins partir du principe que le Parquet d’Aachen fera appel de cette relaxe.

En avril et juin 2016, deux autres compagnon-ne-s, cette fois de Barcelone, sont arrêté-e-s et mis-e-s en prison par l’Etat espagnol, accusé-e-s en Allemagne d’avoir participé à un autre braquage de banque. Les deux sont ensuite livré-e-s à l’Allemagne, où ils se trouvent depuis en prison préventive. Depuis janvier 2017, à Aachen se tient le procès à leur encontre, prévu pour durer jusqu’au 22 mai 2017.

Cela ne nous surprend pas que celles et ceux qui s’opposent et luttent contre la misère de ce système de domination soient attaqué-e-s, poursuivi-e-s et puni-e-s. Et il ne nous intéresse pas de parler de culpabilité et d’innocence, c’est la langue de nos ennemis et nous la refusons. Nos ennemis suivent la logique de séparer et de catégoriser les individus, pour avoir ensuite la possibilité d’enfermer les indésirables. Nous partageons avec nos compagnon-ne-s accusé-e-s l’aversion contre ce système. L’aversion contre des taules qui perpétuent la répartition entre les bon-ne-s citoyen-ne-s et celles et ceux qui méritent les condamnations.

Nous haïssons toutes les infrastructures répressives de tous les Etats, comme l’ensemble des liens avec l’Eglise et sa longue tradition d’oppression. Pour nous, l’Eglise est une partie parmi d’autres du système de l’Etat, liée directement à des banques et participant au maintien du contrôle qui nous est imposé au quotidien.

Des pas énormes ont été accomplis dans le développement et le rôle de la répression dans notre vie quotidienne. De nouvelles technologies et les évolutions dans le déchiffrage de l’AND, les analyses biométriques, les caméras,…. Autant d’instruments utilisés pour l’étude, l’analyse et le contrôle. Ils représentent aussi une partie de la structure, une partie de notre ennemi, contre lequel nous nous positionnons et que nous voulons détruire.

La collaboration de la police, des juges et des enquêteurs de différents Etats est une vieille stratégie remise au goût du jour en Europe pour contribuer à un capitalisme à la fois plus rapide, clair et net et cruel.

Les veines emplies de rage, de force et de courage, nous partons à l’assaut des rues. Renforcé-e-s à chaque coup répressif, nous sommes aux côtés de nos compagnon-ne-s. Nous leur montrons par notre solidarité notre passion de détruire un système que nous ne souhaitons ni nécessitons et nous poursuivons notre combat.

Ceci est un appel à la solidarité avec les compagnon-ne-s accusé-e-s de braquage à Aachen. C’est un appel à entretenir les liens entre les rebelles et les opprimé-e-s partout où c’est possible dans le monde entier.

Nous utilisons nos instruments pour saboter et attaquer, pour détruire ainsi la structure du pouvoir. Nous employons notre imagination à exprimer notre haine dans sa palette de variations et notre passion nous sert à poursuivre nos luttes.
Nous appelons donc à exprimer la solidarité avec les compagnon-ne-s la semaine du 17 au 23 Avril.

Rien n’est fini, nos luttes continuent ! Jusqu’à ce que toutes et tous soient libres !
Solidarité avec les compagnon-ne-s en procès à Aachen.
Liberté pour eux ! Liberté pour toutes et tous !
Pour la révolte ! Pour l’anarchie !

Février 2017,
Quelque part dans ce monde

[Traduit de l’allemand de contrainfo, March 3rd, 2017]