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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Besançon (Doubs) : agitation anti-électorale
Article mis en ligne le 19 avril 2017
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Actions coordonnées contre le cirque électoral

Indy Nantes, 18 avril 2017

Il est inconcevable pour nous, qui tendons vers la révolte et la liberté totale, que cette période (pré-)électorale, utilisée par l’Etat pour légitimer les fondements de cette société et renforcer son autorité, puisse se dérouler sans encombres : les divers candidats et leurs partis, appelés à régir nos vies, qu’ils soient « petits » ou « grands », restent des ennemis de la liberté et de l’émancipation individuelle. Qu’ils soient bourgeois (banquiers, rentiers de l’immobilier, patrons…) ou « du peuple » (prof ou ouvrier), tous représentent un rempart à nos désirs d’une vie libérée de l’autorité et de l’exploitation.

Lundi 3 avril, lancement des hostilités : les panneaux électoraux ont été installés devant chaque bureau de vote. Étant donné que les divers partis ne pouvaient pas les utiliser avant le début de la semaine suivante, nous avons saisi l’occasion au cours de la semaine pour y apposer plusieurs affiches anti-électorales, au centre-ville comme dans les quartiers excentrés tels que Palente et Orchamps. Ces collages ont continué les jours suivants, recouvrant tous les partis sans distinction. Par ailleurs, les murs ont pris la parole pour exprimer leur rejet des élections et de tous ces bouffons qui s’y présentent : « Ne votez jamais » était lisible sur les rives du Doubs depuis le pont Battant. D’autres, telles que « Élections pièges à cons », « A bas tous les pouvoirs », « A bas le cirque électoral », « le vote c’est la résignation, vive l’insurrection », « Les élections passent, l’exploitation demeure », « le vote, c’est la soumission », « Les élus au feu, les urnes au milieu » , « Elire, c’est légitimer nos chaînes », « Ni Gauche ni droite, nitroglycérine (A) » ou encore « A bas tous les maîtres – Feu aux urnes » ont été inscrits un peu partout lors de ce week-end prolongé de Pâques. En dehors du centre-ville, a propagande électorale de plusieurs panneaux a été sabotée par arrachage et des tags : des (A) et des « All Elus Are Bastards », « Ni Dieu ni président », "les mâtres ne s’élisent pas, ils s’éliminent"...

Au campus universitaire de la Bouloie, une exposition intitulée « Elysée-moi » a débuté le 10 avril à la BU Proudhon. Sous couvert de tourner au ridicule les élus appelés à nous gouverner, cette exposition n’en est pas moins un appel adressé à tous afin de remplir son rôle citoyen, c’est-à-dire d’aller voter, même blanc. Le week-end précédant cette expo, plusieurs de ces mêmes affiches ont été collées aux alentours de la BU. Peu après le 13 avril, journée de son inauguration, plus d’une dizaine de tags sont venus retapisser les murs aseptisés du campus. Parmi ceux-ci, on pouvait lire : « 23 avril : émeute partout », « Abstention révolutionnaire », « A bas le cirque électoral », « Les urnes en feu, les politicards au milieu », « Élections pièges à cons », « voter, c’est se soumettre », « Ni Dieu ni maître », « Attaquons tous les pouvoirs », « Sabotons les élections », « Feu au pouvoir », etc...

Au cours de la nuit du 17 au 18 avril, le député EELV de la 2ème circonscription du Doubs, Eric Alauzet (qui est également conseiller municipal pour « l’union de la gauche »), a reçu de la visite au 59 rue de Belfort : Au rez-de-chaussée de cet immeuble bourgeois, les serrures de la porte de sa permanence parlementaire, ainsi que de sa boîte aux lettres, repeinte couleur merde pour l’occasion, ont été bouchées à la colle. Les murs de l’immeuble donnant sur la rue de Belfort ont été recouverts des slogans : « Alauzet sème des caméras ; « Big brother is watching you ». Ces inscriptions font référence à l’adoption d’un nouveau plan d’installation de caméras de surveillance (34 au total) lors du dernier conseil municipal à Besançon, que cette crapule a pleinement approuvé.

To be continued…

GAME OVER - Groupes Anti-Mascarade Electorale Œuvrant Véritablement pour l’Emancipation et la Révolution