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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Bâle (Suisse) : attaque incendiaire du chantier de la prison pour migrants de Bässlergut
Article mis en ligne le 22 mai 2017
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Incendie sur le chantier de Bässlergut

Dans la nuit du 18 au 19 Mai, nous avons effectué un incendie sur le chantier de la prison de Bässlergut. Le but était de réaliser de gros dégâts sans mettre en danger des humains.
Nous refusons l’extension de la prison de Bässlergut. Pas seulement à cause du lien avec l’allongement de la durée de rétention qui fait partie d’un système migratoire mortifère et contre la dignité humaine. Des êtres sont enfermés en raison de leur origine, avant de se faire déporter brutalement. C’est déjà une raison suffisante de s’opposer avec détermination à cette construction.

Nous nous opposons aussi à l’ensemble du complexe carcéral. Nous ne considérons pas les prisons comme un instrument au service de quelque chose comme „la sécurité publique“, mais comme une institution, qui reproduit et renforce l’inégalité sociale. Les prisons font partie de la guerre menée largement contre les pauvres et les migrant-e-s. Les taules sont remplies de personnes qui, d’une manière ou d’une autre, ont remis en question les rapports de propriété. Ainsi, elles sont maintenues dans des conditions destructrices et dégradantes, obligées au travail forcé, exploitées et opprimées.

Nous saluons les différentes formes de résistance contre l’extension de Bässlergut. Il est possible pour tou-te-s d’y apporter une contribution. Aujourd’hui, nous avons choisi le chemin du sabotage pour empêcher directement l’agrandissement.

Pour un monde sans police et sans prisons !
Arrêt immédiat de la construction et destruction des bâtiments existants !

[Traduit de l’allemand de barrikade.info, 19.05.2017]


NB : on peut trouver ici la longue liste des entreprises impliquées dans le chantier d’extension de la prison de Bässlergut (mise à jour au 10 mai 2017)