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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris/Rennes/Nantes/Toulouse : "Ni Le Pen Ni Macron", affrontements, casse et incendies
Article mis en ligne le 24 avril 2017
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Présidentielle : à Paris, 29 gardes à vue à l’issue d’un rassemblement antifasciste

Figaro, 24/04/2017 à 11:37

Six policiers et trois manifestants ont été légèrement blessés lors de ces heurts qui ont rassemblé plusieurs centaines de manifestants. Une quarantaine d’actions ont été recensées en province dimanche soir.

Ils comptaient organiser une « nuit des barricades ». À Paris, plusieurs centaines de militants antifascistes s’étaient réunies dimanche soir contre Emmanuel Macron et Marine Le Pen qualifiés pour le second tour de la présidentielle. Selon les chiffres de la préfecture de police, 143 personnes ont été interpellées et 29 placées en garde à vue. Six policiers et trois manifestants ont été légèrement blessés. Les heurts ont eu lieu principalement dans l’est de la capitale.

Les manifestants avaient pris position sur les marches de l’Opéra Bastille avant même les premières estimations de résultats. Les forces de l’ordre, déployées en nombre, avaient préventivement bloqué la circulation. Les policiers ont chargé après avoir essuyé des jets de bouteilles et de pétards. Une centaine de manifestants, souvent vêtus de noir et cagoulés, a ensuite joué au chat à la souris toute la soirée avec les forces de l’ordre dans l’Est de Paris, scandant « tout le monde déteste la police ». Sur leur passage, cinq véhicules ont été incendiés, plusieurs Autolib’ dégradés de même que quatre véhicules de police. Quatorze établissements commerciaux ont aussi été pris pour cible ainsi que du mobilier urbain, selon la Préfecture de police.

« Contre Marine et contre Macron »

Au micro, place de la Bastille, un organisateur avait initialement appelé tout le monde à venir manifester « contre Marine et contre Macron ». « On est venus protester contre la mascarade que représente cette élection », a déclaré à l’AFP un manifestant sous couvert d’anonymat. « Tous les principaux candidats, Macron, Fillon, Le Pen, ne sont là que pour perpétuer le règne de l’oligarchie qui confisque le pouvoir et vole les richesses au peuple. Ils n’ont aucune légitimité, il y a donc une crise de représentativité grave en France », a-t-il estimé. À partir de 22h45, la place de la Bastille était vide de manifestant Ils étaient 400 toujours réunies place de la République avant de se disperser aux alentours de minuit.


À Toulouse, des débordements en marge de la soirée électorale

Côté Toulouse, 24/04/2017 à 11:05

Les forces de l’ordre sont intervenues à deux reprises pour disperser des manifestants, dimanche 23 avril 2017, à Toulouse. Des commerces ont été dégradés, près du Capitole.

Vers 21 h 45, une petite centaine de personnes était rassemblée sur la place du Capitole, pour une manifestation spontanée. Des projectiles auraient été lancés sur les CRS présents sur place, rapporte une source policière. Pour disperser la manifestation, les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes, permettant ainsi le retour au calme.

Des commerces dégradés

Plus tard dans la soirée, peu après 23 h, près de 80 sympathisants de l’ultra gauche auraient tenté de rallier la place du Capitole, après être partis de la place Arnaud-Bernard. Sur leur chemin, qui empruntait la place Saint-Sernin et la rue du Taur, ils auraient dégradé plusieurs commerces, à coup de tags et de coups de pied dans les vitrines.

Les policiers pris pour cible

C’est au niveau de la rue du Taur qu’ils ont croisé le chemin des forces de police, qu’ils auraient pris pour cible avec divers projectiles. Là encore, les policiers ont utilisé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Deux interpellations

Deux individus ont été interpellés. Le premier, âgé de 21 ans, était en possession d’une petite quantité de stupéfiants et a été interpellé pour dégradations volontaires et violences aggravées. Le second, âgé d’une trentaine d’années, a été interpellé pour dégradations volontaires et participation à une manifestation non autorisée avec le visage dissimulé.

Ils ont tout deux été placés en garde à vue.


Dimanche soir, c’était calme (presque) plat. Aucun appel à défiler émanant de partis ou de syndicats. Rien à Marseille, Besançon, Lille, Lyon ou Bordeaux. Et lorsqu’une mobilisation avait lieu, c’était anecdotique et émaillé de violences. A Rouen, une centaine de personnes ont bien tenté de défiler, mais en ont été empêchées par les forces de l’ordre. A Tours, une centaine de jeunes ont crié leur dépit devant l’affiche du second tour, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Plusieurs interpellations ont eu lieu à Nantes, où environ 300 personnes ont manifesté derrière une banderole proclamant « Ni banquier ni raciste » et au cri de « Nantes debout soulève-toi, ni Le Pen ni Macron », selon l’AFP. Des manifestants ont lancé des cocktails Molotov et cassé quelques vitrines d’agences bancaires. Les forces de l’ordre ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et de désencerclement, ainsi que par des tirs de gomme-cogne.

A Rennes, où tout rassemblement était interdit, une centaine de personnes se sont malgré tout retrouvées entre 18 heures et 22 heures sur la place Sainte-Anne, à l’appel du collectif Rennes ingouvernable. Après l’annonce des résultats, environ 200 personnes ont commencé une manifestation « sauvage » dans les rues du centre-ville. Dans le cortège, on pouvait entendre des slogans comme « Macron, Le Pen, on n’en veut pas ».

(Après la qualification du FN, des manifestations sporadiques et quelques échauffourées à Paris et Nantes, Le Monde, 24.04.2017 à 10h24]


Strasbourg : Un mineur toujours en garde à vue après une manifestation anti-FN

20Minutes, 24/04/17 à 11h44

Plus d’une cinquantaine de manifestants antifascistes ont défilé contre le FN dans les rues de Strasbourg après l’énoncé des résultats du premier tour. Un jeune homme a été interpellé…

Quelques petites tensions ont émaillé une manifestation dimanche soir dans le centre de Strasbourg, peu après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Dans une « ambiance fumigènes », les manifestants ont brièvement bloqué le tram entre les arrêts Langstross et Homme-de-fer, peu avant la dispersion du groupe. Un jeune homme, encore mineur, a été placé en garde à vue pour un outrage à la profession policière (par tags). Il est, ce lundi matin, toujours en garde à vue.

Quelques petites tensions ont émaillé une manifestation dimanche soir dans le centre de Strasbourg, peu après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Dans une « ambiance fumigènes », les manifestants ont brièvement bloqué le tram entre les arrêts Langstross et Homme-de-fer, peu avant la dispersion du groupe. Un jeune homme, encore mineur, a été placé en garde à vue pour un outrage à la profession policière (par tags). Il est, ce lundi matin, toujours en garde à vue.

La manifestation regroupait une cinquantaine de personnes anti-FN qui ont défilé de la Krutenau où ils étaient rassemblés depuis 17 heures pour une « Grande fête contre le cirque électoral le soir du premier tour », au centre-ville, proche de la place Kléber.


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  • Paris, restes d’Autolib cramées
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