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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Athènes : tentative d’évasion de membres des Cellules du feu
Article mis en ligne le 12 décembre 2011
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Grèce : prise d’otage d’un gardien par des détenus à la prison d’Athènes

AFP / 12 décembre 2011 19h59

ATHENES - Un des parrains les plus connus du milieu grec, et deux complices, des extrémistes anarchistes, ont pris lundi en otage un gardien de la prison athénienne de Korydallos, après une tentative avortée d’évasion, a indiqué le ministère de la Justice, qui négociait leur reddition dans la soirée.

Le bureau de presse du ministère a précisé que seul un gardien était détenu en otage par le groupe, qui disposait d’une arme, alors que médias et police avaient évoqué plus tôt d’autres otages.

Selon le ministère, l’action a été déclenchée dans l’après-midi par Panayotis Vlastos, considéré comme le cerveau d’une retentissante affaire d’enlèvement de l’armateur grec septuagénaire Péricles Panagopoulos, qui a réussi à se faire remettre l’arme à l’heure des visites.

Il a alors tenté de s’enfuir, entraînant deux condamnés de l’organisation Conspiration des cellules de feu qui se trouvaient à ses côtés dans la salle des visites, mais la garde a déclenché le système de sécurité bloquant les issues.

Des proches de détenus restaient bloqués dans les locaux en début de soirée, mais sans contact avec le groupe, a affirmé le ministère.

Les trois ont affirmé aux négociateurs être prêts à se rendre une fois qu’ils leur auront remis un texte dénonçant les conditions de vie carcérale, et réclamant leur amélioration.

Un responsable du ministère qui a requis l’anonymat a dit à l’AFP que les négociations avançaient bien, exprimant l’espoir d’un règlement rapide.

Le porte-parole de la police, Thanassis Kokkalakis, avait plus tôt affirmé à l’AFP qu’il était possible que plus d’un gardien soit retenu, précisant que d’importantes forces spéciales ont été déployées autour de la prison de haute sécurité, dans la banlieue populaire de l’ouest d’Athènes.

Vlastos, qui purge une peine de prison à perpétuité notamment pour deux homicides, avait déjà réussi par deux fois à s’évader de prison depuis 1995, selon une source policière.

Il est accusé d’avoir orchestré de sa prison l’enlèvement de l’armateur, relâché sain et sauf après dix jours de détention en janvier 2009 après le versement par sa famille d’une rançon record de quelque 30 millions d’euros. Ce butin n’a pas été retrouvé par la police en dépit d’une dizaine d’arrestations l’été suivant.

Ses deux complices font partie du groupe de sept jeunes Grecs condamnés en juillet à de lourdes peines de prison pour participation à un groupe terroriste.

La Conspiration des cellules de feu s’est surtout fait connaître pour l’envoi de colis piégés à des ambassades étrangères et dirigeants européens qui avait mis en alerte toute l’Europe en novembre 2010, en sus d’une série d’attentats n’ayant pas fait de morts en Grèce.

Ce modus operandi a aussi été adopté par des groupes italiens, avec une reprise des envois piégés ces dernières semaines, dont l’un visant lundi l’ambassadeur grec à Paris mais repéré et désamorcé avant de faire des dégâts.

Le conseil de l’Europe avait dénoncé en mars l’absence persistante de réaction des autorités grecques pour humaniser les prisons, déplorant une détérioration constante pendant la dernière décennie, caractérisée par la gravité de la surpopulation carcérale, la pénurie de personnel et les insuffisances en matière de soins de santé.

Quelque 12.500 personnes sont actuellement détenues dans les établissements du pays, d’une capacité de 9.000 places, selon le ministère.


Grèce : fin sans victimes d’une prise d’otages à la prison d’Athènes

AFP / 12 décembre 2011 23h29

ATHENES - Au moins trois détenus, dont un parrain réputé du milieu grec, qui avaient pris en otage trois gardiens de la prison athénienne de Korydallos les ont libérés lundi soir, et étaient reconduits dans leurs cellules, a annoncé le secrétaire d’Etat à la Justice, Georges Pétalotis.

La prise d’otages est terminée, tous ont été libérés et se portent bien, a affirmé M. Pétalotis s’exprimant sur la chaîne de télévision privée grecque Méga.

Il a précisé que l’avocat du groupe, comptant également deux ou trois anarchistes, selon le bureau de presse du ministère, était entré dans la prison à leur demande.

Les preneurs d’otages ont rendu une arme à feu et trois couteaux de cuisine avec lesquels il menaçait les trois gardiens qu’ils retenaient depuis environ 16H00 GMT, a ensuite précisé le service de presse. Ils ont fait état de revendications pour de meilleures conditions de détention.

