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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Grenoble (Isère) : sabotage coordonné de 185 composteurs du tramway [mis à jour : distanciation]
Article mis en ligne le 12 avril 2017
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Grenoble : dégradations de grande ampleur sur le réseau de tramway

France3 Auvergne-Rhône-Alpes, 11/04/2017 à 18:20

De nombreuses dégradations ont été constatées dans la nuit de ce lundi à mardi sur le réseau du tramway grenoblois [lignes A, B, C et D]. Des messages à caractère anarchiste ou incitant à la fraude ont été tagués et de nombreux valideurs ont été mis hors-service.

Mais les vandales ont été plus loin en s’attaquant directement aux valideurs à quai, si bien que les usagers étaient dans l’incapacité de valider leur titre de transport sur une grande partie du réseau.

Environ la moitié des machines du réseau ont été mises hors service par un liquide corrosif injecté dans la bouche d’entrée (là où passe le titre de transport). Ce liquide injecté probablement à l’aide de seringues a attaqué les circuits imprimés des valideurs et en a mis un certain nombre hors-service.

L’opération commando a probablement été composée de plusieurs équipes à en juger par le nombre de valideurs dégradés, soit 185. L’expédition nocturne a en outre soigneusement évité les arrêts équipés de caméras de surveillance.

Des dégradations coûteuses pour la collectivité

Pas de bip de validation, donc un manque à gagner important pour la SEMITAG, l’exploitant du réseau, et pour la collectivité. Une journée d’exploitation rapporte environ 100 000 euros à l’exploitant. Pour le directeur de la SEMITAG, Philippe Chervy, il s’agit d’actes de "vandalisme organisé".

Ces actes de délinquance ont nécessité l’intervention d’une trentaine d’hommes sur le terrain pour établir les opérations de maintenance et vérifier l’état des valideurs. Le remplacement et la remise en état d’une seule machine peut prendre jusqu’à 6 heures de travail d’après un technicien de l’exploitant.


Après les dégradations sur le réseau de tramway grenoblois, les appareils à nouveau opérationnels

France Bleu Isère, 12 avril 2017 à 9:06

De nombreuses dégradations ont été constatées sur le réseau de tramway de l’agglomération grenobloise dans la nuit de lundi 10 à mardi 11 avril : des vitres taguées à certains arrêts pour réclamer la gratuité des transports et un tiers des 450 appareils de validation endommagés.

Les vitres des arrêts taguées avec des slogans anarchistes pour réclamer la gratuité des transports, des appareils de validation hors-service. Ce sont ce qu’ont pu constater les usagers des lignes A, B, C et D ce mardi 11 janvier. "La société Semitag s’est empressée de porter plainte", a indiqué son directeur général Philippe Chervy. Les valideurs et les distributeurs sont à nouveau opérationnels mercredi matin.

Toutes les lignes ont donc été touchées (à l’exception de la E), dans les secteurs de la MC2 à Grenoble, de Denis Papin à Échirolles, sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, à Fontaine, Seyssinet, et dans les gares de Gières, et Échirolles. C’est une attaque coordonnée qui a probablement eu lieu entre 2 et 4 heures du matin quand le réseau est a l’arrêt : un tiers des 450 appareils de validation ont ainsi été endommagés, soit enroulés de cellophane ou de scotch, soit aspergés de liquide dans les fentes des appareils, 7 ont également été recouverts de peinture noire. Si ces actes n’ont pour l’heure pas été revendiqués, pour Philippe Chervy, "il ne s’agit pas un acte politique, mais de vandalisme".


Et hop, l’inévitable distanciation de la gôôôche

Communiqué du Collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise*

Sa page facebook, 18 avril, 02:20 (extrait)

"Dans la nuit du 10 au 11 avril des équipements de billettique de la TAG ont subi des dégradations et des abris-bus ont été recouverts de slogans réclamant la gratuité. « Le collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise » n’a rien à voir avec ces actes qui s’en prennent au bien public et insultent le personnel de la TAG. Le collectif défend la gratuité à travers le débat démocratique, adressé à la population et aux élus de l’agglomération, centré sur trois urgences : sanitaire, environnemental et sociale."

* Le "Collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenoblois" est composé de : Union départementale de l’Isère CGT, Solidaires Isère, FSU Isère, Solidaires étudiant-e-s Grenoble, UNEF Grenoble, UNL Isère, PCF Isère, PAG 38, Ensemble ! Isère, NPA Isère, Alternatifs Isère, Attac Isère, Maison des femmes, PG 38