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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Aulnay-sous-Bois (Seine St Denis) : double attaque à la disqueuse d’une caméra, et affrontements
Article mis en ligne le 23 mai 2017
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Aulnay-sous-Bois : nouvelle tentative pour scier à la disqueuse le mât de vidéosurveillance

LCI, 22 mai 2017 11:50

La caméra de vidéosurveillance installée après l’affaire Théo a fait l’objet, coup sur coup, de deux tentatives de vandalisme . Des individus ont tenté de scier le mât à la disqueuse, avant de prendre la fuite.

Le mât de vidéosurveillance tient toujours debout. En tout cas, ce lundi matin. Et ce, malgré une nouvelle tentative pour l’abattre. Selon nos informations, plusieurs individus ont été mis en fuite, cette nuit vers 1 h 30, par les policiers municipaux alors qu’ils s’apprêtaient à scier à la disqueuse le poteau en haut duquel avait été hissé une caméra de vidéosurveillance. La disqueuse a été saisie par les policiers. Mais personne n’a été interpellé.

Ce mode opératoire correspond point pour point aux faits survenus la veille, samedi soir, sur ce même poteau de caméra de vidéosurveillance, situé rue Degas. Des affrontements entre jeunes et policiers avaient par ailleurs éclaté, a rapporté Le Parisien.


Seine-Saint-Denis : caméra sciée à la disqueuse et affrontements à Aulnay-sous-Bois

Le Parisien | 22 mai 2017, 16h26

La police est intervenue pour empêcher deux hommes de scier un mât de vidéosurveillance, la situation a dégénéré.

L’humoriste Zgary n’était pas le seul à faire le show, ce samedi soir aux 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). A l’extérieur du Cap, la salle culturelle où il se produisait, un autre spectacle, moins drôle, s’est joué. Jets de projectiles, tirs de LBD 40 - un cousin du flash-ball - et plusieurs arrestations… viennent confirmer que les relations sont encore crispées dans ce quartier depuis l’affaire Théo. Ce jeune habitant avait été violemment interpellé en février : quatre policiers sont mis en examen dont un pour viol.

Le motif d’intervention de la police était cette fois bien peu banal, puisqu’il s’agissait d’empêcher deux hommes de scier un mât de vidéosurveillance rue Degas ! Cette caméra avait été installée depuis l’affaire Théo. Trop dérangeante au goût de certains, en témoigne leur volonté de l’éliminer du paysage.

C’est sur les écrans qu’ils ont été repérés par la police vers 21 h 50 samedi, indique une source proche de l’affaire. Un nouveau phénomène de mode, si l’on en croit l’autre mât scié la veille à l’autre bout du département, à Epinay, rue de Rennes. Mais à Aulnay, la police est arrivée avant qu’il soit totalement scié, et n’a pas eu comme à Epinay des voitures barrant sa route.

Tirs de « LBD 40 »

Brigades départementale et locale anti-criminalité ont convergé sur les lieux sans pouvoir interpeller les vandales. De sources policières, ils ont été accueillis par des jets de projectiles. Les fonctionnaires ont tiré au « LBD 40 », un lanceur de balles de défense plus précis que le flash-ball. Deux jeunes gens ont finalement été arrêtés et c’est à l’intérieur du Cap que la police est allée récupérer un troisième suspect, qu’elle assure avoir vu se cacher là pour lui échapper.

« Les policiers sont entrés dans le théâtre en mettant en joue tout le monde », raconte Zgary, qui explique qu’il saluait alors le public, dans le hall vers 22 h 30. Lui assure que l’homme qui est entré au théâtre était un spectateur. « Je venais de le saluer, il est sorti et est revenu plié en deux en disant qu’il s’était fait tirer dessus », poursuit Zgary. L’humoriste annonce qu’il ira livrer son témoignage à la police ce lundi matin.

Après être resté « calfeutré un bon quart d’heure dans un bureau du Cap » avec famille et musiciens, il a quitté Aulnay pour rentrer chez lui à Villepinte. « On n’entre pas dans un théâtre comme si on était en guerre », dit-il sans rien savoir de l’intervention de police initiale.

La disqueuse retrouvée, pas ses propriétaires

L’homme qui s’était réfugié au théâtre a été conduit par les pompiers à l’hôpital Ballanger, avant d’être placé en garde à vue, son état n’étant pas jugé incompatible avec un interrogatoire. Les lignes de bus qui traversent le quartier ont été déviées pendant la soirée. La police a quitté les lieux un peu avant minuit, après avoir arrêté trois personnes soupçonnées de jets de projectiles et repéré un quatrième. Ils sont repartis avec la disqueuse, abandonnée sur place, mais pas ses propriétaires, toujours recherchés.

Une femme a aussi été arrêtée pour avoir percuté une Ford de la police, mais vraisemblablement pas de manière délibérée. Elle aurait fait demi-tour un peu plus loin pour revenir vers eux. Elle a néanmoins été placée en garde à vue, n’ayant pas le permis de conduire. « Si les motivations premières de l’intervention de police nationale sont légitimes, ces affrontements ont conduit certaines personnes, qui ne faisaient pas partie des belligérants à être blessés », souligne-t-on à la mairie d’Aulnay. La confusion a conduit le parquet à ordonner la levée des gardes à vue en soirée. L’enquête se poursuit, confiée à la sûreté territoriale.