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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Lens (Pas-de-Calais) : quand le chauffeur de bus joue au contrôleur...
Article mis en ligne le 18 mars 2017
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Lens. Il agresse un chauffeur de bus à coups de batte de baseball

La Voix du Nord, 18/03/2017

Le chauffeur venait de refuser l’accès au bus à sa sœur parce qu’elle n’avait plus de crédit sur sa carte.

Mercredi après-midi, vers 17 heures, un chauffeur de bus Tadao stationne à l’arrêt « Bibliothèque » à Lens pour laisser monter et descendre les passagers. Une jeune fille de 17 ans n’a plus de crédit sur sa carte de transport, il lui refuse donc l’accès au bus.

Quelques arrêts plus loin, le chauffeur marque à nouveau l’arrêt et se trouve face à un jeune homme qui dissimule une batte de baseball sous son blouson, puis la sort, déterminé à en découdre. Il évoque le refus de transport à la jeune fille de 17 ans, qui s’avère être sa sœur, et frappe le chauffeur à plusieurs reprises. Puis il détruit le volant, le tableau de bord et tout le poste de conduite. Le tout accompagné d’une volée d’insultes.

Un autre client s’interpose pour tenter de calmer l’agresseur et se fait insulter à son tour. Mais l’agresseur reste là et continue à insulter le chauffeur. Il finit par partir, grâce à un client qui ferme la porte du bus.

Les véhicules Tadao étant équipés de vidéosurveillance, avec le son, les services de police étudient rapidement les bandes et extraient une photo de l’agresseur, qui est diffusée parmi les fonctionnaires. Le lendemain matin, des policiers le croisent et le reconnaissent à Liévin et l’interpellent immédiatement.

Condamné à huit mois de prison avec sursis

Placé en garde à vue, le Lensois de 20 ans reconnaît les faits qui lui sont reprochés, à savoir violences avec arme et dégradations volontaires. À l’issue de son audition et sur instruction du parquet, il a été déféré au tribunal de grande instance de Béthune, vendredi, pour être jugé dans le cadre d’une comparution immédiate. Il a écopé d’une peine de huit mois de prison avec sursis et devra indemniser le chauffeur et Tadao.