Les circonstances exactes de la prise d’otages demeuraient toutefois très confuses, selon le service de presse, qui avait d’abord évoqué un seul gardien en otage.

Selon une première version officielle, l’affaire a été déclenchée par Panayotis Vlastos, qui purge une peine de prison à perpétuité notamment pour deux homicides et qui est considéré comme le cerveau de l’enlèvement en 2009 de l’armateur grec septuagénaire Péricles Panagopoulos.

Il s’est fait remettre une arme au parloir, et a alors tenté de s’enfuir, entraînant deux ou trois détenus de l’organisation Conspiration des cellules de feu, mais les gardiens ont déclenché le système de sécurité bloquant les issues.

Vlastos avait déjà réussi par deux fois à s’évader de prison depuis 1995, selon une source policière. Ses complices font partie d’un groupe d’une dizaine de jeunes poursuivis pour appartenance à un groupe terroriste, dont sept ont déja été condamnés à de lourdes peines de prison en juillet, les autres étant en instance de jugement.

La Conspiration des cellules de feu s’est surtout fait connaître pour l’envoi de colis piégés à des ambassades et des dirigeants européens qui avait mis en alerte toute l’Europe en novembre 2010, en sus d’une série d’attentats n’ayant pas fait de morts en Grèce.

Ministère et médias ont donné pendant l’incident une version différente quand au sort de la vingtaine de visiteurs se trouvant au parloir au moment des faits, le premier affirmant qu’ils étaient bloqués dans les locaux du fait de la mise en alerte de l’établissement, les seconds soutenant qu’ils étaient retenus par le groupe.

L’avocat de Vlastos et ses complices, Me Frangiskos Ragoussis, a alimenté cette thèse en affirmant peu avant la fin de la prise d’otages que ses clients avaient relâché quatre femmes âgées.

D’importantes forces spéciales avaient été déployées autour de la prison de haute sécurité, dans la banlieue populaire située à l’ouest d’Athènes.


Grèce : ajournement du procès de militants anarchistes grecs

AFP / 14 décembre 2011 16h21

ATHENES - Le procès de quatre anarchistes grecs soupçonnés d’avoir expédié des colis piégés à des ambassades et à des dirigeants étrangers s’est ouvert mercredi, deux jours après que trois des accusés eurent tenté de s’évader mais a aussitôt été ajourné pour le 20 décembre.

Les inculpés, âgés de 23 à 32 ans, sont accusés de faire partie du groupe Conjuration des cellules de feu, auteur de divers attentats depuis 2008 et qui a envoyé en novembre 2010 des lettres piégées à des ambassades à Athènes et à des dirigeants européens.

Le procès, qui se tient dans une salle de la prison de haute sécurité Korydallos près d’Athènes, a dû être ajourné pour le 20 décembre après que l’avocat de quatre accusés a indiqué être malade, a-t-on appris de source judiciaire.

Lundi, trois des inculpés ont voulu s’évader de cette prison en compagnie d’un parrain de la pègre grecque et de deux autres militants d’extrême gauche également en attente de procès.

Les six ont brandi un pistolet et des couteaux de cuisine pour s’assurer de trois gardiens aux heures de visite avant d’abandonner finalement leur tentative.

Le groupe anarchiste auquel les accusés appartiennent a clamé sa solidarité avec des groupes de la même mouvance en Italie et aux Pays-Bas.

Un groupe italien, la Fédération anarchiste informelle (FAI), a revendiqué le 9 décembre la lettre piégée qui a presque rendu aveugle le directeur de l’agence de collecte des impôts en Italie.

Le 12 décembre, la police française a désamorcé une lettre piégée adressée depuis l’Italie à l’ambassade de Grèce à Paris.

La Conjuration des cellules de feu a envoyé en novembre 2010 une série de lettres ou de colis piégés à des ambassades étrangères en Grèce et à trois dirigeants étrangers —le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien de l’époque, Silvio Berlusconi.

L’une des lettres piégées, qui contenait de la poudre à canon, a en explosant légèrement blessé un employé d’une société de messagerie à Athènes, mais la plupart ont été interceptées par la police avant d’arriver à leurs destinataires.

En juillet, sept autres membres du même réseau anarcho-révolutionnnaire grec ont été condamnés à de lourdes peines de prison, deux d’entre eux écopant de 37 ans.

Quelques heures avant l’ouverture du procès mercredi, un engin incendiaire placé près du domicile privé du ministre de la Justice Miltiadis Papaioannou au centre d’Athènes, a pris feu, causant de légers dégâts sans faire de blessés.