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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Mandres-en-barrois (Meuse) : les gendarmes perdent une vitre pour défendre le nucléaire
Article mis en ligne le 24 mai 2017
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Mandres-en-barrois - Nucléaire Tensions autour du bois Lejuc

Est Républicain, 24/05/2017 22:13

Dans un communiqué ce mardi, les opposants à Cigéo dénoncent «  la pression des forces de l’ordre » et parlent « d’accrochage » le matin même en bordure du bois Lejuc à Mandres-en-Barrois où selon eux « des dizaines de gendarmes ont chargé la première barricade avant de rebrousser chemin lorsque celle-ci s’est enflammée ». Dans un contexte, où, rappellent-ils, « des recours ont été déposés par 35 habitants de Mandres-en-Barrois contre la cession du bois Lejuc et les travaux de défrichement de l’Andra ont été jugés illégaux lundi par la cour d’appel de Nancy ».

Les opposants demandent « qu’il n’y ait pas d’expulsion avant épuisement des recours juridiques » et mettent également en cause la préfecture qu’ils jugent « entièrement responsable de la radicalisation de la situation ».

De son côté, la préfecture de la Meuse donne une tout autre version des faits : « Ce mardi matin, une patrouille de surveillance générale de la gendarmerie de la Meuse était présente sur la voie publique aux abords du bois Lejuc », fait-elle savoir. « Une trentaine d’individus cagoulés s’est spontanément attaquée à cette dernière en jetant sur les forces de l’ordre des projectiles et en allumant une barricade. Les gendarmes ont été contraints d’user d’un flashball pour se protéger et pouvoir se replier. Un véhicule de gendarmerie a également fait l’objet de jets de pierres et a subi des dégradations, une vitre a été brisée. Ces incidents font suite aux violences dont ont été victimes les forces de l’ordre jeudi 18 mai dernier à la suite de la délibération du conseil municipal de Mandres ».