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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : le QG de campagne de Le Pen sent le roussi
Article mis en ligne le 13 avril 2017
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Un groupe mystérieux revendique la tentative d’incendie au QG de Marine Le Pen

LEXPRESS.fr , 13/04/2017 à 13:41

Le QG de campagne de la candidate FN à Paris a été victime tôt ce jeudi matin d’une tentative d’incendie "d’origine criminelle". L’action a été revendiquée par un groupe appelé "Combattre la xénophobie".

Les dégâts sont légers mais l’acte revêt une dimension symbolique. Une tentative d’incendie sans gravité a été commise dans la nuit de mercredi à ce jeudi au rez-de-chaussée de l’immeuble qui accueille le QG de campagne de Marine Le Pen à Paris. Les pompiers sont intervenus vers 2h40 dans une agence d’assurances située au rez-de-chaussée du 262 rue du Faubourg Saint-Honoré, pour un feu "rapidement maîtrisé" qui a "dégradé une porte et un paillasson", a indiqué un porte-parole des pompiers.

Cet immeuble, où la candidate du Front national a pris ses quartiers dans les étages, est situé au coeur de Paris, non loin de l’Elysée. L’origine du feu n’est "pas naturelle, probablement d’origine criminelle", a précisé une source policière. Une inscription "FN vs KLM" a été taguée à proximité.

Un groupe anti-xénophobie revendique l’attaque

Un groupe affirmant s’appeler "Combattre la xénophobie" a contacté l’AFP pour revendiquer cette action, menée selon lui à l’aide "de cocktails Molotov", à la mémoire d’un homme prénommé Loïc, "tabassé par des militants FN il y a dix ans". L’interlocuteur a également déclaré avoir mené une action similaire au siège du quotidien d’extrême droite Présent. "Ça va continuer tous les jours jusqu’aux élections", a ajouté l’interlocuteur, qui ne s’est pas présenté.


AFP, 13/04/2017 à 12h54

Après la tentative d’incendie dans l’immeuble où se situe son QG parisien, Marine Le Pen a indiqué ne pas être au courant des avancées de l’enquête.

« Je n’en sais strictement rien puisque les services de l’État ne nous ont pas contactés pour nous en informer », a-t-elle déclaré sur France 2 [émission "Les 4 Vérités" de Télé Matin].

« Je suppose qu’il s’agit là d’un acte probablement d’un groupuscule d’extrême-gauche. Ces groupuscules se sentent en toute impunité depuis mois. Ce sont ceux qui ont détruit des commerces, brûlé des voitures au moment des manifestations, qui s’attaquent à la police. Encore une fois, je ne suis pas étonnée parce que le gouvernement de François Hollande les laisse faire depuis des mois alors que j’ai réclamé la dissolution de ces groupuscules extrêmement violents et qui ont encore une fois saccagé les centres-ville de Paris, de Rennes, de Nantes depuis des mois sans aucune réaction de la part du pouvoir politique judiciaire », a-t-elle ajouté.

« Des actes inacceptables » pour Fekl

Sur RTL, le ministre de l’Intérieur Matthias Fekl a dénoncé « des actes inacceptables » : « Le débat démocratique se traduira dans les urnes, c’est là que chacun doit faire ses choix. Nous sommes en lien avec l’équipe de la candidate du Front national, dès hier soir, et nous verrons s’il y a lieu, le cas échéant, en lien avec eux, de renforcer les dispositifs de sécurité. »

Pour Jean-Pierre Mercier, porte-parole de la candidate de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, s’exprimant sur CNews, "c’est une action complètement idiote qui fait le jeu de Marine Le Pen".

Plusieurs permanences vandalisées

Dans la nuit de dimanche à lundi, la permanence FN de Varades, commune de Loireauxence (Loire-Atlantique), a par ailleurs été vandalisée. Dans un communiqué, trois conseillers régionaux FN des Pays-de-la-Loire ont incriminé "des minorités anarchistes". "Nous dénonçons surtout que le drapeau français, symbole de notre appartenance commune à la nation, ait été souillé et dégradé, ce qui en dit long sur le caractère politique de cette agression", ont-ils ajouté.

Le lendemain, dans la nuit de lundi à mardi, c’est la permanence du parti dans le centre-ville de Valence (Drôme) qui a été prise pour cible. Aucune revendication de cet acte n’a été rendue publique, mais, pour Bernard Sironneau, membre du bureau départemental du FN et candidat aux élections législatives, il s’agit de la conséquence d’une campagne présidentielle qui est "une incitation à la haine".