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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : affrontements et molotovs pour le 1er mai
Article mis en ligne le 1er mai 2017
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[La manifestation syndicale du 1er mai a réuni 80.000 personnes à Paris selon la CGT, 30.000 selon la préfecture de police. Six policiers ont été blessés lors de la manifestation, selon un dernier bilan provisoire (18h15) de la préfecture. Ce bilan inclut trois CRS touchés par des cocktails Molotov, dont un a été gravement brûlé. Trois autres fonctionnaires d’une compagnie d’intervention et de sécurisation (CSI) ont également été blessés : deux d’entre eux légèrement, l’une plus sérieusement aux mains après avoir manipulé une grenade. Au moins cinq manifestants ont été interpellés pour "port d’arme prohibé, violences envers des agents de la force publique et dégradations".
Parmi les nombreuses cibles attaquées, on pourra noter une boutique Emmaüs, exploiteur notoire et collabo du tri des migrants pour le compte de l’Etat. Un objectif que le service d’ordre improvisé du black bloc avait vilement protégé sous les applaudissements citoyens le 26 mai 2016 lors d’une manif contre la Loi Travail.]


Un cortège de tête anti-police

Libération, 1 mai 2017 à 19:37 (extrait)

Quelques centaines de mètres en avant, au-delà des services d’ordre des syndicats, le second tour de la présidentielle est moins présent dans les esprits. Les slogans, dans le cortège de tête, se concentrent surtout contre les forces de l’ordre. « Flics, porcs, assassins », « Tout le monde déteste la police », « Anti, anticapitaliste », « Siamo tutti antifascisti », scande la foule, garnie de plusieurs milliers de personnes.

Les similitudes avec les manifestations contre la loi travail sont nombreuses. Les militants autonomes, masqués et vêtus de noir, se mêlent aux autres manifestants et harcèlent les policiers. Pétards, cocktails molotov, projectiles divers… Pendant trois heures, les affrontements ne cessent quasiment pas. Vitrines, abribus et panneaux publicitaires sont aussi dégradés. En face, les CRS et les fonctionnaires de la préfecture de police répliquent sans compter leurs munitions, et noient parfois le cortège sous les lacrymogènes. A 18 heures, sur la place de la Nation, les premiers appels à la dispersion retentissent. Selon un premier bilan communiqué par les autorités, six policiers ont été blessés lors de ce 1er Mai. De nombreux manifestants l’ont également été, et au moins cinq personnes interpellées.


1er mai : trois CRS blessés en marge de la manifestation parisienne

AFP, 01/05/2017 à 16:15

Des affrontements entre jeunes cagoulés et CRS, en marge de la manifestation parisienne du 1er mai, ont fait trois blessés parmi les forces de l’ordre, a indiqué lundi la préfecture de police.

"Des individus masqués et cagoulés ont jeté des projectiles et des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre", qui ont répondu en faisant "usage de grenades lacrymogènes", a indiqué la police.

Faisant état dans un premier temps de deux CRS blessés, la préfecture de police a ensuite précisé qu’ils étaient trois, "dont un sérieusement suite à des brûlures" causées par des "jets de cocktails molotov".

L’ambiance s’est rapidement tendue après le départ de la manifestation de la place de la République vers celle de la Nation via Bastille, et des heurts ont éclaté avant 15H00, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Le cortège, emmené par une intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires, a dû s’arrêter à plusieurs reprises, pendant que des individus, positionnés à l’avant de la tête de la manifestation, faisaient face à des cordons de policiers avec des projectiles parfois trouvés sur place et des cocktails Molotov.

Les heurts se sont concentrés principalement aux abords immédiats de la place de la Bastille, selon les images diffusées par les chaînes d’information en continu et l’AFPTV.

Des dégradations ont également émaillé la manifestation, avec des vitrines endommagées ou encore un abribus dont la vitre a été cassée.


Tu vois la différence ?

BFMTV, 01/05/2017 à 17h28, extrait

La candidate du Front national a réagi à l’événement peu après son meeting de Villepinte (Seine-Saint-Denis). "Je rends hommage aux deux CRS blessés à Paris. C’est cette chienlit et ce laxisme que je ne veux plus voir dans nos rues. MLP", a-t-elle ainsi tweeté. Le bilan des violences a été réévalué à trois victimes depuis cette publication.

Avant le meeting d’Emmanuel Macron à la Villette, son camp a aussi réagi. Richard Ferrand, député élu dans le Finistère et secrétaire général d’"En marche !", s’est exprimé sur l’antenne de BFMTV : "Le 1er mai, c’est la fête du travail, ce n’est pas la fête de la violence. C’est l’hommage aux travailleurs et au souvenir des luttes sociales, par conséquent, ce n’est pas le moment d’organiser cela. On le sait, il y a toujours les groupuscules qui veulent créer la violence et qui s’attaquent aux policiers. Il faudra évidemment les interpeller et les sanctionner fortement."
Une fois sur scène, Emmanuel Macron a rendu hommage aux policiers blessés : "Je veux ici rendre un hommage tout particulier aux CRS qui cet après-midi ont eu à subir encore une fois des violences et qui, pour certains d’entre eux, ont été blessés. Applaudissons-les ! "

Interrogé sur CNews, le leader de FO Jean-Claude Mailly a regretté la présence de gens "qui arrivent avec des cagoules noires, qui se mettent devant et à un moment donné font tout et n’importe quoi". "Ca nuit aux unions syndicales", a-t-il dit, fustigeant "des comportements de milice". (AFP, 19:42)

Manuel Valls (sur son compte twitter) : "Soutien aux forces de l’ordre et aux CRS blessés,violences intolérables dans notre démocratie.Les casseurs doivent être sévèrement punis."