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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Des nouvelles de Damien, incarcéré à la prison de Fleury
Article mis en ligne le 7 avril 2017
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Des nouvelles de Damien

Le compagnon anarchiste Damien, emprisonné à Fleury-Mérogis, nous informe que deux enquêtes internes lui ont été notifiées. Une concernant un collage d’affiches anti-électorales (« Nous n’irons pas voter » et « Pour en finir avec l’illusion de la démocratie », voir ici) sur le mur de la cour de promenade, une autre concernant un sabotage effectué sur une chaine de production des ateliers de la prison (où, via des prestataires comme Iccub, sont emballés des produits de marques comme Hachette, Bourjois Parfums, Yves Rocher, Post-it..). Trois autres détenus sont également accusés de ce sabotage.

En solidarité avec eux, des tags ont fait apparition sur les murs de la cour de promenade : « Feu aux prisons » et « Maton suicidé à moitié pardonné ».
Le compagnon et les 3 autres saboteurs présumés sont actuellement dans l’attente d’éventuelles poursuites.

Le compagnon nous dit également que les affiches ont suscité un grand intérêt parmi les prisonniers, qui en partagent la démarche subversive.

Depuis un bon moment, le courrier de Damien lui arrive avec un très grand retard. Il reçoit les lettres par vagues, toutes ensemble, au moins trois semaines après leur envoi. De même, les lettres qu’il écrit sortent avec des semaines de retard. Pas inquiétude, donc, si vos lettres n’ont pas de réponse tout de suite. Continuons, au contraire, à lui écrire et à faire de l’agitation contre les prisons, jusqu’à ce qu’il en restent que des décombres.

La solidarité c’est aussi briser le silence, l’isolement et la sensation d’impuissance dans lesquels la répression voudrait nous cantonner.
La solidarité c’est l’attaque.
Feu aux prisons !

Un d’Attaque

[Attaque, 6 avril 2017]